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Saint-Moritz, la métropole grisonne des Alpes, à 1856 m, bénéficie d’un nombre d’heures d’ensoleillement supérieur à la moyenne.

Randonnée en raquettes à neige avec les lacs gelés de Silvaplana et de Sils Maria en toile de fond.


Skieurs de fonds sur la piste du marathon de l'Engadine, à côté du château Crap da Sass de Silvaplana et Surlej.

Chemin des Philosophes sur le Muottas Muragl (2456 mètres).

Le philosophe allemand Friedrich Nietzsche a passé plusieurs étés en Engadine entre 1881 et 1888. A Sils Maria, la maison où il louait une chambre est devenu un musée en son honneur et une auberge de jeunesse, la Nietzsche Haus (www.nietzschehaus.ch).

Course de skeleton sur la piste de la Cresta à Saint-Moritz en 1914.

L'hôtel Kulm à Saint-Moritz en 1911.

L'hôtel Kulm.

Curling sur le lac gelé de Saint-Moritz. Depuis 1881, 8 à 16 pistes sont aménagées sur le lac près de l'hôtel Kulm en hiver.

Le skieur de Pontresina, Edy Rominger, en 1946.

Ski-jöring sur lac de Saint-Moritz en 1907.

Un snowkiter sur le lac gelé de Silvaplana. Avec Sils Maria et le Piz da la Margna (3158 m) en toile de fond.

Escalade sur les chutes d'eau gelées de Pontresina.

Le lac de Silvaplana et le Corvatsch (3300 mètres) où se trouve la plus longue piste éclairée de Suisse.

Saint-Moritz.

Piste de luge du Muottas Muragl.

150 ans de succès en hiver

Suisse Le tourisme hivernal est né à Saint-Moritz, dans les Grisons, lors de l’hiver 1864-1865. Le début d’une future histoire à succès. Retour vers le passé dans un décor immaculé.

La séquence d’approche ferroviaire, à elle seule, est un poème avec la neige qui s’accumule au fur et à mesure que l’on approche de la station, les vallées escarpées, les sapins blancs, les chalets souvent réunis en de petits villages pittoresques. Les premières pistes déboulent. C’est l’an 2015, mais l’on pourrait tout aussi bien être 150 ans plus tôt. Aux débuts du tourisme hivernal en Suisse. Rien n’a changé ou presque. Un saut dans le temps. Que du bonheur.
De la gare de Saint-Moritz, le centre n’est pas loin. Mais tout en hauteur. En même temps, c’est vrai qu’il faut en prendre, car la station et son magnifique lac sont prisés, depuis longtemps, par la jet-set internationale.
Lieu de villégiature huppé certes, mais pas guindé. Les habitants sont souriants, renseignent volontiers. Les devantures des échoppes de luxe brillent de mille feux, cependant que les bribes de conversations captées en anglais, italien, français, etc., rappellent que l’on a affaire à une clientèle internationale.

Le fameux Kempinski Grand Hôtel des Bains

Des Anglais dubitatifs

C’est donc ici, il y a 150 ans, que le tourisme hivernal helvétique a vu le jour avant d’essaimer aux quatre coins du pays. Selon la légende, l’hôtelier de Saint-Moritz, Johannes Badrutt prit le pari, avec quatre clients anglais qui profitaient du soleil automnal, qu’ils pourraient revenir à l’hiver et en faire de même – à courtes manches! –, sur la terrasse de son établissement. Habitués à une saison froide humide et pluvieuse sous leurs latitudes, les Britanniques n’en crurent évidemment pas un traître mot. Ils revinrent alors en Haute-Engadine durant la période de Noël et n’en repartirent qu’après Pâques, bronzés, reposés. Heureux.
Le tourisme hivernal était lancé en Suisse. Toutefois, il vécut des heures sombres, notamment vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale, où les stations de sports d’hiver étaient désertes.
Le Conseil fédéral lança alors une vaste offensive promotionnelle destinée à faire prendre consci-ence aux autochtones de l’importance de soutenir le tourisme suisse pour assurer la pérennité des stations. Et cela fonctionna extrêmement bien. Aujourd’hui et en raison de la vigueur du franc, qu’elle voit persister, Ariane Ehrat, directrice de l’Office de tourisme Engadine Saint-Moritz, n’est pas loin d’appeler de ses vœux un tel engagement des autorités: «On doit construire l’avenir en s’inspirant du passé. Il faut un véritable élan de solidarité, que les Suisses passent leurs vacances et dépensent leur argent chez eux. Une logique valable pour le tourisme comme pour tous les secteurs économiques, finalement interdépendants.»
Selon Ariane Ehrat, c’est l’esprit de pionnier qui a permis l’essor du tourisme hivernal en Suisse voici 150 ans. «Et c’est cette inspiration-là qu’il faut retrouver pour nous assurer un futur.» Il passe, pour Saint-Moritz, par plusieurs projets. Dont une piste de ski au milieu du village. «Nous sommes l’une des seules stations helvétiques à ne pas en avoir une», souligne Ariane Ehrat, qui souhaiterait aussi que Saint-Moritz respire davantage la vie, culturelle notamment. Des idées sont à l’étude.

«

Il faut un nouvel esprit pionnier»

Ariane Ehrat, Engadine Saint-Moritz Tourisme

Séquence nostalgie avec un slalom d’entraînement en 1950.

Attirer une nouvelle clientèle

La station mise parallèlement sur le tourisme vert l’été avec un sentier pieds nus supplémentaire (à partir de 2016) et des offres familiales pour goûter aux trésors variés des forêts engadinoises, dont des activités de bien-être.
«De telles alternatives permettent d’attirer une nouvelle clientèle, moins aisée que celle fréquentant nos hôtels cinq étoiles. Mais nous avons clairement besoin des deux», insiste Ariane Ehrat.
L’école de tourisme de l’Engadine, elle, sensibilise les élèves des écoles primaires à l’importance du tourisme pour l’économie régionale en se foca-lisant sur ses points forts. «L’idéal serait que d’autres stations nous emboîtent le pas.»
Avant l’abandon du taux plancher, la saison hivernale avait démarré sur les chapeaux de roues à Saint-Moritz.
Les clients internationaux sont séduits par cette station unique. «Ils veulent voir l’original», se réjouit Ariane  Ehrat.
Et sûr que de ce point de vue, Saint-Moritz possède une longueur d’avance sur ses concurrentes étrangères.

Épreuve de skeleton en complet-cravate (1914)!

Familles bienvenues à Nendaz (VS)

Innovations en série.
La station valaisanne est devenue un haut lieu du tourisme hivernal un siècle après les pionniers. Depuis l’arrivée du premier téléski en 1958, elle n’a cessé de croître.

La croissance de la station, depuis le début des années 2000, s’explique, selon Sébastien Epiney, directeur de Nendaz Tourisme, par un modèle de gouvernance intégré et fédéré, avec des acteurs qui travaillent main dans la main. «Je dirige l’office de tourisme et la structure de marketing de la destination, tout en étant secrétaire de la commission communale Économie & Tourisme. L’expansion de Nendaz résulte aussi de l’amélioration des infrastructures des sports de glisse.»

Le Mont-Fort (3329 m), point culminant de Nendaz-Verbier.

Diversification

Nendaz Tourisme mise parallèlement sur la diversification. Exemples: l’ouverture récente d’une salle d’exposition – «Nînd’Art» – et celle, il y a un an, d’un spa.
L’amélioration des services et de la mobilité (quatre bus-navettes gratuits circulent toute la journée, un funiculaire et deux parkings souterrains ont été construits), un programme d’animation pour petits et grands – Nendaz est actuellement la seule destination romande à bénéficier du label officiel «Familles bienvenues» – font aussi partie d’une stratégie globale de mise en valeur de la station.
Mais pas question de se reposer sur ses lauriers: «Ces prochaines années, nous allons étendre notre enneigement mécanique aux points les plus sensibles, privilégier le piéton, continuer à valoriser notre environnement de montagne en rénovant et en créant de nouvelles installations dans le domaine skiable et en bichonnant nos bisses», conclut le directeur de Nendaz Tourisme.

Leysin (VD) fait du sport et se détend

Une Maison du sport vaudois en 2016.
C’est à partir de 1903 que les sports d’hiver se sont développés à Leysin avec le ski, le bob, la luge et le patinage.

Ces dernières années, le positionnement de Leysin s’est articulé autour du sport, de la formation et de la détente. «Nous accueillons de nombreux camps sportifs, des événements et animations en lien avec le sport. Nous avons développé des offres hivernales tout compris, qui connaissent un grand succès», indique Pierre-Alain Morard, directeur de l’Association touristique Aigle–Leysin–col des Mosses.
À noter deux «attractions» originales à Leysin, le Tobogganing park de l’ancien champion du monde de bobsleigh Silvio Giobellina, qui attire 35 000 (!) adeptes de glisse en trois mois, et le Kuklos, un restaurant panoramique tournant à 2048 m d’altitude. «Le nombre de nuitées hôtelières suit une courbe ascendante et nous offrons un complément attractif plaine-montagne avec Aigle et son château, qui font partie de notre association», poursuit Pierre-Alain Morard.
Le statut international de Leysin demeure, bien sûr, avec 1200 étudiants représentant plus de 100 nationalités, répartis en trois écoles.

Vue typique du vieux village de Leysin.

La carte sportive

Quid de l’avenir? «Il passe par notre capacité à nous diversifier tout en maintenant nos points forts et en favorisant la mobilité – accès à la station et aussi à l’intérieur de celle-ci –, ainsi que la qualité de nos infrastructures, souligne le directeur de l’Association touristique Aigle–Leysin–col des Mosses. Nous allons accueillir la Maison du sport vaudois en 2016 et espérons avoir ainsi encore davantage de visibilité dans ce domaine.»

www.nendaz.ch
www.leysin.ch

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Didier Walzer

Rédacteur

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Photo:
Engadine St-Moritz, Sarah Bourne, José Crespo
Publication:
lundi 09.02.2015, 15:30 heure



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