Pour ouvrir la noix de coco, percer d’abord les yeux avec un tournevis.

Noix de coco: la manne des tropiques

Ce fruit d’un palmier, parfois nommé arbre de vie, a du lait la blancheur et du sucre la douceur.

La noix de coco s’est fait connaître en Occident au début du XIVe siècle par des récits de Marco Polo. De retour d’un voyage en Asie, le marchand vénitien en loua la blancheur laiteuse et la douceur sucrée et la qualifia de «noix du pharaon». La découverte réelle du fruit du cocotier date, elle, de 1634, lorsque Charles Perrault la présenta à ses pairs de l’Académie française.

Le cocotier est un grand palmier tropical qui pousse depuis toujours dans les régions humides, en Asie du Sud-Est et en Polynésie. C’est un arbre très prolifique et qui peut donner des noix jusqu’à l’âge de 60 ans. Sa magnanimité et sa longévité sont peut-être à l’origine de l’expression «secouer le cocotier», qui dit la nécessité de tenter de modifier les habitudes dans un groupe.

Arbre de vie, joyau des tropiques, le cocotier a bien des surnoms là où il pousse, sauvage ou cultivé. Il est essentiel à la survie de peuplades autochtones. Le liquide de la noix supplée au manque d’eau potable. La chair est très riche en éléments vitaux (fer, manganèse, cuivre…). Cette manne des tropiques est un fruit difficile à ouvrir. On peut d’abord en percer les trois yeux (au tournevis ou avec un gros couteau) pour recueillir le liquide puis soit fendre la noix en deux avec un marteau, soit l’enfourner 30 minutes à 180° C pour ensuite la casser facilement.

Photo:
Ferdinando Godenzi
Styling:
Marianne Ettlin
Publication:
lundi 06.02.2012, 11:20 heure