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Céline et Xavier Pasche
écrit le 20.03.2017 dans Japon


Le démon de Kihoku

Longeant les méandres de la rivière Shimanto et ses fabuleux paysages, nous rejoignons la petite ville de Kihoku et sommes accueillis par son démon. Assis, il attend patiemment avec son air féroce et son gourdin. Il a le corps rouge et les muscles saillants. Ses cornes, ses longues dents et ses griffes accompagnent son regard sévère. C'est le gardien de la ville, le protecteur. Son air terrible est nécessaire pour faire fuir les démons maléfiques. Et suivant le mythe de la région, la statue de sa mère a aussi été édifiée. Sensuelle, elle contraste avec l'image de son fils.

Démon de Kihoku

C'est dans cette ville que nous rencontrons Hirano. Il nous propose de découvrir sa spécialité, il fabrique du papier japonais. C'est un des trois derniers lieux dans tout le Japon. Nécessitant beaucoup d'eau, il utilise celle de la rivière Shimanto. Pourtant, la clarté de l'eau est indispensable. Hirano nous explique alors qu'il ne peut fabriquer du papier que 3 à 4 mois par année, durant l'hiver.

Mère du démon de Kihoku

La cellulose des arbres ramassés dans la région est dissoute dans l'eau. Puis la particularité du papier japonais, c'est la méthode de fabrication. Des filaments de bambou sont disposés sur un cadre, puis c'est au moment de sortir la cellulose qu'un coup sec est réalisé, avant de continuer à secouer énergétiquement le cadre jusqu'à ce que toute l'eau soit filtrée. Puis le papier est déposé délicatement afin d'être séché. Il a fallu à Hirano des années de pratiques avant de pouvoir réaliser plusieurs feuilles de papier en même temps, une spécialité qu'il aime partager avec les gens. Ce papier est ensuite utilisé pour en faire des objets et pour les diplômes scolaires de la région.

Hirano San secoue énergétiquement la cellulose

Nous avons eu l'honneur de pouvoir assister à une démonstration et aussi essayer cette technique particulière. Simple à première vue, c'est lors de la mise en pratique que nous avons réalisé sa difficulté. Nous comprenons alors la discipline et les heures d'entrainements afin de pouvoir fabriquer du papier de qualité.

Xavier, Céline et Nayla

Filaments de bambou


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