toolbar

Nicolas Poinsot
écrit le 16.05.2017


Instagram, Snapchat: les influenceurs dans le collimateur américain

La Toile n'a jamais aussi bien porté son nom: étendue, souple, impossible à briser... mais parcourue d'une vibration à la moindre agitation inquiétante. C'est ainsi ce qui vient de se passer avec ce pavé lancé dans la mare aux Etats-Unis. La Federal Trade Comission (FTC) vient en effet de partir en croisade contre la publicité déguisée sur les réseaux sociaux. Entendez surtout par là celle que pratiquent les «influenceurs» et autres égéries 2.0 plus ou moins amateurs, et dont le statut d'ambassadeur officiel n'est pas aussi limpide que celui des stars posant pour les campagnes des marques.

La FTC leur reproche notamment de noyer un peu le poisson sous des formules très fourre-tout allant du sympathique «merci» au mystérieux #sp (sponsorisé). Elle souhaiterait lutter contre les abus et ajouter aux hashtags des sous-titres sans équivoque. La méthode préconisée? Obliger les individus concernés à faire mention du contexte dans lequel apparaît un produit. Cadeau? Mandat rémunéré? Simple coup de coeur? Pour marquer les esprits, le Bureau of Consumer Protection a déjà adressé un simple avertissement à 90 personnalités du Net, se voyant reprocher un mélange des genres bancal sur le plan éthique.

Révolution à apprivoiser

Cette première sommation risque évidemment de donner des sueurs froides dans ce marché juteux découlant tout droit de l'univers des blogueurs. Avec Instagram et Snapchat, la discipline est même actuellement en train d'exploser, chaque internaute avec un grand nombre de followers étant soudain un porte-voix potentiel pour parler d'un produit, et ce sans investissement faramineux derrière. Des liaisons dangereuses, ou du moins, peu réglementées.

Sans oublier que l'audience de ces plateformes ne cesse d'augmenter. Une mise à jour cruciale d'Instagram permet désormais de poster des photos sur son compte depuis le web, et non plus exclusivement depuis une tablette ou un smartphone comme cela était le cas depuis sa création. Une amélioration en apparence anodine, mais qui permettra aux utilisateurs vivant dans des régions pauvres en réseaux mobiles d'être davantage actifs sur l'appli. Autrement dit: la bataille entre les tsars du web et les gendarmes de la concurrence ne fait que commencer.


Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.










Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

S'abonner à ce blog:

S'abonner par mail:
Veuillez corriger votre adresse e-mail


Confirmer



Archives par sujet: