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Céline et Xavier Pasche
écrit le 27.10.2017


La communication de nos émotions

Vivre 24 heures sur 24 ensembles dans un environnement qui ne cesse pas de changer n’est pas toujours simple. La communication est alors incontournable. Pourtant, réussir à exprimer et partager les émotions qui nous traversent n’est pas toujours aisé.

Pour un adulte, pour chacun de nous, ce ne pas toujours facile. Parce que parfois tout semble flou. Non seulement de nommer l’émotion, mais aussi d’exprimer notre besoin. Et surtout se respecter dans ce que nous sommes en train de vivre.

Qu’en est-il alors des enfants ? Nous apprenons tous les jours à Nayla à trouver ses chemins pour exprimer, libérer et vivre ses émotions. Elle aime par exemple lancer une boule de papier qu’elle a d’abord chiffonné avec rage, pour évacuer sa colère. La communication permet aussi de mettre des mots sur ses besoins, mais parfois tout reste incompréhensible. Parfois, son comportement change et montre clairement un déséquilibre qui souvent affecte toute la famille. La tension augmente, et la situation peut être légèrement explosive.

À chaque fois que Nayla entre dans ces périodes, nous glissons lentement dans nos déséquilibres respectifs. Pourtant, nous avons appris, nous savons que Nayla vit ses émotions, mais aussi qu’elle est notre miroir. Elle reflète une partie de nous qui cherche à être libérée, elle reflète une peur, un blocage dans le mouvement de vie, dans l’énergie de la transformation. Nous essayons alors d’accueillir cette situation parce que nous savons qu’une fois transformée, elle nous aura permis à tous de grandir.
À Taiwan, Nayla a mis en lumière nos peurs par rapport à son éducation. Notre positionnement n’était pas clair, comme s’il nous restait une pointe de peur, de la retenue pour réellement plonger dans ce que nous sommes en train de mettre en place. Accompagner son enfant en dehors des références de la société nous pousse à croire une fois encore à notre intuition et notre voix intérieure. Les peurs étaient principalement liées à l’extérieur, à la peur de ce que les gens autour de nous pensent. Nous avons choisi d’accompagner Nayla et Fibie dans la bienveillance, de les considérer comme des êtres humains dès la conception. Des êtres qui méritent tout notre respect comme un adulte. Et ce n’est pas si simple. Combien de fois nous mettons-nous à la hauteur des enfants pour leur dire bonjour ? Combien de fois traitons-nous notre enfant avec moins de tact que nos voisins ou un inconnu ? Combien de fois élevons-nous la voix pour un verre renversé alors qu’un serveur épongerait rapidement notre verre de vin renversé au restaurant ? Nous cherchons alors toujours a trouver des alternatives dans lesquelles il n’y a ni perdant ni gagnant, mais dans lesquelles chacun puisse trouver un équilibre, un intérêt, le respect de son être. Nous pensons ainsi qu’il faut accompagner notre enfant pour qu’il se libère de ses prisons intérieures et écouter sa sagesse intérieure.

Céline

Un équilibre à trouver


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