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Saveurs de l’Inde

Penang, c’est l’île de la nourriture. Le mélange de fabuleuses saveurs qui soulignent les cuisines de l’Asie du Sud. Le Sri Ananda Bhawan nous emmène dans les merveilles de l’Inde, des plats épicés aux goûts parfumés. Le lieu est composé de longues tables carrées, autour desquelles une dizaine de personnes peuvent s’asseoir. Le personnel parle tamil et anglais, parfois l’Hindi. Hormis les Malaisiens indiens, certains viennent du Népal, d’autres du Bangladesh. Ils ont pourtant tous cet attrait pour les cheveux blonds de Nayla, ce sourire parfois rayonnant, parfois absent. Mais surtout ce hochement de la tête, si caractéristique du sous-continent indien. Un oui — non, un dodelinement, qui parfois ne peut pas être décodé. Il est synonyme de « oui », « non », « merci », « je comprends », « service », « peut-être », « je ne sais pas », « bonjour ».

Feuille de banane

Ici, nous mangeons sur des feuilles de bananes vert vif, découpées le matin même, en guise d’assiette. Elles sont flexibles, larges et surtout étanches. Trois à quatre spécialités végétariennes sont déposées en petit tas sur le haut de la feuille. Puis le riz s’élève en pyramide au centre. Un bol de soupe de lentilles épicées accompagne le tout ainsi que quelques papadums, des galettes croustillantes faites à base de farine de haricots urd. Parfois, nous l’accompagnons avec du poulet au curry masala, du mouton kurma, ou du palak paneer, le fromage indien au lait de bufflonne dans une sauce aux épinards relevée d’épices.

Mouton Kuram

Nous mangeons avec la main droite, comme la majorité des personnes présentes. La main gauche est réservée pour les choses impures, comme se laver après être allé aux toilettes. Après toutes ces années, nous avons l’habitude de manger avec les mains, quelque part cela fait partie de notre vie. Nous mélangeons alors le riz avec les légumes et les diverses sauces, malaxons, mélangeons à nouveau. Puis nous prenons une poignée avec les doigts et glissons lentement le pouce pour pousser la nourriture dans la bouche. Ainsi la paume de la main reste toujours propre.

Panier de papadums

Nous dégustons ce plat, alors que Nayla engloutit son riz, à peine le temps de mâcher. Pour elle, le riz reste sa nourriture de base. Elle est née en Asie.

Xavier

Serveur indien


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