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Elle passe du micro aux fourneaux

Avec sa nouvelle émission matinale sur La Première, «En ligne directe», la journaliste Nathalie Ducommun doit gérer différemment son emploi du temps entre sa vie de famille et les matchs de Manchester United, dont elle est fan.

La vidéo: Nathalie Ducommun se dit féministe. Mais l’avis qu’elle se fait de la Journée mondiale des femmes, chaque 8 mars, est surprenant.

Rencontre

Nathalie Ducommun est un joyeux mélange multiculturel à elle toute seule. Sa mère est Anglaise, son père Suisse, son mari Espagnol et… il faut traverser la frontière franco-suisse pour lui rendre visite. C’est dans une charmante petite maison, à Collonges-sous-Salève, à côté de Genève, qu’elle s’est établie en 2009 avec sa famille. Un «exil» dicté par la crise du logement qui frappe la Cité de Calvin et ses alentours. Peu importe. La journaliste se plaît dans le petit village gaulois. «C’est vraiment sympa. Et on a une belle vue sur Genève!»

Journalisme

Pour Nathalie Ducommun, le journalisme est «un métier qu’il faut prendre avec sérieux, mais dans lequel il ne faut pas se prendre au sérieux». Elle se souvient du moment où elle a voulu en faire sa profession. Active dans la communication et l’événementiel, elle était invitée à une séance de rédaction de L’Hebdo. «La salle était bien garnie. Il était question de la situation au Moyen-Orient. La discussion était chaude. Ariane Dayer, la rédactrice en chef, a alors décidé d’envoyer un reporter sur place. J’aurais voulu pouvoir lever la main et y aller pour rencontrer les gens et leur poser des questions. A partir de là, l’idée de devenir journaliste a fait son chemin.»

Lire les journaux: l’activité préférée de Nathalie Ducommun.

Vie de famille

Nathalie Ducommun et José, son compagnon de longue date, se sont mariés il y a quatre ans.  Ensemble, ils ont un fils, Rafael (4 ans). La famille est complétée par Pablo (16 ans) et Malou (14 ans), les enfants de José. Lorsqu’elle présentait l’émission de radio «Forum» (qui commence à 18 h), Nathalie Ducommun s’occupait des enfants le matin, et son mari le soir. «Je dois lui rendre hommage. Il est plus flexible que moi avec ses horaires et il a assuré pas mal de relais. Sans cela, je ne pourrais pas faire mon métier comme je le voudrais.» Avec la nouvelle émission matinale, les rôles se sont inversés. «Au niveau cuisine, la famille n’est pas gagnante avec ce changement!»

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Quand on est aimé, on a les cartes en main pour réussir. Je dois cela à mes parents »

Football

Quand Nathalie Ducommun vous offre un thé, elle vous le sert dans une tasse à l’effigie de Manchester United, le club de foot dont elle est une fan absolue. «J’ai hérité du gène mancunien de ma maman!» Sa passion pour les Red Devils remonte à son année d’études à Lancaster. «Le week-end, le campus était vide. Je me retrouvais seule. A part le foot, je n’avais rien à faire. Et à l’époque, on trouvait facilement des billets pour aller au stade. C’étaient les débuts de Cantona…»
Aujourd’hui, elle regarde presque tous les matchs de son équipe fétiche à la télé. Et elle se rend régulièrement sur place pour aller au stade.

Loisirs

Quand elle ne regarde pas du sport à la télé, la journaliste aime lire. «Des journaux surtout: Libération, Le Temps, The Independent, Le Matin… Et le magazine Elle, que je lis depuis que je suis ado (j’assume parfaitement)! Je me sens nue sans une pile de journaux à coté de moi. Des livres, c’est plus pendant les vacances. J’en lis toujours un ou deux qui sont dans le vent pour comprendre pourquoi ils ont du succès. Et j’aime me replonger dans des livres qui m’ont marquée, comme «Voyage au bout de la nuit» de Céline ou «Jane Eyre» de Charlotte Brontë.»

Fan de Manchester United, Nathalie Ducommun a réservé un petit coin dans son salon à Eric Cantona, ancien joueur du club.

Cuisine

«J’aime cuisiner quand j’ai le temps et que je peux mettre les petits plats dans les grands! Il me faut deux heures pour lire des magazines ou des livres de recettes. Je déteste faire à manger dans le stress. Je suis nulle.» Sa mère lui a-t-elle appris à cuisiner? «Elle est Britannique! rigole-t-elle. Je m’inspire plus de ma belle-mère, qui vient de Valence en Espagne. J’aime faire des tapas. J’ai découvert l’huile d’olive tardivement, mais je ne peux plus m’en passer.»

«

Si ma mère m’a appris à cuisiner? Elle est Britannique! »

Actualité

Depuis le 13 février, Nathalie Ducommun présente «En ligne directe», diffusée tous les matins entre 8 h et 8 h 30 sur La Première. «C’est une émission de débat participative, autour d’une question d’actualité. La nouveauté, c’est que nous multiplions les canaux de communication.» En plus d’être posée à des invités, la question est soumise aux auditeurs sur les réseaux sociaux. «Ces réseaux ne sont pas un effet de mode, estime la journaliste. Ce sont des moyens de communication et d’interaction riches et passionnants. Je me suis mise à Twitter. C’est génial. Ça permet de voir rapidement quelles infos sont intéressantes.» Les auditeurs peuvent aussi enregistrer leurs opinions via une application pour Smartphone, puis envoyer leur son.

Quand elle cuisine, c’est souvent en buvant un bon verre de rouge.

Portrait

Naissance. Nathalie Ducommun est née le 14 septembre 1973 à Genève, d’un père suisse et d’une mère anglaise. «Quand on est aimé, on a les cartes en main pour réussir. Je dois cela à mes parents.»

Parcours. Elle a débuté sa carrière de journaliste au bimensuel «Saturne». Elle a ensuite été correspondante politique au «Matin», rédactrice en chef adjointe du «Matin Dimanche» puis a présenté «Forum» sur La Première pendant plus de deux ans.

Enfance. «J’étais une enfant vive et bavarde. J’avais la passion du spectacle. J’aimais imiter les présentateurs du 20 h. Aujourd’hui encore, j’aime le côté scénique du journalisme.»

Radio. «C’est mon premier réflexe le matin. C’était le média le plus évident pour moi. Je me souviens des récits de ma grand-mère, qui écoutait BBC pour avoir des nouvelles du front pendant la guerre.»

Geoffrey Raposo

Médiamaticien

Photo:
Charly Rappo/Arkive.ch
videos:
Geoffrey Raposo / Didier Nieto
Publication:
mardi 21.02.2012, 16:13 heure

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