«Les Portugais sont très romantiques»

A 25 ans, le Portugais Mickael Carreira est une vedette de la pop. Rencontre après son concert à Martigny.

Coopération. Le public et vous, c'est le grand amour!
Mickael Carreira.?Oui, à Martigny, ça a encore été un public génial! Je donne des concerts en Suisse chaque année depuis le début de ma carrière, en 2006, et j'ai un énorme plaisir à retrouver la grande communauté portugaise qui vit ici. Vous savez que ce soir il y avait des gens qui sont venus du Portugal et du Luxembourg, ça me touche beaucoup, car je sais qu'ils font des sacrifices pour pouvoir venir.

Qu'apportez-vous à votre public hors du Portugal?
Je pense que les gens retrouvent avec moi un peu du Portugal, bien sûr, mais je veux surtout leur faire passer un bon moment, une heure et demie de plaisir, je veux qu'ils s'éclatent. Et ils s'éclatent! Moi-même j'adore aller à des concerts, je viens de voir Shakira à Lisbonne, je l'adore.
Le public portugais, en général, est extraordinaire: il chante, il bouge beaucoup, d'ailleurs des artistes internationaux réalisent leurs DVD live au Portugal.

Votre père, Tony Carreira, est une star de la variété portugaise. Pourquoi avoir suivi ses traces?
Parce que c'est ce que j'adore faire, tout simplement. J'ai grandi avec un père musicien, j'ai étudié le piano au Conservatoire, mais au début, mes parents n'ont pas trop aimé l'idée que je sois chanteur...

Qu'aimez-vous dans ce métier?
La scène avant tout. Quel bonheur de pouvoir jouer mes chansons pour mon public! Cette année je donne une soixantaine de concerts. J'aime aussi beaucoup le travail en studio, là je reviens de Miami où j'ai commencé à travailler avec le célèbre producteur et compositeur Julio Reyes Copello, qui collabore avec Jennifer Lopez, Ricky Martin ou encore Nelly Furtado. L'album sortira à fin 2011.

Un album en anglais?
Non, en portugais. Je n'ai chanté qu'une seule chanson en anglais, qui a été un gros succès au Portugal. Pour le moment ma carrière est au Portugal, mais s'il y a un jour une opportunité plus internationale, on verra.

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«Moi-même j’adore aller à des concerts, je viens de voir Shakira à Lisbonne»»

Vous faites de la pop, votre père de la variété, mais tous deux vous êtes ultraromantiques et parlez d'amour...
Oui, c'est dans la famille! Les Portugais sont de grands romantiques, comme les Latino-Américains. Mais mon père et moi avons des sons très différents, chacun a ses compositeurs et son producteur.

Et vous, vous dansez!
Je ne me considère pas comme un vrai danseur, mais oui, j'aime danser sur scène.

Qu'est-ce qui vous fait rêver?
C'est la vie que je mène, exactement. Je suis souvent loin de la maison, mais j'aime voyager et je pars avec mon équipe (45 personnes au Portugal, un peu moins en tournée), ce sont des amis, on passe vraiment de bons moments.
C'est un travail, mais on s'amuse beaucoup et finalement, les hôtels sont une seconde maison. Quand j'aime un endroit, j'y retourne pour des vacances, comme en Suisse où j'ai des amis. C'est un très beau pays, les gens sont agréables.

Vous êtes né en France, et à 15 ans vous avez déménagé à Lisbonne. Comment avez-vous été accueilli?
Très bien! Les gens savent que je suis né en France mais que je n'ai jamais renié mes origines, je suis Portugais. Nous sommes des gens très travailleurs, je crois que ça se sait partout, des gens honnêtes qui, quand ils émigrent, respectent le pays où ils sont. En ce moment, vu que la situation au Portugal n'est pas la meilleure, il risque de se passer ce qui s'est passé à grande échelle il y a quelques décennies, les Portugais vont aller chercher du travail ailleurs. Si des occasions de trouver une vie meilleure se présentent, c'est normal de partir. C'est ce qu'avait fait mon grand-père.

La famille est-elle toujours une des valeurs de base de votre peuple?
Pour moi en tout cas elle l'est, et pour la plupart des Portugais aussi. J'ai une relation très forte avec mes parents, mes grands-parents, mon frère et ma sœur. L'appui que m'apporte ma famille est important. Depuis le début, mes parents m'aident à rester le plus simple possible, à ne pas me prendre la tête parce que je suis célèbre.

Comment vous voyez-vous dans dix ans?
Plus vieux, avec des cheveux blancs (rires). J'espère toujours faire mon métier!

Etes-vous un amateur de la musique portugaise connue partout, le fado?
Un peu... Ce n'est pas ce que j'écoute chez moi tous les jours, ni à la plage avec les copains. Mais j'aime beaucoup Amália Rodrigues, c'est la plus grande chanteuse portugaise!

Qu'est-ce qui vous préoccupe particulièrement dans l'actualité mondiale?
La faim, c'est ce qu'il y a de pire. J'essaie de contribuer le plus souvent possible, j'ai par exemple participé à des galas de récoltes de fonds. J'ai vu quelquefois sur le visage des gens que le simple fait que je sois venu leur faisait plaisir, et je continue à penser à ceux qui ont besoin de notre solidarité.

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