Un merveilleux goût de printemps qui sort de terre.

Réveille-matin des lève-tard

Rien de mieux que l’odeur d’une belle tresse dorée pour inciter les plus récalcitrants à sortir des plumes.

Une tresse au beurre dorée et brillante est la meilleure façon de démarrer la journée dans la bonne humeur. Par sa pâte d’une grande finesse et sa fabrication plus élaborée que celle du pain, la tresse se situe à mi-chemin entre la viennoiserie et la brioche. La tresse, c’est du gâteau!

Une tranche de tresse se suffit à elle-même. En fait, pas besoin de la tartiner. Mais tous les gourmands vous diront qu’avec du beurre, de la confiture ou du miel, c’est meilleur. Le goût du beurre ressort encore mieux si la tresse est servie tiède ou légèrement toastée. Elle se marie aussi très bien avec le fromage, la viande séchée ou le saumon fumé, à condition de réduire un peu la quantité de sucre dans la pâte.

Comme tant de choses nées il y a bien longtemps, l’origine de la tresse est entourée de plusieurs légendes. L’une d’entre elles raconte que jadis, il était d’usage que la femme suive son mari dans la tombe lorsqu’il venait à décéder afin que le couple parvienne ensemble dans l’au-delà. Par la suite, ce rite s’est peu à peu estompé: les femmes se seraient d’abord contentées de couper leur chevelure, que la plupart portaient tressée, et de la déposer dans la tombe de leur mari. Cette pratique est effectivement rapportée dans la littérature de la Grèce antique. Toujours selon la légende, le sacrifice de la chevelure fut finalement remplacé par l’offrande d’un pain. La femme déposait simplement un pain tressé dans la tombe de son époux. Il n’existe toutefois – heureusement – aucune preuve de cette légende. Cé

Photo:
Ferdinando Godenzi
Styling:
Marianne Ettlin
Publication:
lundi 02.04.2012, 12:00 heure