Le bouchon de la nouvelle bouteille Swiss Alpina (à dr.) est manifestement plus petit que celui de l’ancienne bouteille (à g.). Grâce à cette adaptation et aux nouvelles formes des bouteilles, Coop économise 88 tonnes de matériau par an.

Déchets: emballages montrés du doigt

Les emballages qui ne peuvent être recyclés finissent à la poubelle, ce qui génère en gros quelque 960 000 tonnes de déchets par an.

Le lait est conditionné en Tetra Pak, le maïs en boîtes de conserve, les steaks en barquettes plastique, le riz en boîtes de carton et le kilo d’oignons en filets. Ce qui est vrai pour les denrées alimentaires l’est aussi pour les détergents, le papier de ménage et le grille-pain neuf. Les produits sont en général vendus sous emballage. Souvent pour des raisons purement pratiques. Les boîtes et cartons protègent le contenu et permettent le stockage et le transport du produit.

De plus, les informations imprimées sur les emballages sont importantes pour le consommateur. Dans certains cas, les emballages sont prescrits par la réglementation. Par exemple, pour empêcher tout mélange entre des produits bio et des produits conventionnels. Cependant, les emballages ont aussi leurs inconvénients. «Il n’existe pas de chiffres précis à ce sujet, mais on estime que les emballages représentent 35% de nos déchets ménagers incinérés», déclare Michael Hügi, expert en déchets à l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). En 2010, cela équivalait à 960 000 tonnes.

Ce chiffre serait probablement plus élevé si la Suisse n’appliquait pas une «stratégie d’optimisation des emballages» depuis des années. En 1984, la Confédération a dressé un bilan écologique des matériaux utilisés afin d’étudier l’impact des emballages sur l’environnement et de sensibiliser l’industrie et le commerce. Avec succès: la plupart des emballages sont aujourd’hui plus légers et, selon l’OFEV, «conçus pour être recyclés ou du moins éliminés sans difficulté avec les déchets ménagers».

La tendance à toujours moins d’emballages a aussi des avantages sur le plan économique. Consommer moins de matériaux, préserver des ressources telles que l’eau et l’énergie, baisser les coûts de transport et générer de ce fait moins de CO2, c’est faire une bonne action et des économies de surcroît.

Coop s’intéresse de près à la problématique des emballages (voir article ci-contre) et met au point des solutions durables. Le poids des bouteilles d’eau minérale en PET de Swiss Alpina a pu être réduit de quelque 12% grâce à une nouvelle forme et à un bouchon de plus petit diamètre. Economie annuelle de matériau: 88 tonnes. Quelque 73 autres tonnes ont pu être économisées pour les bananes, pêches, nectarines, colraves bio et tomates cerises, ces denrées n’étant plus vendues en récipients plastique fermés.

L’unité de production Chocolats Halba du groupe Coop abandonne le carton ondulé de tous ses emballages pour passer à un papier recyclable certifié FSC provenant d’une industrie forestière socialement et écologiquement responsable. Le volume annuel représente 2,2 millions d’unités environ. Un engagement similaire peut être constaté chez les fabricants et fournisseurs de marques de Coop. En 2007, Tetra Pak a été le premier au monde à lancer les emballages carton pour boissons certifiés FSC. Ils sont distribués en Suisse depuis 2010.
On peut citer la bouteille d’Evian eco-design sortie en 2011. Plus légère, elle est composée pour moitié de PET recyclé. Résultat: une amélioration de 34% du bilan écologique.

Nestlé a également optimisé ses lignes de glace Extrême et Smarties Cones en réduisant les distances parcourues et les déchets. Poursuivre dans cette direction est une nécessité, car la croissance démographique ira de pair avec une augmentation de la consommation de produits vendus sous emballage.

But: améliorer 1000 tonnes d’emballages d’ici à 2015

Moins de matériaux d’emballage, voire aucun. Ou alors plus écologiques et recyclables. Coop optimise ses emballages.

Depuis des années, Coop s’intéresse de près à la récupération et à la réduction à long terme des matériaux d’emballage. Elle a donc entrepris de passer à la loupe tous les emballages de sa gamme de produits de marques propres telles que Qualité & Prix, Prix Garantie, Naturaplan et Fine Food. Selon Guido Fuchs, responsable du développement durable chez Coop, «il s’agit de trouver où l’on peut réduire les emballages, voire les supprimer, et où il y aurait des alternatives plus écologiques, incluant des solutions de recyclage».

L’objectif est d’arriver à une optimisation portant sur au moins 1000 tonnes d’emballages d’ici à 2015, c’est-à-dire d’en faire l’économie ou de les remplacer par d’autres plus écologiques. «Nous avons enregistré les premiers succès, annonce Guido Fuchs. Rien qu’en 2011, nous avons pu optimiser plus de 215 tonnes.»

www.coop.ch/emballages

Recyclage des emballages: où les déposer?

En général, les produits en matériau recyclable achetés chez Coop peuvent être rapportés dans un des points de vente. Cela concerne les bouteilles en PET, les bouteilles de lait en PE, les bouteilles en verre consignées ainsi que les harasses. Sont à déposer dans les points de collecte publics les bouteilles et bocaux en verre perdu, les boîtes de conserve, les couvercles de bocaux, les boîtes d’aluminium, comme les boîtes de boisson,
les barquettes d’aliment pour animaux et les tubes. Les cartons et papiers font l’objet de ramassage à domicile.
Pour savoir où trouver un point de collecte et de recyclage dans votre région, il suffit de consulter une carte interactive «recyclage» sur Internet.

Pour cela, consulter le site: www.recycling-map.ch

René Schulte

Rédacteur

Publication:
lundi 16.04.2012, 12:00 heure