Tout pour moi, naturellement

Quoi de plus banal que d’adopter un chat? Et pourtant, sous les apparences, vivre en bonne intelligence avec un chat est une école de vie.

Le caractère des chats varie en fonction de la race.

Le caractère des chats varie en fonction de la race.
Le caractère des chats varie en fonction de la race.

Adoré ou méprisé, le chat ne laisse personne indifférent. Elégant, agile, souvent malin comme un renard, aussi voleur qu’Arsène Lupin – ce n’est que l’instinct de la chasse –, plus maniaque qu’une putzfrau, rancunier, indépendant, il déteste le bruit, se prend pour une diva forcément capricieuse, considérant que tout objet qui entre dans la maison lui appartient. Il ira tâter du nouveau pull en cachemire, testera ses griffes sur le sac en cuir de madame, choisira le fauteuil le plus confortable pour la sieste. Vous ouvrez la porte? Hop, il n’est plus le minet qui ronronne, mais un prédateur redoutable, taillé pour la survie en milieu inhospitalier.

Vivre en bonne intelligence avec un ou des chats exige de son maître (d’ailleurs qui est le maître?) un réel dévouement. Ainsi en est-il de tous les animaux, mais le chat renvoie immédiatement à celui qui l’adopte l’effet boomerang de son propre comportement. D’autant qu’il ne fait aucun effort pour se faire aimer comme le chien. Le chat se moque éperdument d’être bien élevé – on ne le dresse pas. Par contre, si les maîtres sont agressifs, stressés, mal dans leur peau, le félin s’en fera le témoin en affichant son malaise, d’une manière ou d’une autre. S’il est heureux, si on prend le temps de jouer avec lui, de le brosser, de le nourrir correctement, de le laisser vaquer à ses occupations qui consistent à s’amuser, manger, dormir, chasser, se faire beau, alors il diffusera dans le lieu qu’il occupe de vraies ondes de paix.

De plus, un chat n’est pas un chat… enfin, il y a autant de caractères de chats qu’il y a de petits félins. On ne vivra pas de la même manière avec un siamois jaloux, extraverti, hyperactif qu’avec un brave persan qui n’aime rien tant que la vie paisible au coin du feu, ou avec un Européen, chat de gouttière par excellence, qui parfois prend goût au confort de son foyer. Attention à bien choisir son miauleur: nous reviendrons sur la vie féline…

Dénonciation instantanée

Charlot, c’était son nom. Un Charlot raffiné, coloré de la tête rouge et au bout de la queue bleue. Et bavard, bavard… Il entretenait moult conversations avec son maître, Monsieur Rolf, qui vendait à Berlin toute une quincaillerie dans une échoppe perdue derrière une rue passante. Charlot arrivait le matin, perché sur l’épaule de Monsieur Rolf, et sortait le soir de la même manière, en imitant le téléphone. Le marchand n’était pas bien riche, et allez savoir, sans Charlot, s’il n’eût pas dû fermer boutique. Car le perroquet était un gardien bien plus efficace que toutes les alarmes sophistiquées. Alors qu’il devisait avec les clients quand ceux-ci apparaissaient sur le seuil, il se mettait à hurler «Au voleur, au voleur», dès que l’un d’eux tentait de s’approprier un objet, si menu fût-il. On raconte qu’un jour, un filou démasqué sortit un flingue, tira sur lui et le rata. Très zen, Charlot aurait alors rétorqué: «T’es nul! T’es nul!»

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Keystone
Publication:
lundi 23.04.2012, 12:16 heure

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