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De la vraie vie à la scène

La comédienne partage la garde de ses trois enfants avec leur père. Ce qui lui fait dire que son frigo est plein une semaine sur deux. Rencontre avec une femme pleine d’humour et de lucidité.

Rencontre

C’est à Genève, dans le quartier de Plainpalais, que nous retrouvons Brigitte Rosset. La comédienne est seule dans son grand appartement et travaille sur le texte qu’elle interprétera durant tout le mois de mai au théâtre du Crève-Cœur à Cologny.

Des cahiers sont empilés sur la grande table de la cuisine. «Je vis ici avec mes trois enfants. En garde partagée parce que je suis séparée du papa. C’est un peu compliqué de concilier une vie de mère et une vie de comédienne, mais je m’en sors bien. On s’entend bien, donc on arrive à jongler.» De l’aide? «On a une jeune fille au pair hongroise et les grands-parents sont quand même bien impliqués. Ils s’en occupent volontiers en cas de besoin.»

Enfance

Brigitte Rosset n’a jamais quitté Genève où elle est née dans une famille de quatre enfants. «J’ai eu une enfance plutôt chouette. Je suis la dernière, le petit canard. Je m’entendais très bien avec ma sœur Bérengère qui a deux ans de plus que moi. Elle était très protectrice. C’est elle qui m’a emmenée aux boums. Nous avions une relation assez exceptionnelle, qu’on a toujours d’ailleurs.» Les parents de la comédienne n’appartenaient pas au monde du spectacle. «Mon père avait des pharmacies et ma mère était juriste. Mes parents se sont séparés quand j’avais 14 ans. C’était une période un peu plus rock’n’roll, mais en même temps cela fait partie de la vie. Je n’ai pas eu de séquelles terribles.»

Courses

La comédienne aime faire les courses. «J’adore cela. Ce n’est jamais une corvée pour moi. On m’a souvent demandé pourquoi je ne me faisais pas livrer, mais moi j’aime bien faire mes courses.» Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est y aller avec quelqu’un avec qui elle ne le fait d’habitude pas. «Souvent, les achats, ça devient mécanique. Quand on partage le moment des courses avec une autre personne, les achats de l’une ou de l’autre peuvent être sujets à discussion. J’aime aussi bien aller au marché le dimanche. C’est le jour où je prends mon temps.» Elle achète du bio, mais pas exclusivement. «Je fais attention à la provenance des produits et à la saison. J’essaie aussi d’acheter des produits issus du commerce équitable.»

Loisirs

Brigitte Rosset aime la montagne. «J’aime bien la marche et le ski, que je partage avec mes enfants. Je marche depuis toute petite. La montagne, c’est magique pour les enfants. Je me souviens de pique-niques, de raclettes au bord d’un ruisseau. L’avantage de la montagne, par rapport à la mer, c’est que l’on est très vite isolé de tout. On peut se retrouver seul, même en plein été.» Elle passera quelques jours en Valais avec ses enfants. «On prépare aussi des vacances en Islande. Je leur explique qu’il fera probablement froid, qu’il fera jour toute la journée et qu’il n’y aura pas de nuit.» Elle les emmène aussi chaque année une semaine au Festival d’Avignon. «J’essaie de leur donner cette ouverture d’esprit.»

Cuisine

«J’aime bien cuisiner et j’adore inviter des gens à la maison quand je ne suis pas au théâtre.» Elle se met rarement aux fourneaux quand elle est seule. «Je picore. J’essaie de concentrer tous mes rendez-vous et mon travail la semaine où mes enfants ne sont pas là. J’aime bien aussi aller manger au restaurant à midi toute seule. Je ne connais pas beaucoup de gens qui aiment se faire à manger quand ils sont seuls.» Chez elle, le frigo est plein une semaine sur deux. «J’essaie d’intéresser mes enfants à la cuisine. Mon fils de 14 ans se fait des œufs, des salades, des pâtes, même des légumes. Les goûts, c’est quelque chose à apprendre très tôt.»

Famille

La comédienne est mère de trois enfants de 14, 8 et 6 ans, dont elle partage la garde avec le père. «La garde alternée est encore rare. C’est un système qu’on ne peut imposer à personne mais, si le père ou la mère en ont envie, je pense que c’est un bon système. Le mieux, c’est évidemment de rester ensemble, mais on ne choisit pas.» Une solution plus équitable? «J’ai pas mal d’amis pères qui souffrent du système un week-end sur deux et la moitié des vacances. Ils n’ont pas de suivi et ne voient pas grandir leur enfant. Avec la garde alternée, ni le papa ni moi ne perdons le fil du quotidien. On est obligés d’être au courant de tout ce qui se passe, même durant la semaine où l’enfant est chez l’autre parent.»

Actualité

Avec son spectacle solo, elle sera le 30 mai à Morges-sous-Rire, puis au Festival de la Cité à Lausanne et au Forum Mont-Noble Festival à Nax (VS). Du 2 au 27 mai, elle sera au Théâtre du Crève-Cœur à Cologny (www.theatreducrevecoeur.ch) où elle partagera la scène avec Christian Scheidt. «Je suis en train de répéter une drôle d’aventure, «La Locandiera» de Goldoni, dans une mise en scène de Georges Guerreiro. On fait les neuf rôles à deux comédiens. On joue tous les personnages, masculins et féminins. C’est une grosse pièce…» Très grosse à en juger par l’épaisseur des cahiers de répétition. «Il y a non seulement la mémoire du texte, mais il faut aussi passer d’un personnage à l’autre. J’apprécie de travailler avec d’autres personnes. Ça fait du bien de pouvoir partager.»

Portrait

Parcours.
Brigitte Rosset est née le 28 avril 1970 à Genève. «Je suis arrivée au monde du théâtre par l’école. On était une joyeuse équipe.»

Grands-pères.
«L’un de mes grands-pères était professeur de médecine et m’emmenait à l’opéra. L’autre était jardinier et me faisait visiter ses serres.»

Adolescence.
«J’étais une adolescente assez fofolle, mais pas une source de gros soucis. Je n’ai été ni punk ni droguée.»

Amies.
«J’en ai de formidables! Et elles n’appartiennent pas toutes au milieu du spectacle, heureusement!»

Humour.
«L’humour, c’est vraiment quelque chose qui me plaît. Je suis une comédienne qui s’est retrouvée à faire des solos.»

Ecriture.
Les lecteurs du «Matin» retrouvent sa chronique chaque samedi. «Là, je suis en train d’écrire une pièce, j’ai envie de développer cela.»

Pâtisserie.
«C’est un domaine où je suis très nulle. En pâtisserie, il faut être précise et moi, j’aime bien improviser...»





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