Jamais sans mes potes

Le cochon d’Inde est originaire des Andes. Et à contrario de ce que l’on croit, il s’agit d’un animal exigeant et propre, que les câlins angoissent.

Ne dites jamais de gros mots devant votre cochon d’Inde: son audition est bien supérieure à celle de l’homme! Celui qui est nommé «lapin des mers» dans certaines langues – parce qu’il était transporté par bateau – servait de nourriture en Amérique latine, avant d’être utilisé comme cobaye de laboratoire. D’où son appellation de «cobaye». Alors qu’à l’origine il n’existait que dans sa version poil brun, épais, court, il a été transformé par les éleveurs; aujourd’hui, on trouve des cochons d’Inde au look punk, longs poils et coloris variés.

Malin, il apprend vite à repérer le bruit du frigo qu’il associe à ce qu’il contient: la nourriture! Salade, endives, carottes, maïs frais – il en raffole. Ouvrez la caverne d’Ali Baba et hop, le voilà qui se met à siffler et à réclamer. Les fruits le ravissent, banane, fraise, framboise, pomme ou melon, tout ce qu’il engloutit et qui lui fournit la vitamine C nécessaire
à son équilibre. Mais il mange aussi du foin.

«Bien que d’un naturel aimable, il déteste être manipulé, explique Tatiana Cherpillod, responsable du refuge du Club romand des amis du cochon d’Inde (Craci) à Froideville (VD). Je déconseille cet animal aux jeunes enfants.» En effet les enfants adorent papouiller leur copain à poils; pour compagnon, il vaut peut-être mieux leur proposer un chien ou un chat, parce que le cobaye n’apprécie pas les câlins, et les tripotages l’angoissent. Il y a des exceptions, comme Roméo, le mâle de Chantal à Genève, qui adore… regarder la télé sur les genoux de sa maîtresse. Mais en paix! Interrogée à ce propos, Tatiana répond que «tout est possible, mais ce comportement est inhabituel».

Animal grégaire, le cochon d’Inde n’est pas heureux en solitaire, il lui faut absolument un compagnon ou une compagne. «Même s’il arrive que les mâles se battent violemment, complète Tatiana, raison pour laquelle leur cage devrait mesurer au minimum 60 sur 120 cm.» Bien traité, gardé proprement et bien nourri, il vit environ quatre ans, mais il peut atteindre l’âge de 8 ans.

Tout le monde mange du miel, mais qui peut se targuer de bien connaître les abeilles, hormis les apiculteurs? Insecte méconnu qui a plus que son importance dans le fragile équilibre de la planète, la petite Maya est une vraie stakhanoviste que seul le travail enivre, elle qui jamais ne réclame ni augmen-tation, ni vacances, ni traitement de faveur.

Réalisé en 2006 par Jean-Baptiste Moulin et Pierre-André Pellissier, le film «Le berger des abeilles» (cf. note en bas de page) propose au public la découverte d’une ruche, où trône le cerveau-mère, la reine, qui dirige la ruche d’une aile autoritaire – c’est une image. Elle passera sa vie à pondre des œufs par milliers. Larves, sentinelles, ventileuses, nettoyeuses, bâtisseuses, butineuses animent ce milieu surprenant, dont le film se fait l’écho. «En Valais, l’apiculture pastorale est pratiquée par des bergers d’abeilles qui déplacent leurs ruches selon les floraisons.» Nul n’est mieux placé pour parler des fabricantes de miel.

A voir au Muséum d’histoire naturelle, Genève, en continu, jusqu’au 1er juillet 2012.

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Prisma
Publication:
lundi 21.05.2012, 14:39 heure

Publicité



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?