Le furet ne cohabite pas bien avec les enfants: drôle et mignon, il est surtout exigeant. Et sa morsure n’est pas bénigne…

Le furet a la cote

On le compte parmi les «nouveaux animaux de compagnie»: aux Etats-Unis, il arrive même en troisième position, derrière chiens et chats. Mais gare, le furet est un archicurieux au caractère complexe.

Nous sommes en 1490. Léonard de Vinci peint La Dame à l’hermine. Lui, le grand artiste doublé d’un scientifique surdoué, s’est-il volontairement trompé? Car de toute évidence, les biologistes sont d’accord: cette hermine est un furet albinos, animal de compagnie déjà répandu à l’époque. Une petite bête sympa, complètement speedée, incapable de vivre dans la nature, et donc exclusivement boule de poils de compagnie, sacrifiée comme tant d’autres dans les laboratoires.

Archicurieux, hanté par l’envie de se faire la belle, il n’hésite pas à vider les armoires si le contenu ne lui plaît pas, pour y installer ses pénates. «Cet hypercarnivore n’est conseillé ni aux enfants ni à ceux qui ne peuvent lui consacrer du temps et une vraie présence pour lui, explique la comportementaliste Marie Fauquex. Il faut savoir aussi que le furet mord très fort, il doit être éduqué. D’autre part, la loi oblige l’adoption de deux furets et au minimum une cage de 4 mètres carrés.»

S’il dort quasi vingt heures par jour, quand il est réveillé, il veut que ça se sache: il aime jouer, y compris avec son maître. Et ça furète, ça explore – gare aux accidents domestiques –, ça apprécie les jouets et une litière impeccable. «Avant d’opter pour lui, il est sage d’en parler à quelqu’un qui vit avec ce mustélidé, car il dégage une forte odeur, et plus encore quand il est stressé, ou en période de rut.» Certes, il peut être castré ou stérilisé chirurgicalement. Mais ici, personne n’est d’accord: pour certains, c’est la solution miracle, d’autres ne jurent que par l’implant hormonal, chacun prétendant que l’autre solution abrège son existence, estimée entre quatre et… quinze ans, selon les soins, la nourriture et la pureté de la race, albinos ou putoisé (la plupart des robes colorées ayant été obtenues par mutations l’ont rendu fragile: le tacheté est souvent sourd!). Pour Nadège Gyger à Saint-Imier, le furet est un compagnon de tout instant, «qui vous accompagne même pour faire les courses»…

Sieste emplumée

Hormis les animaux dont il s’occupe au domaine, le vieux Paul a deux amours: Cocotte et Caquette, deux poules terriblement bavardes et d’un âge aussi canonique que lui. Elles ne pondent plus depuis longtemps, préférant les balades à deux, aile dessus, aile dessous, à travers les sentiers qui bordent le domaine. Et surtout, elles ont leur papa chéri, le vieux Paul. Durant des années, il les a nourries, soignées et récupérait les œufs en les remerciant pour ces cadeaux que chacun apprécie à la ferme et dans les environs. Elles étaient encore deux jeunes poulettes quand, un après-midi, elles ont repéré Paul qui, étouffé de chaleur, roupillait dans le hamac tendu entre les cerisiers. Curieuses, les poulettes ont sautillé jusque-là en caquetant gaiement, et hop! se sont hissées, les plumes en éventail, auprès de l’homme. Depuis lors, pas un jour de soleil ne passe sans que Paul, pris en sandwich entre Cocotte et Caquette, baye aux corneilles dans le hamac bleu et blanc.

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Publication:
lundi 11.06.2012, 12:01 heure

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