On a longtemps appelé la tomate pomme d’or.

La mère des pommes d’or

La tomate est le nouveau leader sur le marché suisse des légumes. Chaque habitant en consomme 8,33 kilos par année.

Parmi d’innombrables variétés de tomates, la «cerise» occupe une place de choix. De patients efforts ont permis de réduire ce fruit-légume à une petite taille. On l’a longtemps appelée pomme d’amour, ou d’or, pomodoro en italien. Au Pérou, d’où cette solanacée est originaire, c’était un fruit sauvage et aussi menu que notre tomate cerise. Les Aztèques la nommaient zitomate. L’une des premières références à la tomate figure dans Histoire morale et naturelle des Indiens de José de Acosta, un jésuite espagnol longtemps en mission au Pérou, dont le livre a été traduit en français en 1598 par un certain Robert Regnault. Anthropologue et évangélisateur – auteur d’un catéchisme trilingue aymara, quechua et castillan – José de Acosta était surnommé, pour son œuvre encyclopédiste, «le Pline du Nouveau Monde». En 1600, l’agronome provençal Olivier de Serres décrit la tomate comme une plante  servant à couvrir des tonnelles et «qui n’est pas bonne à manger». Presque deux siècles plus tard, grâce à Diderot et d’Alembert, la tomate se fait connaître en Europe. Elle figure dans l’Encyclopédie (imprimée entre 1770 et 1780 à Yverdon), une œuvre maîtresse du Siècle des lumières. La tomate cerise, mère de toutes les pommes d’or, se présente rouge, orange, jaune, ronde ou allongée. Pour minauder à l’apéritif ou s’offrir confite, heureuse accompagnatrice du gigot dominical.

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Marie-Thérèse Page Pinto

Rédactrice

Photo:
Ferdinando Godenzi, Beatrice Thommen-Stöckli
Styling:
Barbara Ettlin
Publication:
lundi 25.06.2012, 11:00 heure


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