Un art de vivre qui se mérite

Le perroquet est à la mode, bon nombre d’amateurs rêvent d’en acquérir un. Mais partager les jours de ce génial oiseau n’est pas si facile.

Nombreux sont les amis des bêtes qui flashent sur le perroquet. Pas étonnant. L’animal est particulièrement intelligent, il apprend vite, sa mémoire est impressionnante. De plus, il est joueur, gaspilleur en diable, son bec est une arme redoutable qui mettra en pièces une chambre et son contenu, si par exemple son maître chéri ne lui consacre pas assez de temps, car ce grand affectif est un tendre, qui adore câlins et dodo au creux des bras humains.

Dès qu’il est sorti de sa cage, il peut être collant, papoteur, exubérant, curieux. Très présent. L’adopter est un véritable contrat d’amour, qui peut durer jusqu’à... soixante, voire huitante années. Il arrive bien souvent que le maître décède avant l’oiseau, ce qui constitue pour lui un véritable traumatisme... déjà que déplacer sa cage d’un mètre peut le perturber profondément. Et si le compagnon humain s’octroie des vacances sans lui, l’oiseau le supporte très mal - bon nombre de propriétaires de perroquets ne partent plus ou alors avec lui.

Laissé à lui-même, il développe de vraies névroses comme le picage (coups de bec obsessionnels sur les plumes qui les empêchent de repousser). «Beaucoup d’éleveurs offrent des perroquets élevés à la main, donc marqués par l’homme, explique la zoologue Eva Waiblinger de la Protection suisse des ani- maux (PSA), ceux-ci finissent toujours par développer des problèmes comportementaux et de santé.» Afin de mettre un maximum de chances de son côté, Eva Waiblinger suggère de s’adresser à la société de protection des perroquets Auffangstation für Papageien und Sittiche (APS) à Metzingen, qui conseillera, et où de beaux spécimens sont à placer. L’APS est en contact avec Exotis, une organisation d’éleveurs d’oiseaux exotiques en Suisse alémanique (praesi- dium@exotis.ch) qui fournira aussi des renseignements précieux, essentiels à la vie communautaire perroquet/homo sapiens, un mariage délicat, mais riche en découvertes et bonheurs garantis.

Un internaute, sylvain95, propose un tour d’horizon de la vie quotidienne du perroquet: il crie fort, très fort; il a besoin d’une cage de bonne qualité, quasi aussi chère que lui, et de beaucoup de jouets; il fait une fiente toutes les quinze minutes; seul, il s’ennuie; coûte très cher en frais de véto; mange fruits et légumes chaque jour, plus graines qu’il éparpille partout; perd des plumes à longueur d’année; détruit les meubles; attaque l’iPod; arrache les touches des claviers d’ordinateur; adore jouer avec les boucles d’oreilles - plus jouissif si l’oreille est au bout du bijou; picore le papier peint; mord très fort; exige beaucoup de liberté; parle, siffle, chante quand un super film passe à la télé; a besoin d’une cage dans la pièce principale et d’une aire de jeu en dehors de la cage. Enfin: on oublie le week-end en amoureux à Venise; il prend la place d’une personne en voiture; penser à trouver hôtel ou camping qui l’accepte en vacances; et même si les enfants, adultes, sont partis, lui, il est là, avec son intelligence d’un gosse de 6 ans! Toujours partant?

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Getty images
Publication:
lundi 30.07.2012, 09:00 heure

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