Le canari est plus apte à supporter la solitude que d’autres oiseaux.

Chats pour cible vivante

Tomi Tomek, de SOS Chats, lance une pétition pour abroger la loi qui autorise le tir des chats errants.

Dans sa tour d’ivoire du Conseil fédéral, Dame Leuthard craindrait-elle le pouvoir des puissants chasseurs? Car elle soutient mordicus l’application sans état d’âme de l’article 5 de la loi fédérale sur
la chasse, qui prévoit le tir des chats errants, à bien plaire ou peu s’en faut. Les cantons décidant de l’application pratique: à Neuchâtel, on tire à 200 mètres des maisons (sûr qu’à cette distance le chasseur reconnaît un chat haret d’un chat domestique); à Berne, on les vise à 100 mètres des habitations; en Argovie, on tue un félin à 10 mètres d’un immeuble, pour peu qu’il soit… dans une forêt !

Tomi Tomek, de SOS Chats Noiraigue, a lancé une pétition (à ce jour, plus de 31 000 signatures) pour abroger cette loi, après avoir longuement cherché un politicien capable de se battre pour les animaux. Et ça existe: le PDC genevois Luc Barthassat a déposé une motion après avoir vu, dans des vignes, la minette d’un ami, le ventre arraché par les tirs, laissée sur place à l’agonie. Un scénario courant, bien que les chasseurs affirment savoir tirer. Ainsi, SOS Chats a récupéré des dizaines de chats blessés et abandonnés en l’état. Gueule fracassée, patte à demi arrachée, œil crevé… tel est le travail des chasseurs au nom de cette loi. De là à ce qu’ils visent si bien qu’un gosse ou un adulte se ramasse la balle…

Avant que les chats ne soient pucés – le chat domestique se balade aujourd’hui incognito –, les félins portaient parfois un collier. Les tueurs pouvaient éventuellement le remarquer. Surtout à 200 mètres… Actuellement, un miauleur qui prend l’air est une proie sans défense face à la police, au garde-faune et au chasseur en mal de carton. Il lui suffit d’estimer l’animal «dangereux». Récemment, à Belprahon (BE), un chasseur a abattu une chatte appartenant à une citoyenne qui avait choisi de vivre à la campagne pour ses minets. A Lausanne, des témoignages déposés à SOS Chats parlent de cadavres sur lesquels on a tiré, retrouvés après s’être traînés en sang dans les légumes. Il est temps que le Conseil fédéral cesse de jouer les hypocrites, abroge cette loi… et rende obligatoires castration et stérilisation, qui permettront de réguler la population féline et les problèmes qu’elle engendre sur la faune sauvage.

Pour signer la pétition: www.soschats.org

Vidéo sur le thème des animaux: Simone Meyer, Dogsitter

L’héritage

La famille Schmid hurla de joie en apprenant qu’elle était l’héritière de la voisine, une vieille originale qui fumait comme un pompier depuis quatre-vingt-deux ans, prétendait-elle. Non que parents et enfants fussent ravis de sa disparition – ils s’étaient beaucoup occupés d’elle –, mais quand même, se retrouver à la tête d’une maison et d’une fortune estimée à 3 millions, ça aide dans la vie. Ils avaient tous aimé la vieille et ses marottes. Aussi, quand le notaire précisa qu’ils héritaient des biens, certes, mais aussi de son cochon de compagnie, et à la seule condition qu’ils s’en occupent comme d’un canari, les enfants applaudirent. Ils adoraient Margaret, nommée ainsi en l’honneur de la Thatcher dont elle partageait le sale caractère.

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Alamy, Darrin Vanselow
Publication:
lundi 27.08.2012, 10:52 heure

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