Le lapin, animal hypersensible

Cessons de considérer le lapin comme un jouet vivant pour enfants. Il a son langage, et il communique.

Respecter un lapin et tout mettre en œuvre pour son bonheur n’est pas du tout compatible avec l’image d’une jolie boule de poils avec laquelle on fait joujou.
«Comme les chats, explique Elena Grisafi, qui gère La colline aux lapins dans le canton de Neuchâtel, les lapins sont très indépendants.» L’animal est de fait resté sauvage, «le seul acte de domestication que l’homme lui a imposé a été de le sortir de son terrier pour l’enfermer dans des clapiers»…

Dans la nature, son territoire peut s’étendre sur l’équivalent de trente terrains de foot, où il se déplace à la recherche de sa nourriture. Adopté, il a viscéralement besoin d’espace: «Six mètres carrés pour deux lapins, c’est le minimum vital, affirme Elena Grisafi. Quand on vient au refuge afin d’adopter, je demande qu’un enclos soit construit pour eux. Ils adorent vadrouiller, ils sont très curieux, intelligents, hypersensibles.»

Méconnaître leurs besoins conduit aux terribles abandons qui emplissent les rares refuges existant pour lapins. De plus, le lapin peut réellement s’attacher à son maître. Il aime particulièrement jouer avec lui. On croit qu’il est tranquille, mais c’est  tout faux: il y a de vrais dominants! Et de plus, ils ont leur langage: «Il produit des sons, un bruit d’excitation, par exemple, quand une friandise s’approche. Fâché, il avertit. S’il a peur, il tape de la patte.»

Encore faut-il que ces béotiens d’humains veuillent bien faire un petit effort dans sa direction. Car son univers est complexe. Si un adoptant veut bien entrer dans ce monde, il établira des relations très riches avec son couple de lapins… castré et stérilisé, évidemment. De plus, la bestiole est capable d’apprendre, de comprendre, elle répond à des jeux d’intelligence. Et n’oublions pas que le lapin est têtu comme une mule! Il sait très bien ce qu’il veut:  le considérer comme une peluche, un jouet, est une erreur.

www.lacollineauxlapins.info

Château hanté

Loïc était un enfant du pays, mais il avait fait du chemin dans de grandes écoles. Surdiplômé et divorcé, il rentra un jour avec sa fille encore petite, il acheta un château en ruine. Après les travaux, le vieux bâtiment retrouva sa noblesse. Loïc s’y installa avec l’enfant. Il était mystérieux, on savait juste qu’il travaillait pour des alma mater étrangères. Sa fille adorait le château, mais après quelques mois, elle expliqua qu’il y avait un fantôme dans la tour, au-dessus de sa chambre. Papa rigola et l’emmena sous les toits afin de prier Monsieur Fantôme d’aller jouer ailleurs. Quand ils poussèrent la porte, ils perçurent dans la demi-obscurité dix grosses billes d’or qui les observaient bizarrement. Le fantôme s’était démultiplié par cinq, une famille de hiboux petits ducs. Qu’allait faire Loïc, qui savait bien que détenir l’oiseau est formellement interdit? Allez donc expliquer à la police que c’était toute une famille qui squattait le grenier de la tour…

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Fotolia, darrin vanselow
Publication:
lundi 05.11.2012, 10:20 heure

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