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Jakob Hlasek (48 ans) au TC Stade Lausanne, à Vidy, dont il est membre.

«Wimbledon est une épreuve de patience»

Jakob Hlasek a disputé les joutes anglaises à de nombreuses reprises. L’ex-finaliste de la Coupe Davis nous emmène faire un tour sur les courts en gazon les plus célèbres du monde.

D’abord, les résultats londoniens: Jakob Hlasek (48 ans) a atteint deux fois les huitièmes de finale en simple et deux fois demi-finaliste en double dans le temple du tennis. «Lorsque j’ai vu mon premier match sur gazon, je n’y croyais pas. Je me demandais comment on pouvait y jouer, se rappelle l’ex-N° 1 helvétique, originaire de l’ancienne Tchécoslovaquie. Et lorsque j’ai foulé l’herbe, c’était pire encore! En juniors, nous jouions dans la banlieue de Londres sur des terrains bosselés où les faux rebonds étaient la règle. Et comme vers 17–18 ans, on tend à une certaine perfection, il y avait beaucoup de frustration.»
D’autant que dès qu’il tombe deux gouttes, il faut arrêter sous peine de glisser très vite et d’abîmer la surface. Or la capitale britannique et la pluie vivent en symbiose… Heureusement, lors de sa première sur les courts du stade de Wimbledon, le Romand d’adoption – il habite Blonay (VD) – constate que la balle rebondit normalement, que l’on peut y pratiquer un tennis de qualité.
S’agissant des caprices de la météo, le court central dispose désormais d’un toit amovible.

  • Le genevois Marc Rosset et Jakob Hlassek vainqueurs de Roland Garros en double (1992)
  • Septembre 1991: le Suisse va remporter une de ses plus belles victoires en simple aux Swiss Indoors en battant un certain John McEnroe (à g.).
 

La deuxième levée annuelle du Grand Chelem est une épreuve de patience. Son aura et son histoire se laissent découvrir progressivement. A témoin, ces files d’attente interminables de fans inconditionnels, qui campent et dorment sur Church Road, la route menant au saint des saints, afin d’être les premiers devant les guichets le lendemain.
«En tant que pro, après quelques années, on en apprécie tous les contours: la surface, les coutumes, dont l’obligation de jouer avec une tenue blanche, les fameuses fraises à la crème qu’engloutissent par tonnes (!) les spectateurs durant la quinzaine du vert, leur fair-play sans doute unique, l’absence de sponsors, etc. Jeune, on a envie de tout révolutionner. Plus tard, on comprend que tout a une raison là-bas.»

Au chapitre des anecdotes, l’ancien N° 7 mondial (son  meilleur classement), reconverti aujourd’hui dans l’immobilier, se souvient que les organisateurs sont très restrictifs en termes d’invitations pour la famille et les amis. Star du tennis ou pas. Pour y réaliser des résultats probants, il faut loger sur place, estime ce père de trois enfants. «Le centre de la capitale britannique est à une quarantaine de minutes de Wimbledon. Or, en cas d’interruption ou de report d’un match, on perd beaucoup de temps à rejoindre la ville et à revenir au stade. Pas idéal pour la préparation et la concentration. Il est donc primordial de louer une maison alentour. J’optais pour cette solution avec deux ou trois collègues afin de diminuer les coûts. De cette manière, on passait aussi plus de temps en famille.» Par rapport à l’époque où il était actif, Hlasek pense que le tournoi anglais n’a pas beaucoup changé. «A part les infrastructures qui se sont améliorées. Et les balles, différentes, pour ralentir le jeu et  le rendre plus intéressant.»

L’ex-capitaine de l’équipe nationale de Coupe Davis reste un observateur attentif de son sport. Si l’on se projette en 2013, voire 2014, il voit bien Roger Federer gagner encore un tournoi du Grand Chelem. «Ça dépend de ses capacités physiques. Il faut non seulement être au top de sa condition, mais également maintenir un certain niveau d’explosivité sur la distance potentielle des cinq sets. En outre, à 31 ans, les petits pépins physiques sont plus courants. A-t-il encore envie de s’entraîner comme un fou?»
Concernant la relève, le vainqueur des Swiss Indoors 1991 souligne que la Suisse a bien de la chance d’avoir deux tennismen de la trempe de Federer et Stanislas Wawrinka: «C’est exceptionnel pour un si petit pays. Dorénavant, notre fédération doit davantage s’appuyer sur d’anciens champions, des noms (re)connus, pour encadrer les jeunes et les faire progresser. Ce sont les coachs qui font la différence, pas les structures, par ailleurs excellentes ici. Les instances du tennis helvétique se sont trop endormies sur le phénomène Federer ces dernières années.»
Quand on vous parlait de regard avisé.

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