Il aime les plats qui mijotent

Après un break de fin d'année en famille dans la neige, le présentateur et producteur de «Toutes Taxes Comprises» Patrick Fischer retrouvera les téléspectateurs dans un décor tout neuf. Rencontre à Neuchâtel.

Rencontre

De son appartement situé sur les hauts de Neuchâtel, Patrick Fischer jouit d’une vue imprenable sur la collégiale, le lac et, par temps clair, la chaîne des Alpes. L’endroit est spacieux et confortable. «Il m’est arrivé d’hésiter à le garder, mais cet appartement est aussi le lieu où je me retrouve en famille avec mes enfants. Deux ont grandi ici à Neuchâtel et une à Genève.» Les deux aînés volent aujourd’hui de leurs propres ailes. «Ma fille de 21 ans étudie la psychologie à l’Université de Genève et mon fils de 19 ans est en première année à l’EPFL à Lausanne. La petite termine son cycle à Genève.»

Enfance

Le journaliste est un enfant du Haut. «Je suis né au Locle où mon père était médecin. La ville de mon enfance n’a rien à voir avec l’actuelle. On y trouvait quatre cinémas, un hôpital, une gare, un poste de police, une quantité de magasins et même un tremplin de saut à ski. Qui n’est aujourd’hui plus qu’une ruine.» Le Locle comptait quinze mille habitants à sa grande époque. «Aujourd’hui, ils sont encore dix mille à flipper quand ils voient le ruban des véhicules des frontaliers traverser la frontière sans discontinuer.»

On retrouvera Patrick Fischer dans un nouveau décor.

Famille

Patrick Fischer vit aujourd’hui en couple. «Etant un père séparé, j’ai une relation très proche et très forte avec mes trois enfants. Ils vivent chez leurs mères respectives. Ici, c’est le lieu où l’on se retrouve pour le week-end.» Un père toujours présent? «Il y a bien sûr des moments où il faut faire le poing dans sa poche. L’inconvénient majeur, c’est qu’on ne voit pas grandir ses enfants dans le quotidien. Mais je les voyais très régulièrement. On a peut-être un peu moins en quantité, mais on gagne en qualité.»

Le journaliste apprécie les moments où il peut se plonger dans les livres.

Photographie

«Je fais de la photo et j’ai un petit labo. C’est ma passion depuis toujours.» Les très nombreux tirages accrochés aux murs sont là pour le confirmer. «Il y a deux ans, je me suis astreint à faire la photo du jour. J’en ai fait un album. C’est un bel exercice d’introspection.» D’où lui vient cette passion? «Quand j’étais à l’école secondaire, on avait les activités créatrices à options. J’ai pris la photo et j’ai appris à développer. Pour moi, passer une journée de pluie dans mon labo à tirer des photos est un plaisir immense.»

«

«Pour moi, la cuisine c’est quelque chose de social. Mais le social, ça commence à deux»»

Cuisine

Il  aime beaucoup faire la cuisine, même s’il ne cuisine pas lorsqu’il est seul. «Pour moi, la cuisine, c’est quelque chose de social. Mais le social, ça commence à deux.» Pour partager son plaisir d’être aux fourneaux, il a installé un fauteil cossu dans un coin. «J’adore cuisiner quand j’ai quelqu’un là, dans le fauteuil. On papote, on boit un verre.» Des plats favoris? «Je cuisine à l’instinct. J’aime bien la cuisine traditionnelle, les plats mijotés. Je pense que ma mère m’a pas mal appris. J’allais aussi chez une vieille tante où la cuisine était le cœur de la maison. On y passait le plus clair de notre journée.»

Technologie

Le journaliste craint de ne pas avoir le bon feeling avec les nouvelles technologies. «Il suffit que je touche un truc pour que ça foire. On nous fait croire que les nouvelles technologies ont été inventées pour nous faciliter la vie. Moi, je pense qu’elles nous la compliquent et nous asservissent. Elles sont chronophages. Plus on a de nouvelles technologies, plus on a de contraintes. Toutes ces machines, que je trouve quand même géniales, ne sont pas une fin en soi...»

«J’ai gardé la vieille Hermès de mon père, Même s’il devient difficile de trouver des rubans.»

Actualité

On retrouvera l’émission «TTC» lundi 14 janvier dans sa toute nouvelle formule, sur RTS Un à 20 h 15. Avec un logo résolument moderne et un générique totalement différent. «Coachées par un trader et des consultants, trois filles donneront une météo boursière.» Le principe de l’émission restera la vulgarisation de l’économie. «Les gens attendent davantage d’explications. Ils veulent une émission encore plus didactique, plus pédagogique.» Et que devient Charles-Edouard? «Il reste avec nous!»

Parcours. Patrick Fischer est né le 13 mars 1958 au Locle. Il a fait une licence en lettres à l’Université de Neuchâtel, puis son stage de journaliste à «L’Impartial».

Frère. «J’ai un frère. Il est directeur de la Fondation suisse pour la recherche en microtechnique.
Il fait des trucs auxquels je ne comprends rien.»

Quotidien. «J’ai adoré travailler à la rubrique locale de «L’Impartial». On est amené à parler des gens que l’on va croiser le lendemain dans la rue. C’est la meilleure école.»

C’est dans une brocante qu’il a déniché ce présentoir de cartes postales.


Neuchâtel.
«Après la construction du tunnel sous la Vue-des-Alpes, je me disais que le canton de Neuchâtel allait devenir un et indivisible. Le conflit s’est au contraire exacerbé.»

Piano. «Avoir arrêté le piano est ma grande frustration. C’est un regret. J’en ai fait pendant quinze ans. Je n’étais pas très doué, mais j’aimais bien.»

Courses. «Je suis un très mauvais consommateur. Je ne regarde jamais les émissions de consommateurs et je ne lis pas les étiquettes. J’achète ce dont j’ai envie.»

Machine à écrire. «J’ai toujours la vieille Hermès de mon père que j’utilise de temps à autre. Le seul problème est qu’il devient de plus en plus difficile de trouver des rubans.»

Site de l'émission «Toutes Taxes Comprises»

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Anne-Marie Cuttat

Rédactrice

Photo:
Charly Rappo/Arkive.ch
Publication:
lundi 07.01.2013, 12:30 heure

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