La fascination qu’exerce Internet sur nous ne doit pas être sous-estimée.

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On dit qu’on y perd son temps, qu’on s’y fait de faux amis, ou alors qu’on y dégotte de bons jobs ou son âme sœur. Vite, le point pour démêler le vrai du faux.

Le monde appartient-il à ceux qui existent sur les réseaux sociaux? Autrement dit à ceux qui se sont créé des cartes de visite virtuelles pour s’inscrire – gratuitement – sur des sites Internet et échanger avec d’autres membres inscrits des messages, des photos, des vidéos? A en croire ceux qui ont regonflé leur carnet d’adresses depuis qu’ils ont un profil Facebook ou un compte Twitter, retrouvé du travail depuis qu’ils ont un compte sur Viadeo ou Linkedin, débusqué l’âme sœur sur friendscout.24, la réponse semble être clairement «oui». Mais peut-on être si catégorique?

S’inscrire, c’est s’exposer

Quand on ouvre un compte sur un réseau social tel que Twitter, qui est une plate-forme de micro-blogging, on s’expose, c’est évident, puisque c’est ce que l’on recherche: être lu pour être remarqué et trouver des amis, des infos, du boulot, etc. Il s’agit donc d’apprendre à s’exposer en en mesurant les conséquences.
Ne pas trop en dire sur soi, rédiger les 140 caractères autorisés sur Twitter en tournant sept fois sa langue dans sa bouche. La spontanéité qu’on a virtuellement, en tapant un texte sur un clavier, est dangereuse car elle ne peut pas s’appuyer sur les subtilités de la communication orale: mimiques, regards, intonations de voix, interactions physiques avec l’autres qui écoute. Les «smileys» sont là pour y remédier, mais leur répertoire est limité.

En bref. Il ne faut pas prendre le terme «tweet» (gazouillis en anglais) au pied de la lettre. Un tweet doit être envisagé comme une mini-dépêche d’information avec sa mini-dose de politiquement correct.

Surtout pas! Internet n’oublie rien

Le risque avec les réseaux sociaux est qu’en effet des données qu’on souhaiterait partager seulement avec des personnes choisies tombent dans l’espace public. Pour éviter qu’il ne circule sur soi des informations ou photos compromettantes, il faut faire régulièrement une recherche de soi sur Google ou 123people, vérifier son profil public sur Facebook. Une identité virtuelle se gère comme une identité réelle. Si des commentaires négatifs circulent sur soi, demander une rectification des propos sur les sites où ils existent, écrire à Google pour demander un déréférencement, supprimer les marquages de photos de soi sur Facebook… Mieux vaut se prémunir contre de tels désagréments en gérant ses données au moment de son inscription sur un réseau social.

En bref. Pour faire supprimer un contenu ou une photo nous concernant sur une page web, il faut contacter le webmaster du site.

Indispensable pour trouver du travail

S’inscrire sur un réseau social pour trouver du travail augmente ses chances d’être repéré. Toute la difficulté consiste à se présenter pour sortir du lot, mais sans commettre d’impair. Il faut en dire ou en montrer assez pour donner envie, mais veiller à ne rien dire, ou montrer, qui puisse se retourner contre soi. Pas facile! Surtout si l’on évolue dans un univers professionnel où l’on ne badine pas avec l’originalité. Il faut par ailleurs bien avoir à l’esprit que le recruteur a souvent un compte Facebook qui lui permet de trouver des informations personnelles. Il faut donc rester sur ses gardes, même sur les réseaux sociaux à visée «amicale».

En bref. Les réseaux sociaux professionnels peuvent être utilisés pour se faire connaître et repérer les entreprises, et ainsi établir de précieux contacts.

La porte ouverte aux mauvaises rencontres

Dans toute rencontre avec un autre, il y a une prise de risque. L’autre qu’on ne connaît pas raconte ce qu’il veut de lui. Il arrive parfois qu’on ne démasque l’autre qu’après plusieurs années de mariage! Mais il faut reconnaître que dans un échange virtuel, sans communication verbale, le bobard est plus difficile à cerner. Pour éviter de se faire gruger, il faut faire attention lors de son inscription sur un réseau social à bien protéger les informations personnelles qu’on divulgue. Définir qui peut y avoir accès ou pas, restreindre l’affichage de certaines données personnelles comme l’endroit où l’on vit, ses centres d’intérêt, sa liste d’amis… Voire même empêcher qu’on soit «tagué», autrement dit: que notre présence sur des photos prises de nous dans un cercle privé soit mentionnée. Pour éviter de perdre son temps avec quelqu’un de pas aussi bien qu’on l’imagine, il ne faut pas tarder à le rencontrer vraiment. Cela ne vaut évidemment que pour les adultes.

En bref. C’est aussi la porte aux bonnes rencontres. Il n’y a que lorsqu’on a appris à connaître l’autre qu’on peut dire que c’était une bonne ou une mauvaise rencontre.

Les réseaux rendent accro

Selon un récent sondage britannique, plus de 70% des personnes inscrites sur des réseaux sociaux déclarent se connecter avant d’aller au lit, et 18% twittent en pleine nuit. Cela traduirait, selon une lecture «psy», la difficulté à se séparer des autres qui nous rassurent. Notre rapport aux réseaux sociaux serait dans ce cas comparable à celui du petit enfant pour son doudou. Autrement dit, nous les considérerions comme des objets transitionnels entre le «moi, seul» et le monde environnant, qui fait peur. La possibilité d’être en lien tout le temps, n’importe où, avec des tiers qu’on connaît, ou qu’on pourrait connaître, génère chez certaines personnes une sorte d’addiction. Pour ne pas se perdre, il faut veiller à se déconnecter régulièrement, s’obliger à investir le moment présent et la «vraie» vie.

En bref. Les mécanismes de l’addiction à Internet ne sont pas très différents de ceux régissant d’autres addictions. Leur racine se trouve dans un manque, qui ne sera comblé que de façon illusoire. Pour s’en libérer, consulter un psychologue est un excellent réflexe.

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Véronique Châtel

Rédactrice, Paris

Publication:
mardi 29.01.2013, 00:00 heure

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