Un chat n’est jamais agressif par malignité. Ce faisant, il délivre un message.

Codes félins

Les chats ont leurs habitudes, leurs priorités et leur territoire. C’est seulement en comprenant leurs codes de vie que nous vivrons en paix avec eux.

Panique à bord, vous ne comprenez plus votre ou vos chats: l’un griffe partout, alors qu’il était bien élevé, l’autre pisse sur vos pompes, sur le lit, abandonne ses déjections bien en vue sur la couette ou sur le tapis. La troisième est soudainement agressive et la dernière ne sort plus d’une cachette. Vous assistez impuissant à des tempêtes dans un verre d’eau, et vous en avez marre de jouer les casques bleus sur terrain griffu, alors que chacun mange bien, dispose de son radiateur et d’un coussin bien à lui. Alors, pourquoi la guerre est-elle déclarée?

Tous les vétérinaires interrogés expliquent le même phénomène: les chats sont des animaux territoriaux, viscéralement attachés à leur coin de tapis, leur chaise, leur pull en laine volé dans l’armoire, leur framboisier au jardin. Non pas qu’il ne vous «aime» pas; tant que vous remplissez sa gamelle, vous avez le ticket! Mais il faut vous y faire: le canapé moelleux vaut largement vos câlins… Ils sont ainsi, les minets: touche pas à mon sweet home, ni à mes rites à heures fixes, respecte mes interminables siestes, et plus encore mon indépendance. Un nouveau venu, un déménagement, un visiteur impromptu et le chat considère son terrain comme miné.

Une seule et bonne réponse: la phéromonothérapie. Un terme barbare qui cache la solution miracle. Les phéromones sont des substances chimiques propres aux espèces animales, qui leur permettent de communiquer, jouant notamment un rôle dans l’approche sexuelle. Les chats  respirent les phéromones par un organe situé dans le palais supérieur. Or, il existe un produit nommé Feliway (en spray pour les voyages par exemple ou en diffuseur pour la maison), qui insuffle un sentiment de paix aux petits félins.
Aspirées, ces phéromones (sans danger pour les humains) induisent un profond changement de comportement au niveau de l’inconscient de l’animal… La tranquillité retrouvée est assurée, adieu les pipis sauvages et les agressions entre eux.

Vengeance

Elles squattaient le grand pin du jardin depuis deux ans, nichant là, nourrissant et élevant leurs petits. Sans doute avaient-elles volé ici ou là quelque objet brillant, mais la cohabitation s’avérait bonne avec les humains… jusqu’au jour où un oisillon tomba du nid et mourut au pied de l’arbre.
Madame l’emmena, l’emballa dans un petit cercueil de papier et le déposa dans la poubelle. Alors les pies déclarèrent la guerre à l’homo sapiens. Elles s’installèrent sur la cabane aux outils, sur l’auvent du jardin d’hiver, sur les murets séparant les maisons, et de là, attaquèrent les hommes, le chien, le chat, bec ouvert et piaillant, le spectacle tenait d’un remake bien réel des «Oiseaux» d’Hitchcock.
Les hommes pouvaient s’y mesurer, mais ils risquaient de vilaines éraflures au visage. Les autres bestioles ne sortaient plus. Les représailles s’organisèrent, à coups de pommes de pin. Après une semaine, les pies se retirèrent dans l’arbre, mais les insultes se poursuivirent jusqu’à l’hiver.

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Fotolia, darrin vanselow
Publication:
lundi 04.02.2013, 00:00 heure

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