Philipp Wyss, vice-directeur de Coop: «En ce qui concerne la qualité, on n’en fait jamais assez.»

«Pour une totale transparence»

Le cas de la viande de cheval non déclarée dans des produits prêts à la consommation a ému toute l’Europe. L’éclairage de Philipp Wyss, responsable Marketing et Acquisitions chez Coop.


Coopération. 
Il y a eu plusieurs cas de viande de cheval substituée à de la viande de bœuf dans des produits prêts à la consommation. Et ce à l’échelle européenne. Comment une telle chose
a-t-elle pu se produire?
Philipp Wyss. Croyez-moi, ça m’a aussi secoué. Ce sont là des agissements criminels qui, en dépit de contrôles étendus, sont hélas difficiles à découvrir. C’est pour cette raison que les fournisseurs autant que les détaillants ont été touchés.

Où exactement se situe le problème? Y a-t-il des risques pour la santé?
Non, il n’y a pas de risques pour la santé. Mais les consommateurs ont été trompés. Celui qui achète un produit déclaré comme étant ou contenant de la viande de bœuf veut aussi être sûr que c’est vrai. Nous nous investissons sans compromis pour cela.

Comment?
Coop dispose d’une des assurances de qualité les plus modernes d’Europe. Dans nos laboratoires, nous analysons 50 000 échantillons par année; nous effectuons plus d’un demi-million de tests. Et nous continuerons de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les consommateurs de fausses déclarations et de tromperies. Nous ne faisons pas que de contrôler les produits systématiquement, en cas de nécessité, nous agissons rapidement et communiquons ouvertement.

Cela suffit-il?
En ce qui concerne la qualité, on ne peut jamais en faire assez – c’est notre principe majeur. Nous allons donc surtout renforcer nos contrôles sur place.

Et le bien-être de l’animal? Il y a eu des reproches, notamment en ce qui concerne la viande importée d’Amérique du Nord et du Sud.
Depuis longtemps, Coop est le seul détaillant suisse à importer de la viande de cheval uniquement de pays européens. La plus grande partie provient de France. Désormais, nous n’importerons aussi que de France, ou tout au plus d’Europe, la charcuterie à base de cheval que nos fabricants de marque nous livrent. De plus, nous sommes à la recherche de viande de cheval bio. Le bien-être des animaux doit être totalement garanti. Dans ce domaine, je n’admets pas de compromis!

Est-il nécessaire d’importer de la viande de l’étranger?
Nous achetons exclusivement en Suisse la viande bio et Naturafarm, c’est-à-dire de la viande provenant d’élevages respectueux de l’espèce. Néanmoins, ça ne suffit pas. Nous, Suisses, mangeons volontiers des morceaux de viande nobles tels que filets, entrecôtes ou suprêmes maigres de poulet. Or il n’y en a pas assez en Suisse. Afin de pouvoir répondre à la demande, nous devons importer 10 à 15% de ces morceaux nobles.

Comment être sûr que les animaux sont bien traités?
La Protection suisse des animaux (PSA) contrôle depuis longtemps nos élevages indigènes ainsi que le transport et l’abattage des animaux. Désormais, la PSA procédera également à des contrôles à l’étranger. Ces opérations commenceront au printemps, pour le bien des animaux et pour offrir plus de sécurité à notre clientèle. Il faut du temps et de la volonté pour progresser et trouver des solutions.


Comme le confirme le chimiste cantonal bâlois Philipp Hübner, Coop a agi rapidement et correctement. «L’autocontrôle a bien fonctionné chez Coop, qui a retiré à temps la marchandise de son assortiment, avant même que la Confédération ne publie des informations vérifiées.» Et ce dernier d’ajouter qu’il n’y a jamais eu de risque pour la santé et que cette situation a plutôt fait du tort à Coop.

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Photo:
Heiner H. Schmitt / Entretien: Stefan Fehlmann et René Schulte
Publication:
mardi 26.02.2013, 10:20 heure

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