Diplomatie poissonnière

On choisit les poissons d’aquarium selon leurs affinités et besoins, non selon leurs couleurs. Et il vaut mieux peu d’espèces que le contraire. Conseils.

Pour d’innombrables quidams, un poisson est un poisson, du moins en ce qui concerne les aquariums d’appartement. «C’est un vrai problème, raconte notre spécialiste Jean-Bernard Borruat. Soit les amateurs veulent acquérir un requin dans un mini-aquarium, c’est grand et dangereux, alors ça en jette, soit ils mélangent les bêtes et s’étonnent des guerres intestines et de la destruction du cheptel.»
Comme tout être vivant, les nageurs ont besoin d’espace. Ils ont leurs potes à écailles et ceux qu’ils ne peuvent pas encadrer dans le même espace. Parmi les poissons à la mode qui se vendent comme des petits pains pour leur esthétique et leurs teintes à faire pâlir un peintre connu pour la richesse de sa palette, scalaires, néons et guppys ne font pas forcément bon ménage.
A moins d’agir avec diplomatie: les guppys sont pourvus de nageoires en éventail, de la soie au fil de l’eau. Une merveille. Oui, mais… Les scalaires prennent cette soie pour de la nourriture et hop! en font un gueuleton. Adieu les guppys! Ceux-ci ont absolument besoin de sérénité. Ne pas placer l’aquarium près d’une porte qui claque, par exemple.
Pour leur bien-être, il vaut mieux les laisser entre eux et ajouter un poisson nettoyeur qui ne les gênera pas. Concernant les scalaires, plus nerveux, ils peuvent s’entendre avec les très beaux néons (cf. image ci-dessous) à condition que ceux-ci soient placés dans l’aquarium en premier. Si des scalaires ont déjà pris place dans leur palace aquatique, il est nécessaire de les retirer, de placer les néons et de replonger ensuite les précédents locataires dans le biotope. «Ainsi, ça marche», assure Jean-Bernard Borruat.
L’aquariophilie est un art délicat. En préparant l’aquarium au moins six semaines avant l’arrivée des habitants et en prenant garde à leurs «états d’âme» concernant les autres nageurs, ces beautés à écailles peuvent vivre dix ans… Mais attention: à 25° C.

Roule ma poule

Certes, elles n’ont pas de dents. Par contre, parfois, un vrai brin d’intelligence. Tenez, Cristale par exemple. Une poule de luxe, allure Pompadour, emplumée jusqu’au ras des pattes, une voix digne de figurer au programme de l’Opéra de Milan. Cristale a été achetée par un dingue de poules, qui leur permet de vivre paisiblement dans un grand jardin, qu’elles pondent ou non des œufs. Ainsi, elles vont, jacassant, sautillant ici et là, heureuses. La Pompadour a des vues plus élevées: elle vénère son maître bien davantage que ce goujat de coq, qu’elle a déjà gratifié de méchants coups de bec quand il s’approche de trop près.
Un jour, Cristale s’est fâchée en voyant le maître partir en voiture avec le chien, sans elle… non mais! Depuis quelques semaines, quand une portière s’ouvre, hop! elle saute sur un siège en caquetant. Elle a même accepté un joli collier rouge qui lui permet de se balader en ville, en compagnie du clébard et de Monsieur.

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Fotolia, darrin vanselow
Publication:
lundi 04.03.2013, 00:00 heure

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