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«J'ai traîné mon enfance au cinéma»

Tahar Rahim sera sur tous les écrans cet automne, dans des rôles très divers. Le film «Les Hommes libres» sort le 28 septembre.

Acteur très en vogue, Tahar Rahim (30 ans) dit choisir des rôles radicalement différents.

Acteur très en vogue, Tahar Rahim (30 ans) dit choisir des rôles radicalement différents.
Acteur très en vogue, Tahar Rahim (30 ans) dit choisir des rôles radicalement différents.

On ne verra que lui cette fin d’année. Depuis qu’il a été doublement césarisé pour Un Prophète de Jacques Audiard, après avoir été élu meilleur comédien européen en 2009 et reçu le Prix Lumière du meilleur acteur en 2010, Tahar Rahim est à l’affiche de quatre films cet automne.

Love and Bruises, de Lou Ye, Or noir, de Jean-Jacques Annaud, Aimer à perdre la raison, de Joachim Lafosse. Mais d’abord Les Hommes libres. Il y campe Younes, unique personnage de fiction dans un scénario inspiré par des faits réels. «Un personnage qui s’est ajouté pour devenir le fil rouge, le narrateur de cette page de l’histoire», explique le comédien.

Le réalisateur Ismael Ferroukhi a été fasciné par des événements tombés dans l’oubli – l’engagement de la communauté maghrébine et du recteur de la Mosquée de Paris dans la Résistance – et ému par le récit d’un proche, dont un parent fut alors sauvé. Younes n’est pas un héros. Il accepte dans un premier temps de collaborer avec la police pour espionner la mosquée. Pour aborder cette figure, Tahar dit s’être documenté et avoir vu énormément de photos d’époque: «J’ai été frappé par le caractère hiératique, figé des personnes. C’est ce que j’essaie de faire passer. Un personnage renfermé, presque mutique, une démarche raide: je voulais un héros humble.»

Younes entre dans l’âge adulte, découvre les valeurs familiales et d’humanité. Il a une prise de conscience, est sensible au sort des enfants, aux propos de son cousin résistant. «Il n’est ni un meneur ni un suiveur, mais devient un homme libre.» Tahar dit choisir des rôles radicalement différents «afin qu’ils me permettent d’aller le plus loin possible». Enfant de Belfort, il est né en 1981 dans une famille d’origine oranaise: «Il n’y avait pas grand-chose à faire. J’ai traîné toute mon enfance au ciné, je me suis égaré dans des études, jusqu’à ce que le métier de comédien s’impose…»

Les Hommes libres

Sous la mosquée…

Paris, 1942. La Grande Mosquée cache des juifs et leur fournit de faux papiers, les aide à embarquer pour l’Afrique du Nord et vient discrètement en aide à la Résistance. Dans le décor oppressant des rafles et des claquements de bottes, plongée dans la communauté maghrébine, venue avant-guerre pour travailler en usine. Une communauté discrète qui se dévoile à son heure dans les cabarets arabo-andalous en vogue. C’est aussi, en filigrane, l’histoire de la métamorphose de Younes, jeune gars insouciant, qui fait sa pelote au marché noir, avant d’entrer en résistance.

«Les Hommes libres», dans les salles romandes le 28 septembre.

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Véronique Zbinden
Publication:
mardi 27.09.2011, 09:55 heure

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