La force de la turbine

Quatre apprentis argoviens ont développé une microcentrale hydroélectrique mobile à tourbillons qui pourrait entrer bientôt en phase de production.

Le Service hydrologique national mesure les débits et les régimes d’écoulement des grands cours d’eau de Suisse. Les données récoltées permettent par exemple de déclencher le dispositif d’alarme en cas de crue. Mais, à bien des endroits, la gestion des stations de mesure est difficile, comme à Ova Da Cluozza, au-dessus de Zernez (GR).

Ce site est loin de tout, n’a pas d’électricité et n’est pas privilégié sur le plan de l’ensoleillement, de sorte qu’une installation photovoltaïque ne servirait à rien. C’est donc un accumulateur au plomb qui alimente les instruments de mesure en électricité.

«Il faut le changer chaque semaine ou toutes les deux semaines pour le recharger, se plaint Thomas Schott, du Service hydrologique national, et pour économiser du courant, nous ne transmettons les données qu’une fois par jour.»

Trois futurs dessinateurs constructeurs et un polymécanicien de l’école professionnelle de Zofingue (AG) se sont attelés au problème. Janick Blumenstein, Fabian Hofstetter, David Styger et Marco Tschudin, tous entre 18 et 20 ans, ont trouvé une solution.
Dans le cadre de leur travail de maturité professionnelle, ils ont développé une microcentrale hydraulique mobile à tourbillons. Un ruisseau de montagne est dévié en partie dans un bassin circulaire, que l’eau quitte à nouveau par un trou pratiqué dans le fond, provoquant un tourbillon comme dans une baignoire qui se vide. Le prototype, d’un diamètre de 80 cm, fonctionne à partir d’une hauteur de chute de 40 cm et d’un débit de 20 litres par seconde. Sa puissance est
de 50 à 100 watts, ce qui suffit à alimenter un ordinateur portable et l’instrument de mesure.

L’idée de produire artificiellement de l’énergie tourbillonnaire pour alimenter de petites centrales hydroélectriques sera exploitée à grande échelle dans notre pays.
La commune de Schöftland (AG) accueille depuis deux ans une installation-test construite lors des travaux de renaturalisation de la Suhre. A raison d’une hauteur de chute de 1,5 m et d’un débit moyen de 1800 litres à la seconde, elle fournit 80 000 à 120 000 kWh de courant par an, ce qui suffit pour alimenter 20 à 25 ménages en électricité.
«Une petite installation ne fonctionne pas comme une grande. Les étudiants argoviens n’ont donc pas pu simplement diviser le volume d’eau, la vitesse du courant et la taille du rotor par une valeur fixe pour construire une version miniature de la centrale de Schöftland», précise Janick. Avec ses camarades, il a dû s’approprier les bases théoriques pour la construction de l’installation et les tester ensuite dans la pratique.

La petite centrale, qui est à présent opérationnelle, est construite en bois. Il faudra patienter un peu jusqu’à ce qu’ils puissent passer en phase de production. «Nous devons encore améliorer les matériaux, c’est-à-dire en trouver de plus légers, car la centrale doit être mobile. On prévoit de faire une installation entièrement en plastique ou en acier», souligne Marco.
Les constructeurs entendent réaliser par ailleurs des variantes plus puissantes allant jusqu’à 500 watts. Les clients potentiels sont non seulement les instituts de recherche qui gèrent des stations de mesure, mais aussi les organisations humanitaires, pour des interventions lors de catastrophes.

«Il existe aussi du potentiel pour les grandes centrales hydroélectriques tourbillonnaires», relève Daniel Styger, de la Coopérative des centrales hydroélectriques tourbillonnaires (CCHT).
La coopérative a trouvé en Suisse près de 12 000 sites d’implantation potentiels. Chaque centrale pourrait produire à elle seule 100 000 à 500 000 KWh d’électricité par an. Cela correspondrait en tout à la moitié de la puissance d’une centrale nucléaire.

«Nous cherchons des jeunes engagés et motivés»

Coop est l'une des plus grandes entreprises formatrices. Une des conditions nécessaires à l'apprentissage est la motivation.

Coop a relevé le nombre de ses places d’apprentissage. Arrivez-vous encore à occuper toutes les places?
Annika Keller. Non. A l’avenir, nous miserons davantage sur la qualité que sur la quantité.  

Où un manque d’apprentis se fait-il sentir?
On constate déjà que, selon la branche et la région, il y a moins de demandes, surtout dans le commerce de détail, et que la qualité des candidatures baisse. Dans certains corps de métiers, comme chez les logisticiens ou les technologues en denrées alimentaires, on observe la même évolution.

Pourquoi conseiller à un jeune de suivre une formation chez Coop?
Chez Coop, on est stimulé et encouragé et on peut faire la maturité professionnelle en cours d’apprentissage. Coop offre aussi d’excellentes possibilités de formation continue.

Quelles sont les conditions pour entrer en apprentissage chez Coop?
Elles sont très variables d’une profession et d’une branche à l’autre. Mais dans toutes les professions, il nous faut tout d’abord des jeunes engagés, motivés et fiables, qui se lancent avec plaisir dans une formation initiale.

Avec son bus qui sillonne la Suisse depuis le mois d’août, Coop continue sa campagne de séduction. Cela pour permettre aux formateurs et aux apprentis d’aller à la rencontre des jeunes, dans les écoles ou les grands magasins. On les informe sur les professions proposées par l’entreprise et les incite à y entamer une formation professionnelle initiale. Habituellement chargés de la décoration des Coop City, les apprentis polydesigners 3D ont donné libre cours à leur créativité pour élaborer les plans de décoration du bus. Pour plus d’infos:

Coop Jobs
Thomas Compagno

Rédacteur

Photo:
Heiner Schmitt
Publication:
lundi 03.10.2011, 10:51 heure

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