Emilio Sileno 
(55 ans) soigne 
ses 2000 ceps d’aglianico del Vulture.

Aglianico del Vulture, le barolo du Sud

A Venosa, en Basilicate, l’aglianico del Vulture est le cépage préféré 
des vignerons locaux. Depuis soixante ans, les caves de Venosa 
transforment ce cépage autochtone en un vin harmonieux et structuré.

C’est au cœur de l’Italie du Sud, aux pieds du mont Vulture, un volcan éteint, que s’étendent les vignobles séculaires d’un cépage noble: l’aglianico.
Connu comme le barolo du Sud, ce cépage autochtone remplit de fierté les vignerons. Emilio Sileno (55 ans) est propriétaire d’un vignoble de 25 rangées de 80 pieds chacune. Il s’occupe de sa vigne avec rigueur et passion. «La vigne, il faut l’aimer. Sinon, autant ne pas commencer.»
Dans cette région, la vigne n’est pas un loisir. Comme le confirme Antonio Teora, responsable commercial de la coopérative des viticulteurs de Venosa, où Emilio apporte son raisin.
Ici, on mise sur la qualité et le rendement depuis près de soixante ans. «La coopérative se compose de 800 personnes», déclare le responsable commercial, qui joue le guide pour nous. «Chacun cultive au maximum 4 hectares de vigne. Tout le monde s’investit pour que la qualité de notre aglianico del Vulture soit excellente.»
Pour atteindre cet objectif, la filière peut compter sur l’expertise d’un vigneron spécialiste ainsi que sur les vingt ans d’expérience de Franco Calviello, le chef caviste. De son côté, le président de la coopérative se charge d’entretenir le réseau d’associés.

Franco Calviello est le maître caviste de la coopérative de Venosa.

Emanuele Giannone (38 ans) parcourt chaque jour ses hectares de vigne taillée en Guyot, afin de contrôler l’évolution du cépage et de s’assurer de la bonne santé de son raisin, garante du succès de la future vinification. Mais comment parvient-il à soigner toutes ces vignes tout seul? «La passion. Rien n’est trop dur pour un passionné. Le contact avec ma terre, fertile, et le sentiment de liberté que me procure cet endroit sont ma source d’inspiration. Les difficultés existent, bien sûr, mais ce n’est rien si l’on fait bien son travail.»
Gesualdo, Terre di Orazio et Carato Venusio sont les étiquettes des caves de Venosa. Mais pour obtenir un vin de qualité, il s’agit de surveiller minutieusement les cultures. «C’est nous qui disons à nos vignerons quand nous estimons que les raisins sont mûrs, et chaque associé respecte nos règles et notre expérience», explique le chef caviste. «A une période bien définie de la maturation, les raisins de chaque vigne sont analysés en vue de programmer la vendange de chaque parcelle», précise le président de la coopérative, Francesco Perrillo.
Né à Uster, dans le canton de Zurich où il est allé à l’école primaire, ce dernier semble en avoir conservé la culture, sinon l’imprégnation. Peu loquace, mais à l’écoute, son credo est simple et efficace: pragmatisme, travail et peu de bavardage.

Michele 
Baldantoni,
 responsable 
de l’Alsia

Michele 
Baldantoni,
 responsable 
de l’Alsia
Michele 
Baldantoni,
 responsable 
de l’Alsia

Toutefois, le président intervient lorsqu’on aborde la question épineuse du rendement: comment réussir le pari de la compétitivité avec autant de personnes à coordonner? «La structure de la coopérative est légère. Les décisions sont prises sans consulter l’ensemble des associés. Un exemple concret? L’année passée, nous nous sommes équipés d’une installation photovoltaïque de type amorphe, intégrée au toit de la cave. La cave a ainsi amélioré son rendement énergétique. Elle est devenue indépendante.»
Mais l’histoire ne s’arrête pas là: le centre expérimental de Melfi, dont l’Alsia (azienda agricola sperimentale) fait partie, joue lui aussi un rôle déterminant dans le succès de l’aglianico del Vulture. Depuis 1992, le centre s’occupe en effet d’optimiser la viticulture en Basilicate. «En cas de menace météo ou de risque parasitaire, un SMS d’alerte est envoyé, avec indication des mesures à prendre. La qualité de l’aglianico del Vulture fait partie de nos responsabilités», explique le responsable de l’Alsia, Michele Baldantoni.
Ce dernier est également le responsable exécutif de la société de protection des AOC et AOCG de l’aglianico del Vulture. «Le prochain défi est l’installation de stations météorologiques aux points névralgiques de nos vignobles afin de mieux suivre l’évolution des raisins. Chaque vigneron sera ensuite doté d’une tablette électronique qui lui permettra d’obtenir les informations en temps réel et de veiller à ce que notre vin conserve sa réputation de barolo du Sud», conclut Antonio Teora.

Risotto all’aglianico

Ingrédients
Pour 4 personnes

200 g de riz Carnaroli
240 g de bœuf haché
250 ml d’aglianico
½ litre de bouillon
20 g de burratina
parmesan
2 échalotes
huile d’olive extra-vierge
sel

Préparation
Faire chauffer le vin et une échalote coupée en quatre jusqu’à réduction de moitié. Filtrer et réserver. Faire rissoler le bœuf dans un peu d’huile. Dans une casserole, faire frire la deuxième échalote dans l’huile d’olive, ajouter le riz, dorer et laisser cuire en ajoutant le bouillon petit à petit. Quand le riz est presque cuit, ajouter le vin. Pour finir, ôter la casserole du feu et incorporer la burratina coupée en petits morceaux et le parmesan râpé jusqu’à obtention d’un risotto onctueux. Servir le risotto avec le bœuf haché.

Giordano L’aglianico di Puglia IGT

Un bouquet fruité avec des arômes de baies mûres caractérise le Giordano Aglianico Puglia IGT. Harmonieux et structuré, il accompagne idéalement les grillades et les fromages à pâte dure. La cave Giordano, dont le siège principal se trouve dans le Piémont, a commencé à produire du vin au début du XXe siècle. Du barolo au primitivo, elle propose une gamme de vins nobles et variés.

Venosa: la cité d’Horace

Venosa, la ville d’Horace, poète de la Rome antique, se trouve en Basilicate. La commune compte parmi les plusbeaux bourgs d’Italie.

A voir. Les catacombes juives, près des catacombes chrétiennes, témoignent de la présence des communautés juives entre le IIIe et le IVe siècle après J.-C. Creusées dans le tuf, organisées en galeries, elles présentent des graffitis et des épitaphes en hébreu.
Le complexe de la Santissima Trinità se compose de l’ancienne église datant de l’époque paléochrétienne (Ve-VIe siècle après J.-C.), érigée sur un temple païen. On peut y admirer la colonne de l’amitié, une œuvre romaine surmontée d’un chapiteau byzantin. Le parc paléolithique de Notarchirico, où s’étendent des vignobles, indique que l’homme était déjà présent ici à l’époque préhistorique.

Se loger. L’ambiance de l’Hôtel Villa del Sorriso est familiale, la cuisine authentique. Idéal pour découvrir la gastronomie locale.
www.hoteldelsorriso.com

Le bar. Winebar New Mojito, au cœur du centre historique, sous les arcades.

L’agritourisme. Agritourisme Sant’Agata à Melfi, où l’on peut déguster des plats typiques de la Basilicate tels que le «caciocavallo podonico» (un fromage de vache rousse), le «peperone crusco» (poivron séché frit) ou les «strascinati» aux fanes de courgettes du jardin. La ferme didactique annexe propose un parcours pour les enfants.

Plus d’infos sur: www.agriturismo-santagata.it

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Texte: Carmela Macciai

Photo:
Pino Covino
Publication:
lundi 11.08.2014, 10:30 heure

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