Il faut connaître l’origine des angoisses pour les soigner.

Aider un chien qui a peur de tout

Émotions Désolés de voir leur toutou mal dans leur peau, des maîtres cherchent une recette contre la peur.

«Avant de pouvoir intervenir, précise Mikaël Villard, éducateur canin, il faut déterminer l’origine de la peur.» Les animaux qui ont été maltraités peuvent garder longtemps des séquelles et paniquer pour des détails.
«S’il a été enfermé, loin de tout, durant les quatre premiers mois de son existence, ou pas socialisé, il arrive que le chiot développe des angoisses dès qu’il est en contact avec le monde réel. D’où l’importance pour les maîtres de jeunes chiens de les placer dans toutes les situations possibles de la vie quotidienne, afin qu’ils reconnaissent les bruits, les objets, les personnes et s’y habituent. Si un chien a peur de la voiture, il est nécessaire de l’apprivoiser lentement, de l’appeler avec une friandise et de le rapprocher de l’engin jusqu’au moment où il y entrera de lui-même. Le forcer est contre-productif. Pire, un traumatisme peut alors s’installer pour très longtemps.»

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La patience paie

Seule la patience aidera l’animal. «Ma chienne avait peur de l’eau, je l’habituais tranquillement à s’en approcher. Un jour quelqu’un l’a jetée dans la rivière où je me baignais… il m’a fallu trois ans pour la récupérer. Aujourd’hui, elle adore me suivre dans l’eau!» Peur de l’aspirateur? Laisser l’appareil dans une pièce, le chien tourne autour, l’ausculte, le renifle; puis le mettre en marche, offrir une friandise près de l’aspirateur, et recommencer.
Dans les cas de peur panique, il faut consulter un vétérinaire, car il peut y avoir des antécédents génétiques. Un comportementaliste apportera lui aussi ses connaissances. Pensez à l’homéopathie, très précieuse dans les cas d’anxiété, à la médecine chimique au besoin. Plus simplement, le body bandage, dit aussi thundershirt, est une source de sécurité pour Médor.

Duo improbable sauvé

L’histoire se déroule dans une lointaine Europe. L’adolescente, célibataire, accoucha dans la rue. Elle emmaillota le bébé et le déposa sur le parvis d’une église. Un chien hirsute, sale, efflanqué passait par là, à la recherche de nourriture. Le nouveau-né, encore ensanglanté, était un mets de choix. Le chien renifla, déballa l’enfant et se mit à le lécher. Puis il remit tant bien que mal la couverture sur l’être minuscule et se coucha contre lui, l’entourant de son flanc maigre et de ses pattes. C’est là qu’un chauffeur de taxi les trouva aux aurores. Il passa sa grosse paluche sur ces deux êtres et, essuyant furtivement ses larmes, prit le bébé contre lui et dit au chien de le suivre. «Deux de plus ou deux de moins», soupira-t-il. Il venait de récupérer un chat des rues et ses quatre gosses réclamaient un chien depuis longtemps. Le clan adopta le petit Akos, et son drôle de frère jumeau, Baloo, le chien aux yeux doux.

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Bernadette Richard

Journaliste, écrivaine et astrologue

Photo:
Prisma online, SP
Publication:
lundi 13.04.2015, 13:20 heure



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