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Jacques Wullschleger
écrit le 05.06.2018


Alain Béguin, ancien footballeur

Alain Béguin: "Mon obsession, c'était marquer". Alain Béguin a été un joueur de caractère et un gagneur, un compétiteur, qui avait la passion de marquer des buts. " Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis", dit-il très souriant, à l'heure du café d'après-repas. Marquer, voir le ballon gicler avec force ou élégance au fond des filets, c'était aussi une obsession chez lui. "Je vivais pour voir ça. J'étais un opportuniste. J'étais là où il fallait être." Le foot lui a permis d'aller de l'avant et encore maintenant.

Il a commencé sa carrière de footballeur en vivant deux relégations. "Avec Le Locle (chute de LNB en 1ère ligue en 1985), puis avec La Chaux-de-Fonds (LNA en LNB, 1986-1987)." L'entraîneur était Bernard Challandes, actuel sélectionneur du Kosovo. Un homme aussi passionné par la vie, par le travail toujours bien fait, par le football, qu'Alain Béguin a eu comme professeur au Technicum du Locle. "Je suis au bénéfice du Brevet fédéral en informatique." Quand ils se rencontrent, ces deux hommes de tempérament savent parler de tout.

Avant de se blesser lors d'un entraînement à un genou "Il s'est cassé", Alain Béguin fut sacré meilleur buteur suisse. L'obsession, encore elle. "Au Lausanne-Sports, j'ai eu Umberto Barberis comme entraîneur. Il disait: "Tous les joueurs doivent être des "stars" techniquement, sauf le buteur." En évoquant ce souvenir, Alain Béguin sourit, parce que les propos de "Bertine" lui correspondaient. Un peu. Beaucoup?

Des sous pour l'essence

Quand il jouait avec Le Locle, en LNB, Alain Béguin touchait frs 50.- par mois. Une époque belle, une belle époque, révolue. " Cet argent servait à payer l'essence de mon vélomoteur", se souvient-il. Et à La Chaux-de-Fonds? "Je gagnais frs 1000.- par mois. On s'entraînait le soir, la journée, on travaillait."

La seule fois où il a été pro, c'était avec le FC Lucerne. "L'entraîneur était M. Friedl Rausch, hélas décédé. Pourquoi s'était-il intéressé à moi? Parce que lors d'un match, je jouais avec La Chaux-de-Fonds, j'avais marqué un but contre Lucerne. Alors Friedl Rausch avait dit: "Celui-là je le veux. Pour lui, j'étais le "Welsch"."

Avec Lucerne "J'ai peu joué avec la première équipe, étant à l'école de recrues pour quatre mois à l'Allmend caserne située près du stade de foot." Cette saison-là, Alain Béguin a pourtant fêté 2 titres. "Celui de champion de Suisse de LNA et le sacre des M21 avec lesquels il avait aussi brillé."

Alain Béguin et "ses" féminines

Avec l'équipe féminine d'Yverdon Sport, Alain Béguin a vécu une belle période. Elle a duré 6 saisons. Un mini bail. "Avec les filles, des jeunes femmes, tu ne parles pas le même langage qu'avec les hommes. Tu dois parler de performance par de résultat, tu ne dois pas parler de victoire, mais de faire le mieux possible." À Yverdon il a lutté contre les mots fragiles et y a entraîné sa fille. "Elle joue présentement avec Renens. Elle est attaquante." Comme son papa.

Avec l'équipe féminine d'Yverdon, Alain Béguin a beaucoup travaillé l'aspect humain. Avec ses joueuses et pour lui-même. "Ça m'a fait un grand bien", avoue-t-il. Quand
tu es avec des filles (ou des jeunes femmes), ça permet de canaliser des émotions. J'étais trop sanguin. Grâce à elle, j'ai appris beaucoup de choses." Et pour la petite histoire, son amie, Mélissa Späni était la gardienne de l'équipe. Présentement, elle se remet d'une rupture d'un tendon d'Achille.

Du tennis en 2ème ligue

Depuis l'an 2000, Alain Béguin joue au tennis. "En 2004-2005, j'étais joueur au FC Bavois ce qui ne m'empêchait pas de taper dans la petite balle jaune." Il dispute les interclubs en 2e ligue avec le TC Valeyres-sous-Montagny. Il est R5, hiérarchie plus qu'honorable. Mes points forts? Le service et le coup droit."

Au tennis comme au foot, Alain Béguin est un compétiteur. Il n'aime pas perdre. Une preuve. "Le jour de ses 25 ans, j'ai joué un match contre mon fils. Je ne l'ai pas laissé gagner, je me suis battu pour ça. Je lui ai dit: "Si tu gagnes, cela voudra dire que tu a été le plus fort." Je sais ce que vous allez me dire mais mon fils sait que c'est comme ça..."

Dans son métier, Alain Béguin est un gagneur, un battant jamais battu. Depuis 2011,
il est directeur commercial chez aXelerateur, membre du groupe Ixion, Ressources Humaines. Cette société est basée à Chexbres. "Je fais du placement de personnel dans l'informatique." À l'école, il aimait bien les maths.

Les "anciens" du FC Lucerne, champion de Suisse en 1989, se sont retrouvés. Alain Béguin se trouve en bas à droite, et l'entraîneur feu Friedl Rausch, entraîneur, se trouve tout à gauche.

Palmarès

Alain Béguin est né le 8 mars 1967 au Locle.

Ancien footballeur (attaquant).

A été junior au Locle. A joué, 1984-1985, avec le Locle (LNB, aujourd'hui Challenge League), puis en LNA (aujourd'hui Super League) avec La Chaux-de-Fonds (1985-1986) et en LNB (1986-1987, suite à une relégation).

A ÉTÉ CHAMPION DE SUISSE AVEC LE FC LUCERNE (1988-1989).

A évolué ensuite avec Yverdon (1989-1992 en LNB), puis avec le LS (1992-1993). Ensuite, Le Locle (1ère ligue, 1993-1994), Renens (1ère ligue, 1994-1996), Serrières, 1ère ligue, 1996-1999), Echallens (1ère ligue, 1999-2000), Colombier (1ère ligue, 2000-2001).

Puis a encore joué avec le FC Valmont (2e ligue inter), Bavois, Echichens, enfin Cugy.

Entraîneur: de 2004 à 2010, a entraîner l'équipe féminine d'Yverdon et a remporté à 2 reprises la Coupe de Suisse. Et "J'ai dépanné" à Orbe et à Yverdon "Avec les équipes masculines".

A été sélectionné a une reprise avec les M21 suisse (1988). "L'entraîneur Staub m'a fait jouer milieu défensif alors que j'étais un attaquant. J'avais provoqué un penalty."

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Jacques Wullschleger

 

Un fou de sport. Et le mot est faible. Jacques Wullschleger  a consacré sa carrière au journalisme sportif, d’abord pour la «Feuille d’avis de Lausanne» (devenue «24 heures») dès 1972, puis au «Matin» dès 1984. Son palmarès parle pour lui: plusieurs Coupes du monde de football, des Tours de Romandie et d’innombrables championnats de hockey, tennis, natation, patinage artistique… Au final, des milliers d’articles, mais aussi des événements et des rencontres qui ont marqué l’homme.

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