Alizée Gaillard à Euseigne (VS), dans l’horizon de la maison de famille.

Alizée Gaillard: «La suisse? J’en parle tous les jours»

Rencontre Depuis deux ans, la top-modèle d’Euseigne (VS), Alizée Gaillard, fait sa vie à Los Angeles. De passage en Suisse, elle nous accueille dans la ferme de sa famille.

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Le Valais sera toujours chez moi, mais je me sens plus à l’aise à Los Angeles»

Alizée Gaillard, quelles ont été vos premières impressions lors du retour en Valais?
Bien avant d'arriver à la ferme à Euseigne, j'ai eu un choc. En débarquant à l'aéroport de Zurich, je me suis dit que tout était calme et que les gens allaient au ralenti. Genève, qui me paraissait une grande ville avant, me fait aujourd'hui penser à un village. Mais ce retour à la maison me fait énormément de bien. J'avais besoin de me rapprocher de la nature et de revoir mes proches.

Et comment se sont passées les retrouvailles en famille?
C'était génial. Nous sommes huit enfants en famille et le weekend tout le monde se réunit à la maison. Ca m'a fait bizarre de voir que Rachel, ma petite soeur de 16 ans, me dépasse en taille. Et mon petit frère Jérémie, qui a 18 ans, est devenu un homme! Mais il n'y a pas eu de grosses surprises, car toute l'année nous entretenons nos relations avec un groupe Whatsapp sur lequel nous nous envoyons des vannes à longueur de journée. Et de Los Angeles, je skype régulièrement avec ma maman et ma soeur Rachel.

Quel est le programme pour ce mois en Suisse?
En plus de ma famille, je profite de revoir mes meilleures amies du collège. Nos relations sont toujours aussi fortes, j'ai beaucoup de chance. J'ai aussi remis les skis, c'est incroyable de retrouver cette sensation. Toutefois, je n'en oublie pas le travail. J'ai contacté mon agence de Zurich pour faire quelques shootings et vais faire un passage à Paris. En fait, mon programme est assez chargé. Ce ne sont pas vraiment des vacances reposantes mais ressourçantes.

«Il représente toute l'activité familiale à la ferme. Et c'est la première chose que je mange quand je rentre à la maison.»

Qu'aimeriez-vous emmener d'Euseigne à Los Angeles?
Le fromage de mes parents! (Rires) La tomme d'Euseigne et le fromage à raclette. Chaque fois que quelqu'un vient me rendre visite, je lui passe commande. Pour cela, je suis bien Suisse, je mange du fromage et du chocolat tous les jours. Mon mari ne manque d'ailleurs pas de me le faire remarquer!

Et à l'inverse qu'est-ce qui vous manque de votre vie californienne quand vous êtes de passage en Suisse?
Mon mari bien sûr! C'est la première fois que nous sommes séparés si longtemps. Nous pensons d'ailleurs revenir en Suisse cet été, pour que je le présente à ma famille. Sinon c'est tout le style de vie de Los Angeles qui me manque. La plage, les palmiers... cette ville dégage un air de vacances.


Les Etats-Unis, c'est donc une perspective de vie?
Au début, je pensais y aller pour cinq ans. Mais maintenant que j'y suis installée, je me vois y rester. Le Valais restera toujours chez moi, mais je me sens plus à l'aise à Los Angeles. C'est là-bas que je peux vraiment assouvir mes ambitions professionnelles. Mon rythme de vie y est certes assez effréné, mais cela me convient bien.

L'image que vous portez sur la Suisse a-t-elle changé?
De la Suisse, je parle tous les jours. Je n'arrête pas de faire des comparaisons avec le mode de vie américain. Je trouve qu'ici, nous sommes privilégiés. Pour la qualité de vie, mais aussi pour le système social, de santé ou d'éducation. Je n'en reviens pas qu'un étudiant américain sorte de l'université avec 200'000 dollars de dette! Depuis, je vois l'excellence suisse partout. (Rires) Les mentalités sont par contre malheureusement encore un peu fermées à mon goût. Lorsque l'on souhaite faire quelque chose de différent, je remarque parfois que ça dérange.

Depuis un an, vous êtes mariée à Darrin Charles, un ancien footballeur américain du Wisconsin. Comment se passe votre union?
Ca va super bien! Je suis impulsive et intuitive et la première fois que je l'ai rencontré, je savais que c'était l'homme de ma vie. En plus, comme nous faisons le même métier, nous formons une véritable équipe. Nous nous coachons mutuellement pour les castings et les auditions. Depuis le mariage tous nos projets convergent dans la même direction. Il est devenu ma famille aux Etats-Unis et ça change tout.

Entre le mannequinat et le cinéma, quelle carrière privilégiez-vous?
Je suis en train d'opérer cette transition des podiums à l'écran. Depuis dix ans, je gagne ma vie grâce au mannequinat et je commence à consacrer du temps au cinéma. Je me forme et suis des cours pour perdre mon accent. En gros, je jongle entre des mandats de mannequin qui me rapportent de l'argent et des petits rôles au cinéma, qui me demandent beaucoup de préparation pour peu de rétribution. Mais il faut enchaîner ces petits passages à l'écran pour percer un jour.

Pour l'heure, vous multipliez les défilés, les castings et les auditions. Comment garder la tête hors de l'eau dans ce milieu concurrentiel?
Depuis quelques semaines, j'ai engagé une manager. Elle m'aide à choisir ce qu'il y a de mieux entre tous les contrats proposés par mes quatre agences à Los Angeles. D'un point de vue financier mais aussi pour ma carrière.

Votre objectif?
Pouvoir vivre du cinéma serait déjà génial. Et s'il y a plus, tant mieux!

Comment vous imaginez-vous dans dix ans?
Je me vois avec des enfants. Nous projetons d'en avoir dans cinq ans, le temps pour nous deux de développer notre carrière au maximum. Quant à mon avenir professionnel, je ne me fais pas de souci. Avec toutes les compétences que j'ai acquises dans le milieu artistique, si je ne perce pas en tant qu'actrice, je pourrai me tourner vers la production, l'écriture ou la direction de films. Etre derrière la caméra m'intéresse également beaucoup.

Travail, famille, amis: elle est toujours en lien

Et pour vous ressourcer, quelles sont vos habitudes à Los Angeles?
Avec Darrin, nous partons souvent nous balader sur les «hills», les collines de Los Angeles. Là bas, ils appellent cela des montagnes mais pour moi, ça reste assez plat. (Rires). A part ça, nous sommes à vingt minutes de la mer pour des promenades et nous adorons les brunchs entre amis. Tous travaillent dans le milieu, mais nous ne parlons jamais boulot lors de nos rencontres. Pour rester en forme, je restreins aussi mes sorties le soir. Pourquoi sortir en boîte lorsqu'on a l'homme de sa vie à la maison! (Rires)

Quel lien gardez-vous avec Haïti, le pays d'origine de votre père?
Je me sens toujours proche de ce pays. Mais depuis le décès de mon père il y a cinq ans, j'ai perdu un peu ce lien qui m'y rattachait. Je compte toutefois faire découvrir l'île à Darrin.

4 dates dans la vie d’une top-modèle actrice

1985 Naît à Genève. À 2 mois, ses parents l’emmènent au Canada puis en Haïti.

1993 À la suite de la séparation de ses parents, elle s’installe en Suisse avec sa mère et son petit frère.

1998 Le 3 décembre, sa petite sœur Rachel vient au monde, huitième enfant de la famille recomposée.

2013 Le 15 décembre, elle se marie avec Darrin Charles à Los Angeles. Elle l’a rencontré six mois plus tôt.

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Sophie Dorsaz

Rédactrice

Photo:
Denis Emery/Photo-genic.ch
Publication:
lundi 09.02.2015, 15:15 heure



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