Le label FSC garantit une exploitation durable des forêts ainsi que l’application de normes qui vont bien au-delà des exigences minimales légales.

Allons aux bois

Question de label Les produits régionaux sont tendance car ils évitent des kilomètres de transports inutiles. Faut-il dès lors préférer le bois du pays au bois certifié?

L’«homo œcologicus» responsable n’a pas la tâche facile de nos jours: entre du bois du pays et du bois étranger certifié FSC (Forest Stewardship Council), lequel choisir à l’achat, par exemple, d’une nouvelle planche à viande? N’existe-t-il pas du bois régional qui réponde à certains critères sociaux? La réponse est oui. «Près de la moitié de la forêt suisse est certifiée FSC», affirme Hubertus Schmidtke, directeur de FSC Suisse.
D’après ce spécialiste, l’acronyme FSC comprend l’application d’une réglementation plus restrictive en matière d’usage de produits phyto­sanitaires et le respect de ­sévères prescriptions écologiques, comme celles régissant le traitement du bois mort. Celui-ci doit être laissé dans la forêt, tout comme il faut laisser un certain nombre d’arbres morts sur pied, biodiversité oblige.
Des critères sociaux entrent aussi en ligne de compte dans l’attribution de la certification. Ainsi, les normes FSC interdisent formellement la sous-enchère salariale. Le label donne beaucoup d’importance à une exploitation forestière durable, au-delà des exigences minimales légales, en Suisse également.

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Du bois importé

Mais la Suisse importe aussi beaucoup de bois. Selon les indications de l’Office fédéral de l’environnement, près de la moitié du bois utilisé et commercialisé dans notre pays provient de l’étranger. Avec l’abolition du taux plancher entre le franc et l’euro, il y a deux ans, le prix du bois étranger a chuté de 10%. En outre, certaines gammes de bois de construction ne sont plus du tout produites en Suisse, ou alors en quantités insuffisantes. Dès lors, l’exploitation forestière suisse ne rentre dans ses frais que là où elle est rendue aisée par la topographie. Elle n’est pas rentable sur les terrains très en pente ou dans les régions de montagne. Par conséquent, la surface forestière prend bel et bien de l’ampleur, «mais pas là où on le voudrait, précise Hubertus Schmidtke, alors que les atouts du bois suisse pour l’économie nationale sont incontestables.»
Choisir entre du bois suisse et le label FSC n’est donc pas évident, reconnaît le directeur de FSC Suisse. «L’étranger, cela peut être la Forêt- Noire, plus proche de Zurich que bien des forêts suisses.» Mais l’étranger, c’est aussi la Pologne, la Roumanie ou la Russie. Le label FSC est alors un bon repère pour le consommateur car il garantit la conformité à des standards écologiques et sociaux élevés.
Pour aider le client, Hubertus Schmidtke propose l’ordre de priorités suivant: 1. Bois suisse FSC; 2. Bois étranger FSC; 3. Bois suisse sans certificat; 4. Bois étranger sans certificat, les bois tropicaux non certifiés devant être totalement exclus. «C’est la stratégie que Coop applique lors de l’acquisition de bois, affirme Guido Fuchs, chef de projet Développement durable. Plus de 73% de nos ventes concernent des produits en bois certifiés FSC.»

Popularité du label FSC en Suisse

87% des gens le connaissent

Des actes pour le bien-être de tous

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Noëmi Kern

Infographie: Jacob Kadrmas

Photo:
Keystone, DR
Publication:
lundi 24.04.2017, 13:10 heure

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