Ansel Elgort (23 ans) dans une scène de «Baby Driver».

«Je suis incontrôlable!»

Ansel Elgort Le jeune acteur américain fait le buzz en as du volant ténébreux et mélomane dans son nouveau film, «Baby Driver». Rencontre.

Adulé par le public adolescent et en particulier féminin, Ansel Elgort est en train d’élargir son cercle d’admirateurs. Le New-Yorkais de 23 ans fait le buzz avec Baby Driver, un film d’action inventif et exaltant qui roule à cent à l’heure au rythme d’une BO endiablée.
Il incarne Baby, as du volant ténébreux et mélomane contraint de travailler comme chauffeur pour une bande de braqueurs de banque.
Souffrant d’acouphènes que la musique soulage, il vit les écouteurs scotchés sur les oreilles et conduit au rythme de sa playlist. Tout en s’occupant de son père adoptif sourd, Baby rencontre une ravissante serveuse avec qui il rêve de s’enfuir… C’est dans la suite d’un palace londonien que le grand comédien (1 m 93, tout de même) nous reçoit pour évoquer ce film encensé par la critique anglo-saxonne et qui a démarré en trombe au box-office. Il nous parle aussi de sa passion de la musique, de son succès, de ses proches et de la bar-mitsva qu’il n’a pas faite. Avec sincérité et parfois une pointe d’humour.

«

J’adore les filles! Je veux qu’elles viennent voir tous mes films»

Ansel, on dirait que vous étiez fait pour le rôle de Baby. Ce gars mordu de musique, qui a le sens du rythme, c’est vous?
Quand j’ai lu le scénario, j’ai tout de suite su qui était Baby. Ce rôle était tellement parfait pour moi que je n’en revenais pas. Ce gars fait de la musique dès qu’il a une minute de libre. C’est moi, littéralement! Je suis tout le temps en train de composer des chansons sur mon ordinateur. Même la façon qu’il a de danser dans la rue me parle.

C’est-à-dire?
Lorsqu’au début du film, Baby réussit ce braquage incroyable puis s’en va commander des cafés pour toute l’équipe, il marche dans la rue avec une pêche du tonnerre. Je connais bien ce feeling. Je me souviens du jour où j’ai appris que j’allais jouer dans Carrie, mon premier film. Je me baladais sur Madison Avenue, à New York, les écouteurs sur les oreilles et la musique à fond quand j’ai reçu l’appel. Je me suis mis à sautiller sur le trottoir comme un fou parce que je pétais le feu.

Êtes-vous aussi un as du volant dans la vie?
Je ne suis pas un mauvais conducteur. Et j’ai suivi un entraînement intensif pour ce film. J’ai participé à quelques cascades, pas des courses-poursuites à grande vitesse mais des petits trucs.

Quel type d’entraînement avez-vous suivi?
Il a duré un mois et m’a fait penser moins à un camp d’entraînement militaire qu’à une colonie de vacances! C’était super fun. J’ai suivi des cours de conduite et de parcours pour les cascades, appris la langue des signes, travaillé mon accent sudiste avec un coach, pratiqué des chorégraphies. J’ai trouvé ça génial.

Vous avez dû apprendre la langue des signes?
Oui, j’ai appris les répliques à «dire» dans le film. Pour jouer avec CJ Jones, qui incarne mon père adoptif et est réellement sourd dans la vie, c’était très important parce qu’on a pu ainsi rendre notre relation réaliste à l’écran.

Vous jouez face à des acteurs du calibre de Kevin Spacey, Jamie Foxx et Jon Hamm. Comment vous ont-ils traité sur le tournage? (Bonus web)
Je me suis pointé sur le plateau en pensant «je suis le jeunot. Ces gars-là sont des stars de cinéma et ils vont faire bande à part». Mais cela ne s’est pas du tout passé comme ça. A peine arrivé, Jamie m’a dit «eh mec, c’est vrai que tu joues au basket? Il faut que tu viennes chez moi, j’ai un immense terrain! Et tu fais de la musique? Je veux l’entendre!» Avec Jon, on est allés tout de suite dîner. Et j’étais déjà ami avec Kevin parce que j’avais tourné un film avec lui, «Billionaire Boys Club».

Spielberg a dit que «Baby Driver» est son film préféré de l’année. Warren Beatty vous a félicité. Vous pourriez attraper la grosse tête… Qui vous fait garder les pieds sur terre?
Oh mais tout ça m’est déjà monté à la tête! Je suis devenu complètement incontrôlable (il attrape une bouteille d’eau sur la table et fait semblant de boire au goulot). Ceci est de la vodka!

Sérieusement…
Mes amis sont mes amis d’enfance. Mon frère et ma sœur sont ici avec moi pendant ce voyage. Ma copine est toujours la copine que j’avais au lycée. Tout mon entourage me fait garder les pieds sur terre, je crois. Mais en même temps, j’aurais probablement encore plus la grosse tête si j’étais Edgar Wright parce que c’est lui qui a écrit et réalisé ce film. Je ne suis qu’un acteur. Je me suis pointé sur le plateau et j’ai fait exactement ce qu’on m’a dit de faire.

Vous avez aussi une belle voix. Qui vous a donné envie de chanter?
Frank Sinatra, c’est certain, je l’adorais quand j’étais tout jeune. Et puis j’ai vu Hugh Jackman sur scène dans Oklahoma! quand j’avais 4 ou 5 ans. C’était à Broadway et je suis tombé amoureux des comédies musicales. Tout ce que je voulais faire, c’était chanter et danser, comme Gene Kelly que j’adorais. Plus tard, j’ai développé des goûts musicaux différents. J’ai commencé à écouter John Legend, à aimer des choses plus soul. J’adorais le R’n’B quand j’étais au lycée.

Faites-vous toujours le DJ sous le nom d’Ansolo?
Non, plus tellement parce que maintenant ma priorité est de faire de la musique sur laquelle je chante. Mon nouveau single s’intitule All I Think About Is You. Je l’ai écrit, produit et interprété.

Vous avez produit un titre dance, inspiré par le klezmer, qui fait un clin d’œil à la bar-mitsva. Comment s’est déroulée la vôtre?
Je n’ai pas eu de bar-mitsva, malheureusement. Je ne sais pas pourquoi. Mes parents ne sont pas très religieux même si mon père a fait la sienne. Je me suis toujours identifié comme Juif mais je sens que je pourrais m’intéresser à la religion plus tard dans ma vie. J’ai l’impression que j’en sais plus sur le judaïsme que sur toute autre religion. C’est pour ça que j’ai produit cette chanson, To Life. J’ai toujours aimé la culture juive et le klezmer. C’est tellement fun. J’avais envie de faire une version électro du klezmer.

Vous publiez souvent sur Instagram et d’autres réseaux sociaux. Où placez-vous la limite entre votre vie privée et vos activités promotionnelles?
Je fais ce qui me semble juste sur le moment. Lorsque je fais la promotion d’un film, je partage quasiment tout. Et puis quand je suis à la maison avec ma famille, à Noël par exemple, je ne publie rien. Je profite du moment avec ma famille.

Recevez-vous encore des commentaires de fans de «Nos Étoiles contraires» et en particulier de jeunes touchés par le cancer?
Oui, tout le temps. Plein de gens me rappellent comme ce film a été significatif pour eux et j’adore quand ils me disent «Ça m’a aidé à traverser cette épreuve». Je suis super fier de ce film. Quand les gens racontent que Baby Driver est mon premier vrai film parce que le reste était destiné aux gosses, je ne suis pas d’accord.

C’est peut-être parce que «Nos Étoiles contraires» s’adressait avant tout aux jeunes filles et qu’il n’est pas considéré comme un film «sérieux».
Oui, mais j’adore les filles! Je veux que les filles viennent voir tous mes films. Je n’ai pas envie que les mecs regardent mes films, juste les filles! (Il éclate de rire)

Acteur, DJ et chanteur

«Enfant, je voulais chanter et danser, comme Gene Kelly.»

«Enfant, je voulais chanter et danser, comme Gene Kelly.»
http://www.cooperation.ch/Ansel+Elgort «Enfant, je voulais chanter et danser, comme Gene Kelly.»

Fils d’un photographe de mode renommé et d’une directrice d’opéra, Ansel Elgort est né à New York en 1994. Il débute sa carrière au cinéma à 19 ans dans le remake de «Carrie». Il joue ensuite dans la saga «Divergente» puis dans le mélo «Nos Étoiles contraires». En parallèle, il est DJ (DJ Ansolo) et publie des morceaux de musique électronique.

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Miguel Cid

Rédacteur

Photo:
Paterson-Entertainment, Keystone
Publication:
dimanche 30.07.2017, 13:50 heure



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