«Fribourg est une ville sympathique. Les gens sont très gentils et vivent pour le hockey.» Anthony Huguenin, 22 ans dans quelques jours, dans la Basse-Ville.

«La glace, c’est un autre monde»

L'invité. Anthony Huguenin 
a rejoint Fribourg-Gottéron au début 
de la saison. Un bon choix pour le 
défenseur, qui vient de fêter sa première 
sélection en équipe de Suisse. Rencontre.

Coopération.  Vous êtes devenu un dragon au début de cette saison. Vous crachez le feu?
Anthony Huguenin.  J’essaie! Ça me fait plaisir de jouer dans une équipe qui veut aller chercher le titre. Pour progresser, c’était le bon plan. Il y a beaucoup de concurrence, à Fribourg, et ça m’oblige à me surpasser. Je me plais dans ce club, l’ambiance est vraiment bonne.

Et la vie à Fribourg?
C’est une ville sympathique. Les gens sont très gentils et ils vivent pour le hockey. Partout où nous allons, ça parle de hockey. Et il y a des coins superbes: je pense à la Basse-Ville, en particulier.

Comment s’intègre-t-on dans une équipe de fortes personnalités?
Je parle beaucoup. Mais les autres joueurs aussi, sauf quelques-uns.

Avez-vous été bien accueilli par les «stars» du club?
Oui, Bykov, Sprunger ou Dubé sont incroyables: ils ne prennent personne de haut.

Vous avez l’air tranquille. Le hockey, c’est un monde de gentils garçons qui se transforment sur la glace?
Oui, c’est plutôt comme ça. La glace, c’est un autre monde. Quand on joue, même contre des copains, on oublie qu’ils le sont. Pour arriver le plus haut possible et gagner quelque chose un jour, on est obligé de se battre à fond.

On ne vous voit jamais dans les bagarres? Vous n’aimez pas ça?
Bon, je n’ai pas le gabarit (ndlr: 1 m 80 pour 72 kg) pour me battre contre des joueurs de 2 m et 120 kg. Et ce n’est pas trop mon style, alors j’essaie d’éviter. Mais, un jour, ça arrivera.

Vous avez ce qu’il faut avec Timo Helbling, non?
Oui. Il peut s’occuper de ça!

«

Pour mes parents, le plus beau 
cadeau serait que 
je réussisse dans 
le hockey»

Votre club est dans le haut du classement du championnat, vous venez de fêter une première sélection en équipe nationale. Vous vivez sur un nuage?
Ça se passe pas mal pour le moment, même si je jouais peut-être mieux en début de saison. Je n’ai pas à me plaindre.

Il semble qu’Hans Kossmann, votre entraîneur, sait très bien faire redescendre ses joueurs des nuages… C’est le Père Fouettard?
Quand ça va bien, il laisse aller, mais il sait fixer les limites. L’important, c’est l’équipe. Si on ne contribue pas au bien de l’équipe, il est là pour nous remettre en place. Nous n’avons pas bien commencé la saison et il nous a mis un sacré coup de pied au c…

Il y a un mois, vous êtes retourné sur la patinoire de votre ancien club pour la première fois. Quel effet cela vous a-t-il fait de rejouer à Bienne?
J’ai ressenti une petite émotion. J’ai vécu deux bonnes saisons là-bas. On a joué les play off, ce qui était inespéré.

Vous avez pourtant failli rentrer de ce match à pied…
C’est une plaisanterie que j’ai faite après le match. J’avais commis une grosse boulette, mais, heureusement, notre gardien Benjamin Conz avait retenu le penalty. Sinon, je pense que j’aurais bien entendu Hans Kossmann dans les vestiaires. Mais enfin, voilà, j’ai fait une erreur et je l’assume.

Quand on fait du hockey à ce niveau, on peut penser à autre chose?
On se lève en pensant hockey, on mange hockey et on doit toujours être concentré pour les entraînements, pour le prochain match. Il est donc important, en dehors de la saison, de penser à autre chose.

Comment vont se passer vos fêtes de Noël?
Nous avons une courte pause de quatre à cinq jours. Je vais rentrer à la Chaux-de-Fonds, pour un Noël en famille. On va partager un repas et se faire des cadeaux. La famille est très importante pour moi et j’adore cette période de l’année.

A quel cadeau rêviez-vous, enfant?
A des cannes de hockey déjà.

Vous ferez des cadeaux plus importants cette année?
Dès que j’en ai l’occasion, j’adore faire des cadeaux, mais je ne sais pas encore ce que j’achèterai à Noël. Pour mes parents, le plus beau des cadeaux, ce serait que je réussisse dans le hockey. Il reste un bout de chemin.

Vous voulez aller jusqu’où?
Je veux devenir un défenseur important et je rêve de jouer un jour les Jeux olympiques et les mondiaux.

Déjà en février à Sotchi?
Non, franchement, ça me paraît difficile. Il y a beaucoup de bons défenseurs en Suisse. Je suis encore jeune. Je suis déjà content d’avoir été sélectionné à 21 ans.

Avez-vous conscience d’être privilégié?
Oui, totalement. J’ai la chance de me lever le matin pour faire ce que j’aime et de gagner ma vie avec ma passion. Même si on doit toujours beaucoup travailler, c’est comme un hobby. Les jours où il n’y a pas de match, j’arrive à la patinoire à 9 h, je repars à midi et j’ai fini ma journée. C’est incroyable! Je suis vraiment un privilégié.

Anthony Huguenin

Un cadeau de Noël

Carte d’identité. Anthony Huguenin est venu au monde comme un cadeau de Noël, un 27 décembre. Il fêtera ses 22 ans en cette fin d’année. Il a commencé à jouer au hockey vers 4 ans et a grandi à La Chaux-de-Fonds.

Parcours. Après avoir commencé à jouer en ligue nationale Bà La Chaux-de-Fonds, à 16 ans, il a rejoint Bienne en 2011. En décembre 2012, il a signé pour deux saisons avec Fribourg-Gottéron.

La Chaux-de-Fonds. «J’y ai beaucoup d’amis. Et j’adore ma ville. J’y retourne le plus souvent possible.»

Adversaires. «Je déteste jouer contre Davos. Ils sont toujours à fond et ils viennent comme des malades dans notre zone. Ils mettent de check (ndlr: charge avec le corps) tout au long du match et nous gardent constamment sous pression.»

Derby. Le vrai derby, c’est Genève ou Berne? «Contre Berne, ça reste un match très spécial.»

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Charly Veuthey

Rédacteur

Photo:
Charly Rappo / Arkive.ch
Publication:
lundi 16.12.2013, 00:00 heure

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