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L’humoriste (45 ans) apprécie la qualité de vie en Suisse et la civilité de ses habitants.

Anthony Kavanagh, au Montreux Palace le 29 décembre 2014

Anthony en double de l'écrivain Vladimir Nabokov

Anthony Kavanagh, au Montreux Palace le 29 décembre 2014

L'humoriste québécois, qui vit maintenant à Montreux, en fan de Carlos Santana, à Montreux

Anthony Kavanagh, au Montreux Palace le 29 décembre 2014

Anthony Kavanagh: «Le plus grand show, c’est la vie»

Rencontre L’humoriste canadien Anthony Kavanagh, qui vit à Montreux, entame une nouvelle tournée. Il nous parle de sa famille, de la Suisse. Et de ce qui le fait rire.

«

Ce qu’on se met dans la tête a une influence sur notre moral »

Anthony Kavanagh

Vuarrens, Yverdon, La Tour-de-Trême… Pourquoi de petites villes et de petites salles, vous qui avez l’habitude de jouer devant des foules?
En ce début d’année, je vais présenter Anthony Kavanagh se chauffe, avant la vraie tournée Show Man qui débutera en automne et passera par l’Arena de Genève. Dans les petites salles, je peux tester de nouveaux numéros et voir la réaction du public, c’est un laboratoire. Mais ce mois de janvier, je jouerai aussi dans un grand théâtre, l’Auditorium Stravinski de Montreux.

Le titre «Show Man» signifie-t-il que vous allez faire du grand spectacle?
C’était l’idée de départ, puis j’ai voulu un truc plus intime, parler davantage de moi et de choses plus chargées émotionnellement. Par exemple de la mort. J’ai perdu ma mère quand j’avais 26 ans et mon père quand j’en avais 33. Il y aura de l’émotion à un moment durant les représentations, mais je ferai rire tout de suite après. En gros, voici le thème du spectacle: le plus grand show qui existe, c’est la vie, on arrive sur terre avec un corps et on doit vivre avec. Mais ce que je vais présenter va beaucoup évoluer au fil du temps, car je suis en pleine création.

Au printemps dernier, on apprenait que vous vous étiez installé à Lausanne. Et vous voilà à Montreux!
Nous avions pris un appartement rapidement, en attendant d’en trouver un qui nous convienne mieux. Nous sommes à Montreux depuis décembre. J’ai beaucoup d’affection pour cette ville. Elle est magnifique, j’y ai joué très souvent et j’y ai rencontré ma femme.

Votre compagne est Valaisanne. Pourquoi ne pas vous être installés dans sa région?
J’adore le Valais. Et ses vins! Je suis Valaisan de cœur. J’y aurais habité si l’aéroport de Sion servait à autre chose que de piste d’atterrissage aux F18 et à l’avion de Christian Constantin! (rires) Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas au moins un vol Sion–Paris par semaine!

Qu’aimez-vous en Suisse?
La qualité de vie. À Paris, où j’ai vécu pendant quinze ans, il y avait de plus en plus de morosité et d’agressivité. En Suisse, il y a beaucoup de civilité. Je voulais que mon fils grandisse dans la joie et la sérénité, et aussi qu’il voie des arbres, qu’il puisse jouer dehors. Chez vous, les paysages sont sublimes. À l’étranger, les gens ne le savent pas assez, ils ne connaissent que vos montagnes. Vous devriez mieux vous vendre. Vous devriez engager un meilleur directeur marketing! (rires) Mais c’est difficile de donner mon avis, car j’ai passé la moitié de 2014 hors de votre pays.

Mohamed Ali l’a marqué

Y resterez-vous plus longtemps cette année?
Je voudrais y jouer plus souvent et faire davantage de galas privés. J’aimerais vraiment vivre ici, m’intégrer dans ce pays qui m’a donné envie d’avoir envie, comme chante Johnny Hallyday! (rires) Envie de faire des spectacles, de tomber amoureux, d’être heureux.

Votre fils Mathis s’adapte bien à la Suisse?
Il a 5 ans, à cet âge-là, il n’y a pas de problème. Il est un peu nerveux parce que l’année dernière, il a changé deux fois d’école. Il doit se refaire des copains. Mais il a l’habitude de rencontrer du monde et de voyager. Moi, pour voir tous les pays qu’il a déjà vus, ça m’a pris vingt ans!

Jamais sans son téléphone

Vous avez participé à «Danse avec les stars» sur TF1 dernièrement. Qu’est-ce que cela vous a apporté?
J’ai vécu énormément de choses, émotionnellement et humainement. Depuis 2007, je suis sur scène non-stop. J’avais besoin d’une récréation et d’évoluer en groupe pour ne plus avoir toute la pression sur les épaules. La première semaine de l’émission, j’ai compris que je n’irais pas en finale. Peu m’importait, c’est l’expérience qui m’intéressait. C’était passionnant. Mais difficile physiquement. Pour la première fois, j’ai pensé à mon âge. Ma tête a 25 ans, mais pas mon corps.

Qu’est-ce qui vous fait rire et pas rire en ce moment?
Mon fils me fait rigoler. Et l’humoriste américain Bill Burr. Ce que je n’aime pas, c’est ce qu’on montre aux gamins: la banalisation de la violence et de la sexualité dans les médias.

La vie n’est pas toujours drôle. Quels conseils donneriez-vous pour positiver?
Il faut regarder des choses légères et drôles à la télévision. Ce qu’on se met dans la tête a une influence sur notre moral, tout comme nos paroles et nos pensées. Et il faut voir le bon côté des choses. C’est ce qui m’a permis de sortir de la dépression lorsque ma mère est morte. Je me suis dit: j’ai eu la chance de l’avoir pendant toutes ces années, d’autres gens ont vécu ce drame plus tôt ou ont eu une mauvaise mère.

4 dates dans la vie d’un humoriste

1969 Naît à Greenfield Park, au Québec. Ses parents sont des immigrés haïtiens.

1984 Première fois qu’il monte sur scène, lors d’un spectacle au lycée. Il décide d’en faire son métier.

1999 Anthony Kavanagh est à l’Olympia pour ses 30 ans, moins d’un an après ses débuts en France.

2015 Il sera en tournée en Suisse et à l’étranger avec ses nouveaux spectacles.

www.anthonykavanagh.com

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Texte: Myriam Genier

Photo:
Darrin Vanselow
Publication:
lundi 12.01.2015, 15:40 heure



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