Même si la scolarité est obligatoire en Inde, tous les enfants n’ont pas la possibilité d’aller à l’école.

Attentifs! Coop bâtit des écoles en Inde

Engagement Acheter des produits Naturaline, c’est avoir la certitude d’obtenir du coton bio. C’est aussi la garantie que l’engagement de Coop va au-delà du commerce de textiles.

Trente paires d’yeux suivent avec attention l’institutrice, Vijenti Eze (32 ans). «Stand up!», dit-elle d’une voix ferme, et les trente enfants se lèvent. «Sit down!» Les enfants se rassoient. «How does the tiger?», demande l’enseignante. Les enfants n’en demandent pas plus pour se mettre à rugir. Cela ressemble plutôt à un miaulement, mais leur enthousiasme est évident. Ils ont six ou sept ans et fréquentent la nouvelle école de la petite ville de Kasrawad (ouest de l’Inde). Ils y apprennent notamment l’anglais. La plupart d’entre eux sont issus de familles d’agriculteurs pauvres de la région.

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Le campus de l’avenir

La première pierre a été posée en octobre 2013 par Joos Sutter (51 ans), président de la Direction générale de Coop. C’est en effet le détaillant qui a payé la construction de l’école. L’ensemble du campus a coûté quelque 400 000 francs. Le chantier a été vraiment lancé en janvier 2014 et dès juillet, l’école a pu ouvrir onze classes et accueillir plus de 300 écoliers. Tous les bâtiments sont aujourd’hui achevés et offrent une structure de formation pour l’enseignement primaire et l’introduction à la formation professionnelle, dès la sixième classe. À la rentrée prochaine, 600 enfants et adolescents y recevront une formation, de la première à la huitième année scolaire. «Nous souhaitons offrir aux enfants d’ici une formation de base, mais aussi leur transmettre des compétences qui les aideront plus tard dans leur vie professionnelle», explique Jitendra Verma (38 ans), le directeur de l’école. Les jeunes sont formés pour devenir agriculteurs, mécaniciens ou créateurs de textiles. Ils peuvent même acquérir des connaissances en informatique.
Si le financement de la construction (terrain, bâtiments et infrastructure) provient du Fonds Coop pour le développement durable, l’exploitation de l’école, en revanche, sera financièrement autonome dès cette année.

«

Avec notre projet, nous poursuivons une approche globale»

Joos Sutter, président de la Direction de Coop

Un accès à l’éducation

«Avec notre projet de coton bio, nous poursuivons une approche globale», indique Joos Sutter. Le but est, d’une part, de soutenir et de former à l’agriculture biologique les paysans qui produisent le coton bio pour Naturaline et, d’autre part, de donner à leurs enfants un accès à l’éducation.
Le campus scolaire représente la poursuite du programme de formation bioRe en Inde. La Fondation a déjà construit dix-huit écoles de village dans le cadre de ce programme. Objectif: motiver les enfants à apprendre et les parents à envoyer leurs enfants à l’école. Le succès de ces écoles prouve que la voie choisie est la bonne, souligne Christa Suter (36 ans), qui dirige la Fondation bioRe à Rotkreuz (ZG).

Taux d’alphabétisation: la situation mondiale

Source Rapport sur le développement humain 2011 de l’ONU, carte Rich Weber

Des actes pour le bien-être de tous

www.des-paroles-aux-actes.ch/269
Toutes les paroles aux actes
Thomas Compagno

Rédacteur

Photo:
Heiner H. Schmitt, Biore
Publication:
dimanche 10.05.2015, 23:30 heure

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