1 von 10


Sur la ligne du Gothard, trois générations de signalisation se côtoient. Le conducteur de locomotive Hans Kern doit rester très concentré.

Hans Kern salue Paul Jauch à la gare d’Arth-Goldau. Le second a été le maître du premier durant sa formation de mécanicien sur locomotive.

Entre conducteurs de locomotives, on se salue. Ici une Re 420.

Les trains pendulaires peuvent arpenter les versants du Gothard à 95 km/h.

L’entrée du tunnel de base du Gothard, qui sera prochainement mis en service.

La centrale hydro-électrique d’Amsteg, classée monument historique.

Le train passe trois fois, à trois hauteurs différentes, devant l’église de Wassen.

Le conducteur doit en permanence appuyer les pieds sur la barre. S’il relâche la pression, un sifflement l’y rend attentif. S’il ne réagit pas, le train déclenchera un arrêt d’urgence.

Paul Jauch montre la photo de la statue de Sainte-Barbe qu’il a prise au beau milieu du vieux tunnel du Gothard.

A Locarno, nous avons l’occasion de visiter l’intérieur de la locomotive.

Aux manettes du train

Découverte Les CFF proposent jusqu’en décembre de traverser le massif du Gothard dans la cabine de pilotage, avec les explications d’un passionné. Nous avons testé et apprécié cette expérience unique.

La main droite de Hans Kern pousse lentement une manette. Le train se met en branle. Nous quittons Arth-Goldau (SZ), dans une locomotive Re 460 de 84 tonnes, direction Locarno. Derrière nous, un train de 200 mètres, huit wagons, 379 tonnes. «Un poids plume pour ce type de locomotive», précise Paul Jauch, qui a travaillé quarante ans comme conducteur, et qui accompagne aujourd’hui les clients dans la cabine. Les CFF ont lancé cette offre en 2007 à l’occasion des 125 ans de la ligne du Gothard, «mais il y a eu tellement d’inscriptions que nous avons continué». Le voyage est commenté par l’un des passionnés, pendant que le conducteur se concentre sur les voies. Mais à voir son sourire, il ne perd rien de notre conversation.

Abonnez-vous ici à la newsletter pour suivre l'actualité de Coopération

Un monde à part

On ne sait plus où donner de la tête durant les deux heures et demie du trajet. Ici un monument d’ingénierie, là un bâtiment historique, plus loin une catastrophe naturelle qui a coupé le nord du sud pendant quelques jours… «Cette ligne, c’est un monde en soi, on prend son temps, avec une vitesse maximale de 80 km/h à la montée», raconte Paul Jauch. Quand on demande à l’Uranais quel côté du massif il préfère, point de chauvinisme: «Le plus beau, c’est de conduire en hiver, de nuit, à la pleine lune.» Nous entrons dans le premier des sept tunnels hélicoïdaux (cinq à 360°, deux à 180°). Le radius s’élève au moins à 300 mètres, ce qui permet aux trains d’y rouler à 80 km/h (95 km/h pour les trains pendulaires).
Le train s’arrête en gare de Göschenen (UR), juste devant le tunnel. Celui-ci a été inauguré un 1er juin (1882), qui est aussi la date de naissance de Paul Jauch (70 ans) et celle de l’inauguration prochaine du tunnel de base (2016). «On l’a construit pour une seule voie, mais il est assez large pour deux, explique-t-il. Au kilomètre 10 se trouve la frontière cantonale et une statue de sainte Barbe, la Sainte patronne des mineurs et protectrice des tunnels.» Elle est si petite que le conducteur n’a guère le temps de la regarder. Lors de son ultime trajet avant la retraite, l’Uranais a pris la liberté d’arrêter son train en plein tunnel pour aller nettoyer la vitre protectrice de la statue, lui rendre hommage et la prendre en photo.
Côté tessinois, c’est la douche froide. Pluie et épais brouillard. Le train patine et le risque d’aquaplaning s’avère réel. Le conducteur utilise la méthode «en dents de scie»: il laisse le train rouler jusqu’à la vitesse maximale, avant de freiner pour atteindre la vitesse minimale et ainsi de suite. La température du moteur indique 73 °C. Tout va bien.
Au-dessous d’Ambri (TI), un double tunnel hélicoïdal part d’abord à gauche, puis à droite. «Les ingénieurs d’autrefois ne pouvaient pas faire des sondages de la montagne aussi poussés qu’aujourd’hui, mais ils avaient deviné que ce type de roche ne supporterait pas deux tunnels superposés», admire Paul Jauch. Loin d’être un nostalgique, il a également conduit des groupes dans le tunnel de base du Gothard où il ne se lasse pas de raconter les prouesses technologiques.

Offre exclusive pour nos lecteurs

Profitez d’un rabais de 30% sur un voyage en cabine de conduite sur le Gothard, en Suisse orientale, au pied du Jura ou dans un train ETR610 en Valais! Offre valable du 2 mai au 2 juin 2016 pour un voyage d’ici au 10 décembre 2016.

Plus d'informations

Réservation également possible en gare au guichet Billet événement, chez Ticketcorner ou sur Rail Service 0900 300 300 (1 fr. 19/min depuis un poste fixe). Pour profiter du rabais de 30%, indiquez l’action spéciale Coop et le code de promotion Coop2016.

28 jours jusqu’à l’inauguration officielle

«Je protège deux cols»

Gothard de Hildesheim (960-1038), évêque

Gothard de Hildesheim (960-1038), évêque
Gothard de Hildesheim (960-1038), évêque

Comment moi, Gothard de Hildesheim, évêque de Basse-Saxe au nord de l’Allemagne, suis-je devenu une montagne suisse? Moine bénédictin, promu évêque à 62 ans, ma réputation n’a guère dépassé les limites de ma région. C’est mort que je deviens célèbre: les aveugles qui se rendent sur ma tombe retrouvent la vue! Les paralytiques leurs jambes! Mes miracles «post mortem» prennent une telle importance que le pape me sanctifie en l’an 1131. Je suis vénéré de la Croatie à la Scandinavie, avec une attention particulière à l’est de l’Allemagne et au nord de l’Italie. Au XIIIe siècle, je deviens le saint protecteur de deux importantes routes commerciales, les cols du Gothard et… du Simplon, où une église m’est encore consacrée aujourd’hui. On me fête le 5 mai.
Vers la fin du Moyen Âge, les habitants de la région du Gothard inventent des légendes pour s’approprier mes origines allemandes. Ils racontent que j’aurais été un ermite vivant dans la montagne, capable de miracles pour protéger les voyageurs des avalanches et d’autres dangers.

Commentaires (2)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Mélanie Haab

Rédactrice

Photo:
Perretfoto.ch, SP
Publication:
dimanche 01.05.2016, 14:07 heure



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?