Banc pour tous: quand une pause s’impose

Engagé Régional, environnemental et social: trois critères phares pour le nouveau banc en bois qui prend place dans de nombreux magasins Coop.

Depuis quelques semaines, en face de la caisse, un banc en bois est mis à disposition des clients du magasin Coop de Bâle, situé à la Michelbacherstrasse. Kathrin Böttcher (47 ans) est ravie: «C’est vraiment une très bonne idée», se réjouit l’adjointe-gérante du magasin bâlois. Les bancs profitent principalement à une clientèle âgée qui apprécie de pouvoir se reposer un instant après avoir fait ses courses, «surtout par ces températures estivales».

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Banc en bois FSC

Or, ce n’est pas n’importe quel banc qui a été installé dans ce point de vente Coop. Fabriqué sur mesure, il provient de la menuiserie du Bürgerspital à Bâle. Raphael Stotz (23 ans) y est apprenti menuisier. Actuellement en deuxième année d’apprentissage, il a confectionné de A à Z pas moins de 23 bancs qui ont pris place dans les magasins Coop de la Suisse du Nord-Ouest.
Une fabrication faite en collaboration avec Lukas Schnell (29 ans), menuisier diplômé et responsable de groupe. «Nous y avons travaillé pendant environ trois semaines», explique-t-il. L’assise et le dossier se composent chacun de trois lattes de bois de chêne, suisse et certifié FSC. Ce label vise à promouvoir une gestion responsable des forêts.

La partie noble de l’arbre

Or un élément technique a son importance: les planches ont été sciées sur quartier. «Les cernes du bois sont perpendiculaires à la coupe. Le bois travaille ainsi moins et il est plus stable», dit Lukas Schnell. «Travailler avec ce type de bois est agréable. C’est en quelque sorte la partie noble de l’arbre», ajoute son apprenti tout en passant délicatement sa main sur la planche. Ses yeux pétillent.

Un travail régional

Le Bürgerspital de Bâle est l’une des six structures à caractère social dans lesquelles sont conçus les bancs commandés par Coop. L’établissement propose des emplois aux personnes bénéficiant d’une rente AI. Responsable de la menuiserie, Jürgen Kohlbrenner (60 ans) explique que les troubles sont plus d’ordre psychique que physique. «Les travailleurs doivent avant tout être capables de se servir des machines.» L’atelier emploie une trentaine de personnes; deux tiers touchent des prestations de l’assurance-invalidité ou sont en apprentissage. Les responsables de groupes, tous menuisiers de profession – à l’instar de Lukas Schnell –, sont en charge de leur instruction. Ces derniers ne perçoivent pas de rente d’invalidité, mais les apprentis sont soutenus par les offices AI. «Ils présentent des difficultés d’apprentissage ou sont issus d’un milieu social difficile», explique ainsi Jürgen Kohlbrenner. L’objectif, c’est qu’à la fin de leur apprentissage, les jeunes puissent trouver un emploi sur le marché du travail. Certains décrocheront un poste dans une structure semblable au Bürgerspital ou y seront directement embauchés. «Il ne s’agit pas d’emplois protégés, mais de postes adaptés», conclut Jürgen Kohlbrenner. Quoi qu’il en soit, la qualité reste la priorité.

Installation de bancs en magasin: 
plus de 200 d’ici À fin 2017

Source Coopérative Coop; infographie Jacob Kadrmas 

Des actes pour le bien-être de tous

www.des-paroles-aux-actes.ch/321
Toutes les paroles aux actes
Noëmi Kern
Photo:
Heiner H. Schmitt
Publication:
lundi 03.07.2017, 12:55 heure

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