C'est de la bombe!

Boule de Berlin Il est de tradition, en Autriche, de consommer ce beignet durant la période du carnaval. Chez nous heureusement, pas besoin d’attendre une année pour y mordre à belles dents.

Des noms

Selon la région, ce beignet est aussi connu sous le nom de «Kräppel» (Hesse), «Küchli» (Souabe),  «Bachenemais» (Salzbourg), boule de l’Yser (Belgique) ou tout simplement boule de Berlin! Il s’agit toujours d’une boule de pâte frite dans un corps gras.

Irrésistible

Ces délicieuses boules de pâte levée, pas plus grandes qu’un poing, sont connues sous différents noms dans les différents pays, mais il s’agit toujours de la même chose: une friandise irrésistible, richement fourrée.

Vive le gras!

Au Moyen Âge, le carnaval était la dernière occasion de faire ripaille. Pendant le carême, la consommation de viande d’animaux à sang chaud était strictement interdite,
tout comme celle des œufs, du saindoux, de la graisse et du beurre.

De Vienne…

On trouve la première trace de ce beignet en Autriche. Vers 1690, pour le carnaval de Vienne, Cäcilie Krapf, pâtissière de son métier, fourre de marmelade ses déjà fameuses boules de Cilli (diminutif de Cäcilie).

… à Berlin

Vers 1750, un pâtissier au service du roi de Prusse comme artilleur, se révèle inapte et est engagé comme boulanger dans l’armée. Il façonne des boules de canon en pâte levée qu’il fait frire dans de la graisse, dans un chaudron.

L'experte

Doux souvenirs

Sylvia Gabet, auteure et journaliste

Sylvia Gabet, auteure et journaliste
Sylvia Gabet, auteure et journaliste

La boule de Berlin me ramène à mon enfance. Ainsi, à la cantine de l’école primaire, on se battait pour en avoir deux au petit-déjeuner.
Même si son origine est austro-allemande, ce beignet s’est décliné en d’innombrables versions dans le monde entier. Ainsi, la boule de Berlin est appelée «Berliner» par les Allemands… À l’exception des habitants de la capitale qui, eux, la désignent simplement sous le nom de «Pfannkuchen». Une fois passé la frontière autrichienne, elle devient le «Krapfen» traditionnellement consommé pendant le carnaval. En Angleterre, où j’ai passé une partie de mon enfance, on parle de «jam doughnut» parce que la pâte est identique à celle du doughnut américain, mais fourrée avec de la confiture.
Si elles sont le plus souvent fourrées avec de la confiture, les boules de Berlin peuvent aussi renfermer une crème. J’ai goûté de nombreuses versions de ce beignet mythique et, s’il faut en choisir une, j’hésite entre la version argentine fourrée à la confiture de lait, et sa cousine brésilienne célèbre pour sa gelée de goyave. D’ailleurs, les Brésiliens ont rebaptisé ce beignet «sonho», ou le rêve en portugais…

Anne-Marie Cuttat

Rédactrice

Photo:
Alain Intraina
Publication:
lundi 23.02.2015, 13:40 heure

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