Bridget Jones: la célèbre célibataire est enceinte!

Interview Renée Zellweger fait son grand retour au cinéma accompagnée cette fois de Patrick Dempsey. Les deux stars se confient.

Bridget Jones est de retour – et elle est enceinte! Mais elle nage toujours en pleine confusion car elle ignore qui est le père du bébé: Patrick Dempsey, le Docteur Mamour de «Grey’s Anatomy», ou Colin Firth alias Mark Darcy, l’éternel amoureux de Bridget… Cette comédie romantique est à savourer au cinéma dès le 5 octobre.

Renée, vous incarnez Bridget Jones pour la troisième fois après une longue pause. Pourquoi les gens l’aiment-ils tellement?
Renée: Je crois que chacun retrouve en elle un peu de soi. Elle incarne la sincérité – et non pas la vision de ce que nous devrions être, de ce à quoi il faudrait ressembler et de ce que nous sommes censés accomplir. Nous nous reconnaissons même dans ses peurs et ses faiblesses. Mais malgré toutes ses imperfections, elle finit par triompher.

Patrick, est-ce que dans la vraie vie un homme peut tomber amoureux d’une femme comme Bridget?
Patrick: Chez une femme, on a aussi envie de voir des faiblesses, ce qu’elle a d’humain et d’imparfait. Bridget est sincère et accessible, il est facile de s’identifier à elle.

L’imperfection est-elle désormais la nouvelle perfection? Et la maturité sexy?
Patrick: Exactement! Les failles, les aspérités ont quelque chose d’intéressant et de très sexy. Je suis fasciné par la singularité des personnages et je trouve magnifique cette entrée dans l’âge mûr. Pourquoi ne faudrait-il célébrer que la jeunesse? Il faut accorder aux êtres le droit d’évoluer et de changer. Au fond, qui a envie d’être parfait? Il faut dire aux filles, dès leur plus jeune âge, qu’elles sont très bien comme elles sont. Idem pour les garçons. Ils ne doivent pas devenir des super-héros!

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Il serait pourtant faux de parler d’un choc des civilisations »

Jakob Kellenberger

Patrick, a-t-il été difficile d’être le dernier arrivé dans ce casting et de prendre la place de Hugh Grant?
Patrick: Je crois qu’au début, nous étions tous nerveux. Mais Renée m’a rassuré: «Tout va bien, lançons-nous simplement.»

Bridget n’a plus de problème de poids. En aviez-vous assez de prendre des kilos?
Renée: Oh non, pas du tout! Qui peut résister à une portion supplémentaire de spaghettis? Certainement pas moi! Je n’ai jamais pensé que Bridget avait un problème de poids. Elle seule le pensait! Chacun de nous souhaiterait changer une chose ou l’autre pour correspondre à son propre idéal. Et l’obsession de Bridget, c’était son poids.

Vous insistez sur le mot «était». Pourquoi avoir décidé d’en finir avec le calcul des calories?
Renée: J’en ai longtemps discuté avec la réalisatrice, Sharon Maguire. Elle tenait à montrer une Bridget qui a évolué. Son mode de vie tout entier a changé: elle boit beaucoup moins de vodka, mange moins de glace et ne sort plus tous les soirs. Elle est désormais productrice d’une émission et son emploi du temps est chargé. Ses amis ont de nouvelles obligations ou des enfants, eux aussi.

Tout ceci semble très raisonnable. Et plutôt aux antipodes de «notre» Bridget.
Renée: C’est le point essentiel de cet opus: Bridget n’a jamais abandonné l’idée que quelques kilos en moins lui ouvriraient les portes du succès. Aujourd’hui, sa silhouette est peut-être irréprochable, mais sa vie reste un désordre sans nom: elle est toujours aussi inquiète et préoccupée, il lui arrive encore des choses invraisemblables, elle doit continuer de lutter pour venir à bout de ses problèmes. Et ce message me plaît beaucoup!

Qu’avez-vous ressenti en portant un faux ventre de femme enceinte pour le film?
Renée: Je tire mon chapeau à toutes les mères! Ce truc est vraiment super lourd. Moi au moins, je pouvais enlever ce ballon après une journée de tournage de seize heures et le laisser au vestiaire!

Patrick, cela n’a pas été facile pour vous non plus! Avec Colin Firth, vous avez dû porter Bridget et son ventre à travers les rues de Londres…
Patrick: En effet! En une seule prise, nous devions traverser un pont en portant Bridget. Au bout de dix mètres à peine, nous étions déjà essoufflés – et il nous restait encore 200 mètres à parcourir. Et la caméra continuait de tourner, encore et encore. Nous avons vraiment cru que nous n’y arriverions jamais!

Quel souvenir gardez-vous de ce tournage?
Renée: Colin Firth devait passer une porte à tambour en me portant et nous sommes restés bloqués. Ce n’était pas prévu! Colin s’était coincé le pied dans la porte et nous avons failli tomber. J’ai alors pensé: «Quel endroit stupide pour mourir. Je fais du sport depuis des années – et là, je me brise le cou sur le genou de Colin Firth!» C’était du pur burlesque. Lorsque la réalisatrice a enfin crié «Coupez!», nous avons éclaté de rire.

Ils s’entendent à merveille: Patrick Dempsey et Renée Zellweger.

Renée, cela fait bien cinq ou six ans que vous avez disparu des écrans. Pourquoi vous êtes-vous mise en retrait?
Renée: En dehors du monde du cinéma et d’Hollywood, il y a eu tout au long de ma vie pas mal de choses qui m’intéressaient et que je voulais découvrir. Je voulais tenir quelques-unes des promesses que je m’étais faites.

Est-ce que cela a fait de vous quelqu’un de plus heureux, de plus fort, une autre personne?
Renée: J’espère avoir évolué en tant qu’être humain. Je ne considère pas cela comme une absence, loin de là. Je n’ai pas abandonné Hollywood – je n’ai fait que vivre! J’ai passé beaucoup de temps avec ma famille, avec mes parents, mais également avec mes neveux et nièces et mes filleuls. Je les ai regardés grandir. Ensuite, j’ai pris des cours dans différentes disciplines qui m’intéressaient, puis j’ai développé un nouveau programme TV.

Patrick, à quel moment avez-vous su que Jillian était la femme avec laquelle vous souhaitiez partager votre vie?
Patrick: On le sait, tout simplement. C’était comme un coup de tonnerre, ça m’a littéralement assommé. Je me souviens encore qu’elle portait un chemisier bleu… Et ses yeux étaient  magnifiques. Ils scintillaient d’un tel éclat que je suis immédiatement tombé sous le charme. Il a fallu attendre trois ans jusqu’à notre premier rendez-vous.

Renée, dans notre société, l’idée selon laquelle la vie d’une femme célibataire et sans enfants ne serait pas épanouie reste très répandue. Avez-vous déjà souffert de ces attentes?
Renée: Je n’y prêterais pas la moindre attention! Mais c’est ce qui me plaît tellement dans le phénomène Bridget Jones: ce film permet précisément de se pencher sur le modèle social et les paradigmes sociétaux, sur les attentes liées à l’idée que l’on se fait de la vie que tu devrais mener – et qui sont à l’opposé de ce que tu as pu imaginer ou rêver.
Bridget remet formellement en question l’idée d’un chemin classique, prédéfini, évident. J’aime beaucoup la manière dont cela est transposé dans le film.

Renée, votre mère est Norvégienne, votre père Emil est originaire du canton de Saint-Gall. Quels liens avez-vous avec la Suisse?
Renée: Cela fait hélas bien longtemps que je ne suis plus venue en Suisse. Mon père a émigré aux États-Unis à 8 ans. Il a aujourd’hui 80 ans et vit avec ma mère en Floride où ils sont membres d’une association suisse. La dernière fois qu’ils y sont allés à l’occasion d’un souper, une femme est venue les voir et s’est adressée à mon père: «Tu es bien le garçon qui est parti quand il avait 8 ans? Nous étions dans la même école en Suisse!» N’est-ce pas inouï? Cela fait tellement longtemps, c’était pendant la guerre – et c’est en Floride qu’ils se retrouvent enfin!

Nouvelle Dream Team

Un sacré duo! Le rôle de Bridget Jones l’a rendue célèbre. Mais Renée Zellweger (47 ans), actrice américaine aux racines suisses, a aussi joué dans d’autres films dont «Massacre à la tronçonneuse», «Retour à Cold Mountain» ou encore «Nurse Betty». Le beau Patrick Dempsey (50 ans), star de «Grey’s Anatomy», aura de son côté la lourde tâche de faire oublier Hugh Grant dans «Bridget Jones Baby».

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texte:
Mariam Schaghaghi, collaboration: Christina Mänz
Photo:
Getty Images, Universal Pictures
Publication:
lundi 19.09.2016, 14:20 heure



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