De la charcuterie aux friandises, rien ne manque sur la table pascale. Christian et Isabelle Tschanz apprécient ce brunch pris en compagnie de leurs sept enfants.

Brunch en famille

Christian et Isabelle Tschanz forment un couple heureux. Avec leurs sept enfants (bientôt huit), chaque repas est déjà un véritable événement. Ça l’est encore plus les jours de fête, quand la table regorge de tant de bonnes choses.

Est-ce que Madison a déjà eu 7 ans?» demande Christian Tschanz (37 ans) à son épouse Isabelle (36 ans). Quand on est père de sept enfants, il n’est pas étonnant de parfois perdre son latin… Outre Madison, la famille se compose de Clifford (17 ans), William (13 ans), Kenneth (12 ans), Salomé (10 ans), Eden (4 ans) et Seven (2 ans).

Mise en place pour Salomé (10 ans), Christian Tschanz et William (13 ans).

Isabelle est d’origine indienne. Adoptée par un couple suisse lorsqu’elle était enfant, elle a grandi près d’Avenches (VD). Elle a rencontré son futur mari il y a vingt ans dans un bistrot de la région. Dès le premier regard, ça a été le coup de foudre. Au départ cependant, le projet «famille nombreuse» n’était pas à l’ordre du jour. Et il ne l’était pas non plus lorsque Clifford, l’aîné, a vu le jour. C’est arrivé, voilà tout. «Chacun de nos enfants est unique et se distingue de ses frères et sœurs, c’est formidable de s’en rendre compte jour après jour. Pour jouer, les enfants se regroupent automatiquement selon leurs affinités. Ils se complètent», précise le père. Par exemple, entre William et Kenneth, le lien est si fort qu’ils font pratiquement tout ensemble, comme des jumeaux. La musique représente l’une de leurs occupations préférées. William appuie sur les touches de son piano tandis que Kenneth et Christian improvisent un rythme groovy sur leurs guitares. La salle de musique se transforme alors en un véritable caveau du blues. Les mélodies typiques du blues, William les a apprises tout seul. A une vitesse impressionnante, ses doigts bondissent sur les touches, loin de toute concession à la technique académique. En tant que musicien professionnel, Christian est évidemment très fier de son fils.

De beaux œufs colorés attendent les cadettes: Seven (2 ans, à gauche) et Eden (4 ans).

Dans la vie de ce couple hors du commun, les choses se sont produites de façon naturelle, comme s’il existait une forme de providence. «Nous nous sommes mariés à l’église, mais nous ne sommes pas vraiment croyants. Pour autant, nous ne refusons pas d’aborder les thèmes et les questions liés à des fêtes religieuses comme celle de Pâques. Nos enfants ont beaucoup de questions à ce sujet, et nous faisons de notre mieux pour leur répondre», explique le musicien.

Eden se laisse aider par Clifford (17 ans) et Salomé. Mais ça reste exceptionnel!

Chez les Tschanz, Pâques s’impose comme un véritable événement. Le dimanche de Pâques, les parents dressent une table fastueuse, couverte d’un brunch varié et abondant: outre les traditionnels lapins de Pâques en chocolat, on aperçoit des œufs colorés, du fromage, du pain, une tresse géante faite maison, des confitures, du Nutella, du saumon fumé et de la charcuterie qui a un grand succès. En effet, elle a souvent disparu bien avant que les parents aient réussi à se mettre à table.

Seize litres de lait, un grand pot de Nutella et 10 œufs font chaque semaine partie des courses.

Sur la liste des courses de la famille, on trouve chaque semaine, indépendamment de l’imminence de Pâques ou d’autres fêtes, 16 litres de lait, 2 plaques de beurre, 10 œufs, plusieurs kilos de viande, un pot de Nutella, un tube de mayonnaise, un tube de moutarde et 7 kilos de pain…
Pour leurs achats de nourriture, Isabelle et Christian privilégient les produits Prix Garantie, la famille dépensant en moyenne 250 francs par semaine en denrées alimentaires. Un mode de vie économique et peu d’excursions, un voyage avec neuf personnes étant un luxe que la famille ne peut pas se permettre. Christian et Isabelle maîtrisent leur situation en travaillant main dans la main. Douze à quinze machines de linge attendent, entre autres, d’être lavées et séchées chaque semaine. Une pareille tâche requiert un haut degré d’organisation.
A côté de ses obligations familiales, Christian travaille à ses projets musicaux. Un nouveau CD ainsi qu’un DVD viennent de paraître. Il donne également des cours privés de musique à près de cinquante élèves.
Pour le couple, le travail ne diminuera pas à l’avenir. En effet, un huitième enfant est en route. «La famille, la musique, c’est ma vie, affirme Christian, mais nous nous arrêterons après le huitième.» Tout en constatant «qu’il reste encore quatre places de libres à cette table…»

www.christiantschanz.com


Une famille heureuse à Avenches: Christian et Isabelle Tschanz et leurs sept enfants.

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Bettina Ullmann

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Photo:
Joel Schweizer
Publication:
lundi 14.04.2014, 00:00 heure

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