Le chanteur sera de passage en Suisse le 12 décembre.

Bryan Adams: «La paternité m’a changé»

Bryan Adams, le rocker canadien de 55 ans, nouvellement papa, publie un album de reprises et se produira au Hallenstadion de Zurich le 12 décembre.

«

Être père? C’est une expérience belle, incroyable »

Sur la pochette de votre nouveau CD, vous avez 16 ans et une longue crinière. Jetez-vous un regard nostalgique sur votre jeunesse?

Je dois vous avouer que ce n’était pas mon idée de faire ce disque mais celle de mon label, Verve Records. J’ai d’abord été réticent parce que j’ai chanté beaucoup de reprises en concert au fil des ans. Mais une fois que j’ai dit oui, j’ai essayé de trouver des titres que le public ne s’attende pas à m’entendre chanter. Ce que j’ai aimé dans cette photo, c’est qu’elle n’a jamais été vue auparavant. C’est un vieil ami d’école qui l’avait prise à l’époque.

Ces chansons ont-elles eu une influence sur vous en tant que musicien?

À part Any Time at All, des Beatles, pas vraiment. À 16 ans, j’écoutais du hard rock et c’est ça qui a influencé mon style. Et puis j’aimais les chanteurs à la voix rugueuse, comme Janis Joplin, Joe Cocker ou Rod Stewart. Mais pour cet album le critère imposé par Verve était que tous les titres aient figuré dans le Top 10. Je ne pouvais pas enregistrer Smoke on the Water ou Stairway to Heaven parce que pour moi ces morceaux sont sacro-saints. J’ai puisé dans mes souvenirs pour trouver des chansons qui étaient dans le vent quand j’étais jeune. Ce n’est pas forcément des titres que j’aurais achetés ou qui m’auraient inspiré, simplement de belles chansons dont je me souviens encore.

Vous n’étiez qu’un bambin quand est sorti «Any Time at All». Quels souvenirs cette chanson vous évoque-t-elle?

C’est tellement cliché de dire ça mais les Beatles sont la raison pour laquelle j’ai commencé à faire de la musique parce qu’ils étaient uniques. À l’époque, je vivais au Portugal et n’avais pas accès à beaucoup de musique. J’écoutais ce qui passait à la radio. Et puis mon père appartenait à un club de disques. En s’engageant à acheter dix disques par an, il en recevait cinq gratuitement. C’est donc comme ça que j’ai obtenu mes premiers 33 tours.

Votre père étant diplomate, vous avez beaucoup voyagé et vécu dans différents pays. Cette vie nomade a-t-elle un effet sur votre développement musical?

Oui, je me souviens d’avoir pris le ferry de Bilbao à Southampton en 1969 et entendu The Ballad of John and Yoko, un morceau qui m’a marqué. Il y avait un jukebox qu’un type avait réussi à trafiquer et on pouvait jouer n’importe quel morceau à l’œil mais j’avais juste envie d’entendre cette chanson. J’avais la musique dans le sang mais il fallait faire des efforts pour la trouver. On ne pouvait pas simplement tapoter sur un ordinateur comme aujourd’hui.


Vous aviez 18 ans lorsque vous avez rencontré Jim Vallance, avec qui vous avez composé tous vos tubes et signez un inédit sur cet album, «She Knows Me».

Je me souviens que j’étais fauché à l’époque. Même si j’avais fait partie d’un groupe pendant un an avant Jim, je n’avais jamais été payé. Mais j’étais toujours aussi peu perturbé par le fait que je pouvais à peine payer mon loyer. J’ai rencontré Jim dans un magasin de musique et on avait plein de choses en commun. Je crois qu’il était amoureux de la même fille que moi et on a tout de suite accroché musicalement.

Aviez-vous de grandes ambitions à l’époque?

Je ne pouvais pas tenir en place dans un groupe où je jouais les chansons des autres parce que je n’allais nulle part comme ça. Pour réussir, il fallait que j’écrive mes propres compositions. J’avais des idées mais je n’étais pas sûr de leur valeur. En collaborant avec Jim, j’ai pu composer des chansons originales, ce qui était déjà un progrès. J’espérais que ça m’ouvre des portes et c’est ce qui est arrivé. Un an et demi après avoir enregistré des maquettes, j’ai décroché un contrat avec une maison de disques.  

Après 34 ans de carrière, qu’est-ce qui vous motive encore à sortir des disques et partir en tournée?

L’amour de la musique. Et puis à ce stade, je ne sais pas vraiment ce que je pourrais faire d’autre.

Vous êtes aussi un photographe reconnu.

La photo est juste un autre moyen d’expression. Elle me permet de penser différemment. Si on fait la même chose trop souvent et trop intensément, on n’a plus de recul. Lorsque je reviens à la musique après avoir fait une pause photo, j’entends tout d’une oreille différente.

Vous êtes devenu papa pour la première fois à 51 ans et avez aujourd’hui deux filles. Comment le vivez-vous?

La paternité m’a changé, bien sûr. C’est une expérience tellement belle, épanouissante et incroyable. Je me demande souvent pourquoi je ne l’ai pas tentée il y a vingt ou trente ans.

4 dates dans la vie du chanteur

1959

Bryan Adams naît à Kingston, dans la province canadienne de l’Ontario.

1991

Son tube planétaire («Everything I Do») squatte le sommet des charts anglais pendant seize semaines.

2011

Naissance de sa fille, Mirabella Bunny. Lula Rosylea viendra au monde deux ans plus tard.

2014

Sortie de son nouvel album «Tracks of My Years», le premier depuis six ans.

www.bryanadams.com

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Miguel Cid

Rédacteur

Photo:
Dukas/Zuma, Keystone
Publication:
lundi 10.11.2014, 16:50 heure



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