Sur 880 points de vente, 372 sont d’ores et déjà équipés de la nouvelle technique de réfrigération à base de CO2.

CO2: un allié contre l’effet de serre

Protection Depuis les années 1970, il est attesté que les fluides frigorigènes sont néfastes pour le climat. Longtemps, les solutions ont été inexistantes. Aujourd’hui le CO2 fait ses preuves. Éclairage.

Certains l’aiment chaud… à en croire le film avec Marilyn Monroe. Ce n’est pas le cas des épinards surgelés, des gâteaux glacés et du séré maigre! Pour ces denrées alimentaires, comme pour tant d’autres, lorsque le thermomètre affiche plus de 5 °C, c’est la poubelle assurée. Sans réfrigérateurs ni congélateurs, les magasins rencontreraient de sérieux problèmes. Or, côté climat, ces appareils sont assez nuisibles. «Le vieux matériel frigorifique détruit l’équilibre climatique», affirme Mischa Classen, membre de la Fondation pour la protection du climat et la compensation de CO2 (KliK). La raison: dans les fluides frigorigènes, on utilise du HFC ou du HCFC, c’est-à-dire des hydrofluorocarbones, deux mélanges gazeux extrêmement néfastes.

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750 000 tonnes de CO2

Mais où est le problème? En effet, les systèmes de refroidissement fonctionnent en circuit fermé, les fluides frigorigènes ne s’en échappant pas. «Malheureusement si, explique Mischa Classen. De petites quantités s’évaporent en permanence.» Un phénomène de faible ampleur, mais aux conséquences considérables: selon le spécialiste, rien qu’en Suisse, les équipements frigorifiques des magasins de grande distribution, des entreprises de produits alimentaires et des établissements de restauration libèrent chaque année des gaz réfrigérants équivalant à 750 000 tonnes de CO2. «C’est à peu près la quantité annuelle produite par une petite ville.»

Une solution: le CO2!

Il faut donc en finir avec ce système désastreux, d’autant qu’une solution existe: le CO2.  «Je sais, ça semble paradoxal.» Le CO2 est lui-même un gaz à effet de serre. «Mais les gaz employés jusqu’à présent sont mille fois plus néfastes.» Pourtant, la loi n’oblige aucune entreprise à remplacer ses installations. Les compagnies pétrolières ont ainsi créé la Fondation KliK pour garantir le respect de l’obligation légale qui leur incombe de compenser les émissions de CO2. KliK soutient de nombreux projets visant la protection du climat.

De rapides progrès

Chez Coop, on a pris les devants: «Dès 2008, nous nous sommes fixé pour objectif de réduire le plus possible nos émissions de CO2 d’ici à 2023», déclare Christine Clapasson, responsable du service Énergie/CO2 de l’entreprise. Concrètement, Coop entend utiliser le fameux gaz polluant d’une manière ou d’une autre comme fluide frigorigène dans ses nouveaux équipements. À noter que la plupart des appareils ont une durée de vie d’environ vingt ans. Un certain temps sera nécessaire avant de remplacer l’ensemble des anciennes installations. «Aujourd’hui, sur nos 880 points de vente, 372 utilisent déjà le CO2 comme fluide frigorigène», explique la responsable, qui ajoute que le soutien de KliK permettra de remplacer une partie du matériel plus tôt que prévu. «D’ici à 2017, nous pourrons installer 50 nouveaux appareils de réfrigération fonctionnant au CO2 et économes en énergie.»

Bilan intermédiaire chez Coop

Réduction de CO2 depuis 2008

Source Coopérative Coop; infographie Niki von Almen

Des actes pour le bien-être de tous

www.des-paroles-aux-actes.ch/94
Toutes les paroles aux actes
Regula Bättig
Photo:
Nicolas de neve, Remo Nägeli
Publication:
lundi 20.06.2016, 13:30 heure

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