Caroline Abbé vise les huitièmes de finale en Coupe du monde: «Après, sur un match, tout est possible. Ça passe ou ça casse. Et advienne que pourra!»

Caroline Abbé: «On n’est pas des douillettes!»

Football L’équipe de Suisse de foot féminine participera à la Coupe du monde au Canada en juin. Rencontre avec la capitaine genevoise Caroline Abbé.

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On joue nos matchs avec le cœur et les tripes»

Jetez donc un œil sur les buts que marquent les filles de notre équipe nationale de foot! Impressionnants. Décoiffants. La capitaine et arrière centrale Caroline Abbé a mené avec ses coéquipières une campagne de qualification pour la Coupe du monde qui touche à la perfection:
53 buts dans les filets adverses pour seulement un encaissé!
Depuis 2012, la Nati a fait un bon fulgurant dans la hiérarchie mondiale, où elle se classe à la 19e place. Et l’ascension devrait continuer. Au début du moi d’avril, elle battait la Suède (5e) sur ses terres 3 à 1. Et, en guise de dernier match de préparation, les Helvètes affrontent l’Allemagne (1re) le 27 mai. Avec un esprit de gagnantes dans le moteur!

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Caroline, qui vous a donné le goût du foot?
C’est mon papa. Il était membre du comité du FC Meyrin. Tous les week-ends, je l’accompagnais aux matchs de la première équipe. Ça s’est fait tout naturellement et mes parents m’ont inscrite à l’école de foot de Meyrin à 5 ans, où j’ai joué avec les garçons jusqu’à 15 ans.

Vous avez joué de 2006 à 2011 avec Yverdon. À quel moment le déclic de devenir professionnelle est-il arrivé?
Ça me trottait toujours un peu dans la tête. Je voyais de plus en plus de filles tenter leur chance à l’étranger. J’ai d’abord fini ma formation d’employée de commerce. J’avais 23 ans. Il y a eu la proposition de Freiburg et je me suis lancée sans trop me poser de questions!

Vous venez de remporter le titre de championne d’Allemagne avec le Bayern Munich. Racontez-nous...
C’est mon premier titre! On a appris que nous étions championnes deux minutes après le coup de sifflet final. Il fallait que l’on gagne et voir ce qui se passait à Francfort. Ça a été l’explosion de joie. Un sentiment assez indescriptible. Ma voix s’en ressent encore un peu!

Joueuse de foot, ça impressionne les hommes? Est-ce que ça les charme?
Ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question! Cela permet peut-être de plus facilement engager la conversation, étant donné que presque trois quarts des hommes sont passionnés de foot…

Avoir l’Allemande Martina Voss-Tecklenburg (quadruple championne d’Europe, vice-championne du monde) comme entraîneur, qu’est-ce que cela a apporté?
Elle nous a insufflé cette mentalité allemande de gagnantes que la Suisse n’avait pas. Auparavant, avant les matchs, on espérait qu’on n’allait pas prendre de goals, alors qu’aujourd’hui, on se dit qu’on va gagner. Elle nous a donné confiance en nous-mêmes et en nos capacités!

Le collier offert par un ami très proche

Vous avez choisi un gros morceau avec le dernier match de préparation contre l’Allemagne. Tactiquement, c’est bien vu juste avant de partir?
Oui, surtout que l’on jouera notre premier match au Canada contre le Japon (4e), champion du monde en titre. On sera donc tout de suite dans le bain. On va analyser les erreurs que nous aurons faites contre l’Allemagne afin de ne pas les répéter contre le Japon. En plus, comme on est seize dans l’équipe à jouer en Bundesliga, cela sera encore une motivation supplémentaire.

Quelles sont les forces de la Nati?
Notre atout offensif avec Lara Dickenmann, Ramona Bachmann, Ana Maria Cmogorcevic et Vanessa Bürki. Elles nous allègent aussi le travail derrière. Comme on dit: la première défense, c’est l’attaque. C’est aussi pour cela que l’on a pris qu’un but durant notre campagne de qualification!

Jusqu’où espérez-vous aller au Mondial?
On aimerait passer la phase de groupe. Après, sur un match, tout est possible. Ça passe ou ça casse! Donc, objectif: les huitièmes de finale. Et advienne que pourra.

Son iPad la suit partout.

Les femmes font moins de cinéma sur le terrain de foot. Pourquoi?
Peut-être parce que l’on est moins douillettes! Non, je ne sais pas. Cela vient peut-être d’une mentalité différente. Nous jouons plus avec notre cœur qu’avec notre tête. On y va. On sait que c’est notre passion. On ne réfléchit pas aux conséquences économiques. On jouera toujours nos matchs à 100%! Avec le cœur et les tripes.

Arrêt de jeu. Coup franc. À propos, quels sont vos plats préférés?
Tout ce qui est plat italien. Ma mère et ma grand-mère sont d’origine italienne.

Cuisinez-vous?
Oui, quand j’ai le temps. Peut-être pas très bien, mais... je cuisine. Mes spécialités: gratin d’aubergines, tomates mozzarella.

Êtes-vous superstitieuse?
Un peu, oui. Un rituel avant les matchs? Protège-tibia droit d’abord.

4 dates dans les crampons d’une capitaine

1988 Naît à Genève. Gagne la Coupe de Suisse avec Yverdon en 2010 et 2011.

2006 Première sélection avec la Nati. Capitaine dès 2011. Elle se qualifie pour la Coupe du monde en 2014.

2011 Elle joue pour Freiburg en Bundesliga. Puis, le Bayern Munich en 2014 avec qui elle gagne le titre.

2015 La Nati sera au Canada le 30 mai. Elle affrontera le Japon le 8 juin, l’Équateur le 12 et le Cameroun le 16.

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Alain Wey

Rédacteur

Photo:
Joël Schweizer
Publication:
lundi 25.05.2015, 15:50 heure



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