Trois quarts des femmes portent un soutien-gorge. Ici, de gauche à droite: Lavinia, Lilian et Milena.

Centenaire et toujours aussi séducteur

Le soutien-gorge fête ses 100 ans! Trois générations de femmes qui ont traversé ces époques racontent leur rapport à cette étoffe si particulière.

Dolores Ryser – La grand-maman, 74 ans, retraitée, Arlesheim (BL)

Dolores Ryser

Ses goûts: simple mais gracieux.
Son premier soutien-gorge: «J’ai commencé à en porter après la naissance de Lilian, pour cacher les montées de lait.»
Combien dans son armoire: six pièces.
Budget: autrefois très serré, aujourd’hui sans importance.
Souvenirs: «Ma mère portait des corsets et des porte-jarretelles, moi, je refusais! J’ai longtemps préféré ne rien porter. Jeune mariée, je ne pouvais pas m’offrir de beaux soutiens-gorges car nous avions peu de moyens. Il fallait faire tourner la maison et élever deux enfants! J’avais donc autre chose à faire que de suivre la mouvance hippie! A la place, je me fabriquais des modèles en crochet, avec de la dentelle.»

Son style: un dessous en soie bleu clair.

Lilian Ryser – La maman, 54 ans, professeure de technique Alexander, Berne

Lilian Ryser

Ses goûts: confortable, sans dentelle, blanc, noir ou bleu.
Son premier soutien-gorge: «Je l’ai acheté alors que j’étais enceinte de mon premier enfant, à 26 ans, et depuis j’en porte.»
Combien dans son armoire: cinq pièces.
Budget: modeste.
Souvenirs: «Je suivais le mouvement général féminin de l’époque. Nous allions seins nus aux bains publics, car nous voulions nous montrer comme nous le souhaitions, sans aucune contrainte de la société.
Depuis des années, je porte toujours la même marque, Triumph, comme ça je sais exactement quelle taille prendre. J’ai longtemps pu guetter les goûts vestimentaires de mes filles, car je lavais leurs dessous.»

Son style: simplicité, confort et du violet.

Milena et Lavinia Furrer – Les jumelles, 25 ans, Berne

Milena

Milena Furrer, 25 ans

Milena effectue un master en conservation et restauration
Ses goûts:
toutes les formes, toutes les couleurs, toutes les matières.
Son premier soutien-gorge: «Je l’ai piqué à ma mère, il était en soie noire, mais j’ai très vite passé à un modèle plein de petites fleurs.»
Combien dans son armoire: plus d’une vingtaine de pièces, de toutes les couleurs.
Budget: en fonction de sa situation amoureuse.
Souvenirs: «J’aime avoir beaucoup de choix au moment de m’habiller. Et je mets toujours la culotte assortie. Parfois, on s’échange des soutiens-gorges avec Lavinia ou entre copines. On va aussi les acheter ensemble. Les Femen? Je ne vois pas l’utilité de montrer ses seins pour protester. Et bronzer seins nus à la plage, jamais!»

Le style de Milena: du kitsch, dans le genre Las Vegas, clignotant.

Lavinia

Lavinia Furrer, 25 ans

Lavinia travaille dans la biologie cellulaire
Ses goûts: esthétique et discret sous un t-shirt.
Son premier soutien-gorge: «Il était rayé rouge et blanc. Je devais avoir 15 ans.»
Combien dans son armoire: quatre, qu’elle met régulièrement, et six pour les occasions spéciales.
Budget: entre 20 et 50 francs par pièce.
Souvenirs: «Au début, je mettais juste des bandeaux. Aujourd’hui, je porte mes sous-vêtements en fonction de ce qui m’attend: le travail ou mon amoureux. En vacances, il m’arrive de ne pas en porter. Des fois, j’ai des coups de cœur pour des modèles en magasin, et j’attends les soldes pour les acquérir. Il faudrait inventer un nouveau système de fermeture, car le système actuel est très inconfortable et compliqué!»

Le style de Lavinia: bordeaux avec un max de dentelle.

Histoire

Le soutien-gorge en cinq dates

1914: depuis une dizaine d’années, les modèles de corsets et brassières ne cessent de rétrécir. En 1913, la couturière Mary Phelps Jacob invente un vêtement qui sépare les deux seins. L’année
suivante, le brevet est déposé et revendu à l’entreprise Warner Brothers Corset Company, qui peut commencer la production en série.
1918: le soutien-gorge reçoit un coup de pouce inattendu. En pleine Première Guerre mondiale, les métaux sont réquisitionnés et les étoffes se raréfient. Les corsets à baleine ne peuvent plus être fabriqués, les femmes se tournent donc vers le soutien-gorge. Les tissus se diversifient: lin, soie, mousseline…
1932: révolution au balcon, le soutien-gorge se voit attribuer des lettres A, B, C ou même D, s’adaptant d’un coup à toutes les morphologies. Les bretelles peuvent désormais être ajustées, la dentelle apparaît. Rien ne semble plus pouvoir contester son hégémonie au rayon des  sous-vêtements.
1969: le soutien-gorge, devenu objet sexuel, irrite la nouvelle génération de femmes, qui
n’hésite pas à le brûler en signe de protestation. En pleine élection de Miss America, des centaines de féministes ôtent le leur, perçu comme instrument de torture. Afin de contrer leurs pertes, les fabricants mettent en vente des modèles moins sophistiqués et plus discrets.
2010: toujours pas de consensus mondial autour du soutien-gorge. En Somalie, un groupe islamiste fouette les femmes qui en portent.
La même année, une avocate américaine se voit refoulée à l’entrée d’une prison parce qu’elle n’en portait pas (après l’avoir ôté car il sonnait au portique de sécurité). Des scientifiques envisagent une corrélation entre le sous-vêtement et l’augmentation du cancer du sein.

Entretien

Gare aux dégâts

La machine à laver n’est pas l’amie des soutiens-gorges, encore moins à des températures élevées. Idéalement, il faudrait nettoyer ses sous-vêtements à la main, à l’eau tiède, et les suspendre pour les sécher. Si vous optez pour un passage en machine, mettez-les dans un petit filet qui empêchera leurs agrafes de s’accrocher à d’autres habits. En aucun cas on utilisera le sèche-linge!

La bonne taille

Choisir le sien

La taille: le plus important, au moment de choisir son soutien-gorge, est de mesurer son tour de dos, juste en dessous des seins.
En arrondissant à 5 cm au-dessus, vous obtenez le premier chiffre (75, 80, 85, etc.). Si vous êtes entre deux, visez la taille supérieure.
Le bonnet: il est en relation avec la taille. Mesurez votre tour de poitrine là où elle est le plus importante. Avec ces deux données, utilisez la grille de conversion disponible dans les magasins et sur Internet.
La structure: deux tiers des soutiens-gorges vendus aux Etats-Unis contiennent des baleines en métal
ou plastique. Comme les bretelles se détendent avec le temps, il faut les fermer avec les agrafes les plus larges à l’essayage.
La forme: fermeture devant ou derrière, soutien-gorge de sport ou minimaliste sous une robe de soirée, il faut le choisir en fonction de l’occasion.
L’étoffe: là aussi, l’occasion fait le larron. Dentelle, soie, ou choisi au plus confortable, à chacune de décider.

Actuel

Des goûts et des couleurs

Soutien-gorge Nulu

Différents coloris, avec ou sans dentelle, 24 fr. 95 pièce.

Soutien-gorge push-up

Tour de dos en dentelle, 34 fr. 95.

Camisoles Nulu

Différents coloris, 19 fr. 95 pièce.

Soutien-gorge à armature

Dentelle, 29 fr. 95..



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Tous ces modèles Nulu sont disponibles chez Coop City.

www.triumph.ch

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Mélanie Haab

Rédactrice

Texte: Mélanie Haab

Illustrations: Rahel Eisenring

Photo:
Philipp Zinniker
Publication:
lundi 25.08.2014, 11:30 heure



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