1 von 10


Adonis flamme (adonis flammea): statut en danger. Elle aime le chaud et se plaît dans les cultures céréalières. En Suisse, on ne la trouve qu’en Valais, notamment au jardin botanique d’Erschmatt.

Sabot de Vénus (cypripedium calceolus): statut vulnérable. Victime du succès de sa fleur en forme de chaussure, cette plante a souvent été déracinée pour être installée chez les privés. En outre, elle souffre de l’intensification de l’exploitation forestière. Jardin botanique de Grüningen (ZH).

Saxifrage bouc (saxifraga hirculus): statut au bord de l’extinction. On ne trouve cette plante de marais plus qu’au Marchairuz à l’état sauvage. Les jardins botaniques vaudois en conservent environ 2000 graines et tentent de la réintroduire au marais des Trélasses, dans le Jura vaudois.

Nénuphar nain (nuphar pumila): statut en danger. Originaire d’Eurosibérie, cette plante s’épanouit dans les milieux pauvres en nutriments. 16 pousses ont été réintroduites avec succès entre 2003 et 2005. Le jardin botanique de l’Université de Fribourg la cultive au lac des Joncs.

Saxifrage bouc (saxifraga hirculus): statut au bord de l’extinction. On ne trouve cette plante de marais plus qu’au Marchairuz à l’état sauvage. Les jardins botaniques vaudois en conservent environ 2000 graines et tentent de la réintroduire au marais des Trélasses, dans le Jura vaudois.

Pulsatille des Alpes (pulsatilla alpina s.str.): statut non menacé. Reconnaissable à sa fleur blanche aux reflets bleutés à l’extérieur, elle est protégée dans plusieurs cantons, dont le canton de Vaud, qui a délégué sa surveillance au jardin alpin La Rambertia, aux Rochers-de-Naye.

Aloe helenae (Aloe helenae): statut au bord de l’extinction. Cette plante malgache de 4 mètres de haut existe en deux exemplaires dans la collection de succulents de Zurich, mais suite à la destruction de son milieu naturel, l’Union internationale pour la conservation de la nature tire la sonnette d’alarme.

Ail anguleux (allium angulosum): statut vulnérable. Originaire d’Eurasie, cette variété d’ail est en train d’être réintroduite au Bois de Finges et dans les marais d’Ardon. A voir au jardin botanique alpin La Linnaea, Bourg-St-Pierre (VS).

Narcisse à fleurs rayonnantes (Narcissus radiiflorus): statut potentiellement menacé. Cette fleur aime les prairies de montagne, notamment des préalpes et de la Haute-Ajoie. Elle a presque disparu il y a moins de 30 ans à cause de la culture intensive et de la cueillette. Le jardin botanique de Porrentruy Jurassica s’active aujourd’hui à multiplier les semences. 

Tulipe sauvage (tulipa sylvestris): statut vulnérable. Cette géante peut mesurer jusqu’à 50 cm et ne porte une seule fleur jaune doré composée de six pétales. Elle subsiste encore de manière dispersée sur des sols argileux calcaires en Romandie. Le jardin botanique de Neuchâtel y veille, au vallon de l’Ermitage.

Ces plantes 
sont en danger

Biodiversité Saviez-vous que 28% de la flore suisse se trouve sur la liste 
rouge des espèces menacées? Les Jardins botaniques suisses tirent 
la sonnette d’alarme et présentent les dernières de leur espèce.

François Felber, 
directeur des Musée et Jardins botaniques du canton de Vaud

François Felber, 
directeur des Musée et Jardins botaniques du canton de Vaud
http://www.cooperation.ch/Ces+plantes+_sont+en+danger François Felber, 
directeur des Musée et Jardins botaniques du canton de Vaud

La visite d’un jardin botanique pourrait bientôt s’apparenter à la visite d’un zoo. En effet, pas moins de 725 plantes, soit un tiers de la flore suisse, sont aujourd’hui menacées. Si on y ajoute les espèces «potentiellement menacées», c’est minuit moins une dans les prairies sauvages helvètes, selon la liste rouge publiée par l’Office fédéral de l’Environnement et le centre national de données et d’informations sur la flore de Suisse (Info Flora).
Cinquante-cinq espèces ont d’ores et déjà disparu. En cause, la destruction des milieux naturels et la diminution de la qualité écologique. Pire, la situation s’est légèrement dégradée depuis le recensement de 2002.
Devant ce constat, les 21 jardins et collections botaniques de Suisse ont uni leurs forces pour une action concertée: chacun présente au public deux plantes pour lesquelles un travail de conservation est en cours, dans le cadre de la manifestation Botanica qui a pour motto cette année «Les dernières de leur espèce» (lire plus bas). «Nous souhaitons mettre en valeur les programmes de conservation. C’est une problématique urgente, il faut l’expliquer au public, le convaincre de respecter la nature. Une plante non répertoriée disparaît sans laisser de traces», souligne François Felber, directeur des Musée et Jardins botaniques cantonaux vaudois. Le but: sauvegarder la totalité de la biodiversité.
Pour cela, le public est mis à contribution. D’abord en apprenant le respect de la nature, en renonçant à cueillir n’importe quelle jolie fleur, mais aussi en indiquant la présence d’une plante quelque part, par exemple via le carnet en ligne d’Info Flora ou ses applications mobiles FlorApp et InvasivApp pour la saisie d’observations sur place.

«

Une plante non répertoriée disparaît sans laisser 
de traces»

François Felber, 
directeur des Musée et Jardins botaniques du canton de Vaud

Plantes indigènes au congélateur

Le travail des jardins botaniques consiste, d’une part, à renforcer les populations là où l’on constate une forte diminution, d’autre part, à réintroduire les plantes disparues dans leur milieu d’origine et, troisièmement, à assurer un suivi en mettant constamment à jour l’inventaire. «Nous avons une grande responsabilité pour les espèces uniquement suisses, dit François Felber. Un peu moindre pour celles qui existent aussi dans les pays voisins.»
Depuis seize ans, les cantons romands définissent les espèces pour lesquelles un plan d’action commun s’avère nécessaire. Au Conservatoire et Jardin botaniques de Genève, une banque de graines pour les plantes sauvages indigènes centralise la sauvegarde. L’exposition «Graines pour le futur», à Pont-de-Nant (VD) et Lausanne, revient sur le rôle clé de ces banques de gènes dans la conservation de la biodiversité. «La sauvegarde est d’autant plus nécessaire qu’on ne sait pas encore quel usage pourra être fait de ces plantes à l’avenir», indique le directeur. Actuellement, des recherches sont menées pour trouver une alternative au caoutchouc, avec la dent-de-lion de Russie. Les laboratoires médicaux et pharmaceutiques testent, eux aussi, en permanence les propriétés de nouveaux végétaux.

Info Flora
Expo Graines pour le futur

Botanica

La fête des fleurs
Du 17 juin au 16 juillet prochains, plus de cent manifestations auront lieu dans les 21 jardins et collections botaniques de tout le pays, dont 12 en Suisse romande.
Visites guidées, mais aussi ateliers de teinture, concerts, programmes pour les enfants permettront d’en savoir plus sur le travail de conservation effectué par les collectivités. Cette année, la manifestation est placée sous le thème «Les dernières de leur espèce».
Une édition mise à jour du «Guide des jardins et des plantes» sera publiée à cette occasion pour présenter 44 plantes sauvages menacées.

Programme complet

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.










Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Mélanie Haab

Rédactrice

Photo:
DR
Publication:
lundi 29.05.2017, 13:07 heure



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?