La maternité a épanoui Christina Surer. Mais il lui a fallu du temps pour s’habituer à son nouveau rôle, loin de sa carrière de sportive.

Championne de maman

Fête des mères La coureuse automobile Christina Surer est devenue maman il y a deux ans. À nouveau enceinte, elle se confie sur ses nouvelles responsabilités, à quelques semaines de l’accouchement.

Le premier mot et les premiers pas de bébé restent gravés dans la mémoire d’une mère. Les fleurs aussi, parfois: «Lorsque ma fille Emily Grace est venue m’apporter un bouquet au lit pour la Fête des mères l’année dernière, j’étais émue aux larmes», se remémore Christina Surer (41 ans). «Bien sûr, c’est mon mari qui en a eu l’idée, mais je n’oublierai jamais cet instant d’émotion.»
La coureuse automobile a toujours souhaité avoir des enfants. Un ou deux, de préférence entre 30 et 35 ans. Les choses auront pris un peu plus de temps que prévu. Elle avait 39 ans à la naissance de sa première fille.

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Deuxième enfant en approche

Le bébé numéro deux, dont le sexe reste un secret bien gardé, débarquera dans un mois environ. «Personne ne m’a jamais fait la réflexion que j’étais trop âgée pour avoir des enfants», raconte-t-elle chez elle à Rosenheim, en Allemagne.
Cette Bâloise de naissance – qui a eu une carrière sportive internationale – nous confie pourquoi elle n’a pas pu suivre son plan initial: «Ce n’était pas le bon moment et sans doute pas le bon partenaire. Mais quand j’ai fait la connaissance de Martin Tomczyk (ndlr: pilote automobile allemand), j’ai tout de suite su que c’était avec lui que je voulais concrétiser le rêve de fonder une famille.» L’horloge biologique tourne. «Pour les femmes, il y a clairement une limite. Si l’on souhaite fonder une famille, aucun compromis n’est possible.»
La vie de Christina Surer est bien remplie. En 1993, cette assistante médicale de formation hume pour la première fois l’air des plateaux en participant à l’élection de Miss Suisse. Plus tard, elle prend le départ de courses de rallye, poursuit une carrière de mannequin pendant vingt ans – qui l’amènera à poser pour Playboy – et constitue une invitée et une présentatrice de choix dans plusieurs émissions de télévision. Elle ajoute plusieurs cordes à son arc en tant que commentatrice d’événements sportifs et ambassadrice de la Croix-Rouge suisse.

Depuis qu’elle est maman, Christina Surer se sent perçue autrement: «Je ne suis plus juste la fille qui tourne en rond sur des circuits.»

La fonceuse devient vulnérable

Malgré le succès de sa carrière, ce n’est qu’à la naissance d’Emily qu’elle s’est sentie pleinement épanouie. Et qu’elle est devenue vulnérable. «Moi qui suis une fonceuse qui n’a pas froid aux yeux, j’éprouvais pour la première fois l’appréhension d’une perte possible», raconte Christina Surer en se remémorant sa nouvelle situation de jeune maman.
«J’ai eu brutalement conscience du bien précieux que je tenais dans les bras – et que je pouvais perdre. Au début, ce sentiment nouveau m’a rendue très faible.»
Dans les premiers temps, le rôle de mère est tout à fait inhabituel pour la pilote. «Personne n’applaudit quand la journée a été difficile. Et personne ne s’extasie quand on s’en est sortie. Comme pilote de course, j’avais l’habitude qu’il y ait un résultat en fin de journée.»

Emily descend le toboggan sans crainte: «Elle tient de moi son côté casse-cou», assure fièrement sa maman.

Des débuts éreintants

Comme les autres mamans, elle n’a plus eu assez de temps pour s’occuper d’elle: «On est en mode veille 24 heures sur 24, on n’a pas le temps de manger et on souffre d’un manque de sommeil chronique quand bébé doit téter toutes les trois heures. Et si ma belle-mère n’avait pas fait la cuisine pendant cette période, je serais sans doute morte de faim», raconte Christina, amusée.
Son sourire qui ne l’a jamais quittée, pas même au début, lorsque l’énergie fond comme neige au soleil: «J’étais crevée. Mais il suffit que son enfant sourie pour que l’on reparte!»

«

Jʼai soudain eu conscience du bien précieux qui était dans mes bras »

Christina Surer, mère de famille

Dès le début, elle a pu compter sur l’aide précieuse de son époux. Pendant les premiers temps, la jeune maman avait du mal à lui laisser Emily, mais depuis, tous deux forment une équipe soudée. «Quand tout est encore tout frais, on ne fait peut-être pas assez confiance aux hommes. Mais ils ne sont pas bêtes!» s’exclame Christina Surer avec énergie. «C’est Martin qui a vaillamment changé les cent premières couches.»

Papa a démontré ses qualités

Parce que son pilote de mari Martin Tomczyk (33 ans) a su démontrer ses qualités de papa, un nouveau bébé arrivera en juin. Sans doute aussi parce que Christina ne peut pas imaginer mieux pour son bonheur familial et pour sa fille. «Entre frères et sœurs, on apprend à partager, à s’entraider, à se disputer et à se montrer responsable.» Elle sait de quoi elle parle: elle a deux sœurs et un frère, qui se réjouissent sereinement de faire la connaissance de leur futur nouveau neveu ou nouvelle nièce.
Comme eux, Christina est devenue zen: «Certaines choses ne me paraissent plus aussi dramatiques que pour mon premier enfant. Je ne passerai par exemple plus une semaine à chercher la parfaite bouillie de carotte en qualité bio…»

Premiers pas: «C’est à ce moment que j’ai acheté ces jolies chaussures à Emily.»

L’esprit de compétition ne l’a pas gagnée en tant que maman: «Je donne toujours le meilleur de moi-même, ce qu’on pense de moi m’est indifférent.» Si elle n’a pas le temps un jour de préparer une pâtisserie pour un anniversaire, tant pis, elle n’en fait pas une maladie… Et elle écoute sans y prêter attention les rengaines des autres mamans: «On m’a déjà dit des dizaines de fois que je devais profiter du temps avec ma fille, car il passe trop vite.» Elle a du mal à comprendre cette mélancolie. «La lenteur n’a jamais fait partie de ma vie. Le rythme de croissance d’Emily me convient parfaitement. Et puis c’est super de pouvoir faire avec elle des choses très différentes de l’année dernière! Je retrouve ainsi une certaine liberté.» De la liberté? Elle ne voulait pas en entendre parler au début! «Martin devait littéralement me traîner hors de la maison. Sans ma fille, j’avais l’impression d’oublier un bras ou une jambe.» Elle voulait tout faire à la perfection: «J’ai tenu un journal de grossesse et feuilleté des tonnes de guides. Pourtant chaque mère et chaque enfant sont différents. Il n’y a pas de recette miracle. Ni avant, ni après l’accouchement.» Elle se surprend à faire parfois les mêmes choses que ses parents autrefois et qu’elle détestait. «J’avais horreur qu’ils m’enlèvent quelque chose sur le visage en me frottant avec de la salive», grimace-t-elle. Elle n’agit pourtant pas autrement avec Emily!

«

La lenteur nʼa jamais fait partie de ma vie»

Christina Surer

Dimanche, la fillette fera irruption dans la chambre de sa maman pour lui dire bonne fête. Avec des fleurs? «Je ne sais pas encore. Pas besoin de cadeau: c’est l’intention qui compte», estime Christina Surer, pour qui le 10 mai est une date importante. «Petite déjà, c’était un jour spécial pour moi. Encore plus aujourd’hui que je suis maman.»
C’est seulement avec l’arrivée d’Emily qu’elle a réalisé tout ce que son père et sa mère ont fait pour elle. Par exemple lorsqu’ils se rendaient une fois de plus à l’hôpital parce que la petite Christina avait encore joué les casse-cou. «On voit ses parents sous un nouveau jour lorsque l’on assume à son tour cette responsabilité. Ce constat apporte à notre relation une nouvelle profondeur, différente.»

Daniela Holenstein (43 ans), maman de quatre enfants, donne des cours aux nouveaux parents.

Daniela Holenstein (43 ans), maman de quatre enfants, donne des cours aux nouveaux parents.
Daniela Holenstein (43 ans), maman de quatre enfants, donne des cours aux nouveaux parents.

Certaines jeunes mamans ont du mal à quitter bébé après un congé maternité, à la reprise du travail: normal?
Oui. L’enfant construit une relation avec sa mère qui atteint son apogée sur le plan de la symbiose entre ses 6 et ses 8 mois. Cette phase où la sensibilité est à vif servira de socle à toutes les relations que l’enfant nouera par la suite.

Pendant cette période, les papas ont le second rôle. Jalousie de mise?
Il est frustrant pour un homme que le bébé se mette à crier avec lui alors qu’il est calme avec sa maman. Le comportement des papas n’est pourtant pas en cause. En tenant bon, ils finiront par être récompensés. Ils seront un jour portés aux nues par leur enfant!

Difficile donc pour les deux parents…
Effectivement. Souvent, les couples ne savent pas bien ce qui les attend avec un enfant. Ils suivent certes un cours de préparation à la naissance mais, souvent, la question des valeurs ou de ce qu’ils souhaitent transmettre à leurs enfants n’est pas discutée au sein du couple. À mon avis, c’est nécessaire.

Comment aider les hommes?
En les laissant faire autant de sport que souhaité. S’ils ne se dépensent pas assez, leur humeur s’en ressent.

Comment une maman à plein temps doit-elle s’y prendre pour rester de bonne humeur?
En se créant une oasis de détente une fois par semaine. Elle a aussi besoin d’une pause vis-à-vis de son enfant. Il est essentiel de garder un équilibre pendant cette phase exigeante de la vie.

Quatre personnalités romandes prennent la plume

La judoka morgienne Tamara Silva (20 ans) avec sa maman Liliana.

La judoka morgienne Tamara Silva (20 ans) avec sa maman Liliana.
La judoka morgienne Tamara Silva (20 ans) avec sa maman Liliana.

Une photo souvenir de l’humoriste lausannois Thomas Wiesel avec sa maman Carmen, décédée en 2010. C’était en 2007: il avait 18 ans.

Une photo souvenir de l’humoriste lausannois Thomas Wiesel avec sa maman Carmen, décédée en 2010. C’était en 2007: il avait 18 ans.
Une photo souvenir de l’humoriste lausannois Thomas Wiesel avec sa maman Carmen, décédée en 2010. C’était en 2007: il avait 18 ans.

Le comédien, auteur et magicien veveysan Pierric Thenthorey (33 ans) avec sa maman Danielle.

Le comédien, auteur et magicien veveysan Pierric Thenthorey (33 ans) avec sa maman Danielle.
Le comédien, auteur et magicien veveysan Pierric Thenthorey (33 ans) avec sa maman Danielle.

L’artiste de Boncourt (JU) Rachel Monnat (35 ans), avec sa maman Sylviane.

L’artiste de Boncourt (JU) Rachel Monnat (35 ans), avec sa maman Sylviane.
L’artiste de Boncourt (JU) Rachel Monnat (35 ans), avec sa maman Sylviane.

Une fête née d’un hommage

De nombreux pays – comme la Suisse, l’Italie, l’Allemagne ou les États-Unis – feront honneur aux mamans ce 10 mai. Les dates de cette fête varient à travers le monde: en Pologne, ce sera le 26 mai, en France le 31 mai, en Mongolie le 1er juin, en Thaïlande le 12 août.
Si les Grecs et les Romains célébraient déjà celles qui donnent la vie, la Fête des mères moderne doit sa naissance à l’Américaine Anna Marie Jarvis, qui l’a initiée en 1907 en souvenir de sa propre maman. Cette dernière, génitrice de onze enfants, avait souhaité de son vivant que toutes les mères aient droit à une célébration.
Anna Marie Jarvis avait choisi l’œillet pour rendre hommage à sa mère. Établie dans tous les États-Unis depuis 1914 grâce à elle, la Fête des mères a vite engendré une commercialisation. L’Américaine s’est battue toute sa vie contre cette tendance.
Importée en Europe par les soldats américains à la fin de la Première Guerre mondiale, la Fête des mères s’est ancrée en Suisse à partir des années 1930.  

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Photo:
Heiner H. Schmitt, SP
Publication:
lundi 04.05.2015, 16:00 heure



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