Charlotte Gabris à Paris où elle habite depuis neuf ans.

Charlotte Gabris: «J’ai toujours envie d’une fondue»

Cinéma La jeune Lausannoise, Charlotte Gabris, est à l’affiche de «Baby-sitting 2». Elle nous parle de sa vie de femme et d’actrice, de ses projets et de la Suisse.

Donner rendez-vous à Paris dans un café à deux pas de la place de la République qui déborde de fleurs, de bougies et de policiers, après les tueries du 13 novembre, c’est un acte de résistance contre la peur?
J’ai été bouleversée par ce qui s’est passé. Mais j’habite tout près. Après avoir déménagé une dizaine de fois depuis que je suis arrivée à Paris il y a neuf ans – déjà neuf ans – j’ai trouvé l’endroit qui me plaît, près du canal Saint-Martin. Je me sens bien dans ce quartier.

À l’avant-première de «Babysitting 2» il y a quelques jours, vous faisiez partie des VIP sur le tapis rouge?
Oui! J’aime bien les avant-premières. Surtout quand je fais partie des rôles qu’on voit! Mon personnage de petite amie vulgaire de l’un des héros a tellement plu aux deux réalisateurs de Babysitting 1, Philippe Lacheau et Nicolas Benamou, qu’ils l’ont développé pour Babysitting 2. J’ai obtenu deux mois de tournage. Je ne m’y attendais pas.

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Comment l’expliquez-vous?
Pour le Babysitting 1, les réalisateurs, qui m’avaient remarquée sur scène, m’avaient confié un tout petit rôle, à peine une apparition. Mais je m’y suis préparée comme s’il s’agissait du rôle principal: j’ai écrit deux pages de propositions sur mes attitudes, mes reparties, mes vêtements. Ça leur a plu et cela m’a valu deux scènes. À la fin du tournage, ils m’ont dit qu’ils avaient été convaincus par mon personnage et qu’il ferait partie du «2». Donc, ce rôle, je l’ai mérité en fournissant au départ plus de travail que ce qu’on me demandait.

Quel bon souvenir garderez-vous de ce tournage?
Avoir travaillé avec Christian Clavier. J’ai beaucoup appris à le regarder. C’est un acteur disponible et généreux. Il propose toujours quelque chose en plus de ce qui était prévu. Il aide ses partenaires et leur donne la réplique même lorsqu’il n’a pas la caméra sur lui. Il rigole entre les prises mais dès que ça tourne, il est aussitôt concentré, avec l’œil qui pétille. Il est impressionnant.

«Chaque année, mon calendrier Kinder!»

«Chaque année, mon calendrier Kinder!»
«Chaque année, mon calendrier Kinder!»

Qu’est-ce qui vous a amenée à Paris?
Un petit drame personnel. Avoir raté l’entrée à la Manufacture de Lausanne au deuxième tour. Maintenant je me dis que c’était une chance. Quand je me retourne, je me dis que j’ai eu pas mal de chance. Même si le succès n’est pas venu tout de suite: cela fait huit ans que je pratique ce métier! Il a fallu que je sois persévérante. Mais j’ai rencontré des gens qui m’ont tendu la main. Comme Michel Drucker qui m’a confié une chronique trois fois par semaine pendant deux ans dans son émission de radio. Ou les réalisateurs de Babysitting. Ça me plairait de reproduire la même chose plus tard, avec des jeunes.

Vos parents vous ont-ils élevée avec le fameux mantra: «Passe ton bac d’abord»?
Bien sûr! À 15 ans, sûre de devenir comédienne, je ne voulais plus aller au gymnase. Finalement, j’ai adoré le gymnase. C’était à la Cité, à Lausanne, et j’y ai passé trois années superbes pour lesquelles il m’arrive d’avoir de la nostalgie. Qui l’aurait cru? Je me souviens notamment de mon professeur de français, l’écrivain Jacques-Etienne Bovard, qui nous a fait lire des livres importants. Après mon bac, mes parents auraient voulu que j’aille à l’uni, mais là, j’ai dit «ça suffit!» À quoi bon faire des études pour faire des études, quand on a un projet professionnel précis en tête?

«Je me jette sur les chips au paprika en Suisse»

«Je me jette sur les chips au paprika en Suisse»
«Je me jette sur les chips au paprika en Suisse»

Vous aimez revenir en Suisse?
J’essaie d’y aller tous les deux mois pour voir mon grand frère, mes parents, mes amis du gymnase, d’enfance… D’ailleurs, je les embête, car j’ai toujours envie de manger de la fondue! Quand je pense à la Suisse, deux lieux me viennent en tête. La plage de Lutry et Verbier. Je suis très attachée à Verbier, au panorama des montagnes. Je ne suis pas marcheuse, quand j’étais petite, je n’aimais que pique-niquer. En revanche, je suis snowboardeuse et j’adore les after-ski!

Quels sont vos projets?
D’abord, je vais venir en Suisse passer Noël dans ma famille; j’irai sûrement faire un tour au marché de Noël de Montreux et y acheter des têtes de choco. J’adore manger! Heureusement que je fais du sport pour compenser! Je me réjouis de voir le prochain film de Nicolas Benamou, À fond, qui sortira l’été prochain, où je joue un rôle de gothique introvertie aux côtés de deux monstres sacrés, André Dussollier et José Garcia. C’est un huis clos dans une voiture qui se passe en Macédoine.
Et puis j’aimerais adopter un chien. J’ai grandi avec des chiens et ne plus en avoir me manque. Je pencherais pour un shiba, c’est joli comme un renard.

«

J’aime faire exister des personnages. Pour toucher les gens»

4 dates dans la vie de l’actrice

1987 Elle naît à Lausanne. Son père est Américano-Hongrois, sa mère, Allemande.

2005 Elle écrit et joue, à Lausanne, son premier spectacle «J’en ai marre». Elle n’a que 18 ans.

2006 Arrivée à Paris, où elle est vite remarquée. Ses talents de comique se déploient à la TV, sur Europe 1.

2015 Elle tient son premier vrai rôle au cinéma dans «Babysitting 2», en salle depuis début décembre.

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Texte: Véronique Châtel, Paris

Photo: Cynthia Frebour

Publication:
lundi 07.12.2015, 14:45 heure



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