Les marrons chauds sont indissociables de la saison froide.

La châtaigne: chauds les marrons

Si le fruit du châtaignier porte bien le nom de châtaigne lors de la récolte, il devient marron aussitôt cuisiné.

Au four, à la poêle, sur les braises d’un feu de cheminée, les marrons réchauffent les cœurs et les estomacs.
Lorsqu’un fruit tombe d’un châtaignier et que sa bogue renferme deux à cinq amandes, il s’agit de châtaignes. Cependant, afin notamment de fournir aux confiseurs de beaux et gros fruits, certaines variétés de châtaigniers ont été améliorées pour que leur bogue ne contienne plus qu’un fruit unique. On parle alors de marron, bien qu’il s’agisse d’une châtaigne!
Un glissement de langage qui s’explique sans doute par le fait que le marronnier d’Inde, précisément, produit des fruits non cloisonnés qui ne contiennent qu’une seule amande, plus grosse, mais… impropre à la consommation, voire toxique. Il sert essentiellement de nourriture pour les cochons.
On distingue la châtaigne du marron à sa bogue: celle de la châtaigne est brune lorsque le fruit est mûr, et couverte de fins piquants, tandis que celle du marron d’Inde est lisse et hérissée de pointes.
Même si le langage courant parle de crème de marron ou de marron glacé, il s’agit en réalité de châtaigne. Il en va de même pour les fameux Chauds, les marrons, chauds! Sans parler des vermicelles qui, sous forme de gâteau ou de tartelettes, font le bonheur de plus d’un bec à sucre. Coup de pompe de 16 h, vague à l’âme quand le dimanche «fout le camp» sans crier gare, estomac criant famine: tous les prétextes sont bons pour apprécier à leur juste valeur ces pâtisseries de saison.

Marie-Thérèse Page Pinto

Rédactrice

Photo:
Ferdinando Godenzi
Styling:
Marianne Ettlin
Publication:
lundi 14.10.2013, 00:00 heure