Christian Binggeli, un président heureux.

Christian Binggeli: «On a redonné Xamax aux Neuchâtelois!»

Foot Christian Binggeli préside Neuchâtel Xamax FCS depuis trois ans avec succès. Le club est en passe
de retrouver l’élite après le purgatoire.

«

Je suis comme un père pour les joueurs!»

Passionné de vélo, Christian Binggeli a troqué la petite reine  pour le ballon rond. Celui qui a repris un club moribond après la spectaculaire faillite de 2012 est en passe de réussir un pari fou: Neuchâtel Xamax FCS va célébrer une 3e promotion en trois ans et retrouver la Challenge League! Le dynamique président restera aux commandes. Rencontre au stade de la Maladière, à Neuchâtel, antre des «rouge et noir».

Abonnez-vous ici à la newsletter pour suivre l'actualité de Coopération

Xamax est presque en Challenge League et va fêter une 3e promotion d’affilée. Quelle est votre recette?
Mettez bien le presque! Ce n’est pas uniquement la recette du président. C’est la recette d’un comité. C’est une sorte de consécration grâce à toutes les personnes qui aiment Xamax. Le public, les joueurs, le staff et tous les bénévoles qui s’engagent pour le club. On a essayé de redonner le club au canton. C’était vraiment une de mes priorités. Insister pour que les gens viennent voir leur Xamax à eux. Ce n’est pas le Xamax d’un tel. C’est ce que je ne voulais surtout plus.

Comment allez-vous fêter la promotion?
C’est un moment tellement émouvant. J’aimerais associer le public, que ce stade soit rempli. Que les joueurs profitent de l’instant. J’aurai des joueurs qui auront réalisé trois ascensions. Si en Challenge League, on connaît un départ plus difficile, j’ai envie de dire au public, souvenez-vous de ce qui se passe car il y a trois ans, on était au creux de la vague… Ne crachez jamais sur ce qui a été fait!

Sa montre aux couleurs de Xamax.

Comment avez-vous vécu la faillite du club sous l’ère Chagaev?
Le 26 janvier 2012, j’ai beaucoup pleuré. Comme tout le canton de Neuchâtel. C’était comme quand vous perdez quelqu’un que vous aimez bien.

Qu’est-ce que Xamax représente pour le canton?
Quand Xamax gagne, le canton va bien! Ces temps, on a besoin que Xamax gagne. On parle beaucoup du canton mais pas toujours en bien. On le voit avec l’hôpital, avec les politiciens.
L’affaire Legrix, l’affaire Monnard. On est un peu ridicule vis-à-vis des autres cantons. On était un canton qui était toujours en avant. Nous avions des politiciens qui avaient vraiment une aura. La faillite de Xamax, l’âge avancé de Monsieur Facchinetti… Le canton a pris un coup de boule. Lors des finales, il y avait des klaxons à Neuchâtel. On a reconquis le cœur du public. C’est une fierté, on a redonné Xamax aux Neuchâtelois!

Ses clefs pour accéder à l’ensemble du stade

Vous dirigez une société spécialisée dans le matériel technique pour les cabinets dentaires. D’où vous vient votre passion pour le football?
J’ai toujours suivi Xamax! J’habitais Serrières. J’ai vu Xamax débuter en première ligue sur le terrain de Serrières. J’avais 12 ans. Dès ce jour, j’ai aimé ce club et j’ai suivi l’équipe. J’ai calqué mes vacances en fonction du championnat!

Vous avez joué au football?
Oui, mais j’étais un très petit joueur. J’ai joué à Serrières car ceux qui allaient à Xamax étaient bons! J’ai joué en 5e ligue  à Lignières (NE) mais on était plutôt une bande de copains. Mon parcours footbalistique est très mauvais… (rires)


Neuchâtel Xamax FCS: campagne d’abonnement.

Quelle place prend la famille dans votre vie?
Mon fils Gregory est vice-président et responsable du marketing. C’est extraordinaire de faire quelque chose avec son fils. Avec sa sœur, je les ai toujours emmenés voir Xamax. Ma fille n’a pas trop aimé mais mon fils a adoré, il avait les gènes du papa. Au niveau famille, Xamax prend une énorme part. Je concilie les deux. J’ai aussi un petit bébé. Ça nous a encore plus soudés.

Quel type de relations entretenez-vous avec les joueurs et l’entraîneur?
Je suis le papa! Une fois que l’arbitre a sifflé la fin du match, je vais tout de suite vers tout le monde, victoire ou défaite… J’essaie d’être régulièrement en contact avec les joueurs. Ils m’appellent beaucoup. Ils ont besoin soit d’un billet, soit d’aide pour du travail. J’essaie vraiment d’avoir un peu ce côté «père».


Fondation Gilbert Facchinetti, secteur formation de Xamax.

Que pensez-vous de la violence dans les stades?
Je pense que le politique a une part de responsabilité. On ne se donne pas les moyens de lutter. On a des lois trop permissives, très mal faites. Les fouilles sont trop laxistes. Les gens ne risquent rien. On devrait pouvoir enfermer les hooligans jusqu’au lundi et après les ramener à leur patron! Je ne comprends pas pourquoi dans des pays comme l’Angleterre on est arrivé à canaliser tout ça et pas chez nous. Après le dernier match entre Bâle et Zurich, un train a été à moitié détruit. Je trouve ça dramatique.

Comment se passe le travail avec votre comité?
Super bien! Tout le monde fait un boulot extraordinaire. On a une charge de travail énorme mais tout le monde est heureux. Ça a renforcé notre amitié. On n’a jamais eu de dispute. Nous avons créé quelque chose de fabuleux.

Qu’est-ce que le foot peut apporter à la jeunesse?
Il y a un important mouvement junior avec plus de 400 jeunes footballeurs. Avec Xamax en Challenge League, les jeunes ont une motivation. Actuellement, les bons joueurs, YB et Bâle viennent les chercher… Il faut se bagarrer pour les retenir. Nous n’avons pas une vitrine footballistique comme Young Boys ou Bâle.


Promotion de Neuchâtel Xamax en Promotion League contre Baden.

Est-ce que vous avez des loisirs?
Je suis un passionné de vélo. J’adore ça. Avant de reprendre Xamax, je faisais 10 000 km par an. Je pense que l’année passée, si j’ai fait 80 km, c’est le maximum! Mon loisir, c’est Xamax maintenant.

Un joueur qui vous a fait rêver?
Hermann, Stielike. Ils m’ont fait rêver sous les couleurs de Xamax! Plus qu’Eusebio ou Pelé que j’ai aussi vu jouer.

Quel footballeur actuel aimeriez-vous voir jouer pour Xamax?
Messi et Suarez. Ils m’ont épaté cette semaine. Je me disais que ça serait magnifique de les voir jouer à la Maladière!

4 dates dans la vie d'un président

1953 Naissance à Neuchâtel. Il suit le club de football dès son plus jeune âge.

2012 Faillite: Xamax est relégué en 2e ligue interrégionale. Christian Binggeli reprend le club.

2013 Naissance de sa fille Julie. Le président de Xamax est aussi le père d’Alexandra et Gregory, déjà adultes.

2015 Xamax va accéder à la Challenge League. Le budget sera doublé et passera à 2,6 millions.

Commentaires (0)

Merci pour votre commentaire

Ce commentaire comprend-il des contenus douteux?

Le texte va être contrôlé et éventuellement adapté ou bloqué.

Votre commentaire

Vous n'avez pas encore écrit de commentaire!

Ce champ doit être complété. Merci.

Champ obligatoire
Ce champ doit être complété. Merci.





Veuillez recopier le code de sécurité:

$springMacroRequestContext.getMessage($code, $text)






Merci de prendre connaissance de notre charte et ne manquez de respect à personne!

Basile Weber

Rédacteur

Photo:
Nicolas de Neve
Publication:
lundi 27.04.2015, 14:40 heure



Login mit Coopzeitung-Profil

Fermer
Fehlertext für Eingabe

Fehlertext für Eingabe

Mot de passe oublié?