Comme Barack Obama, 97% des scientifiques admettent que la planète subit un réchauffement climatique et que l’homme en est responsable.

Climat: c’est le moment d’agir

CO2 L’ONU va prendre le taureau par les cornes au sommet international sur le climat qui aura lieu fin 2015. En prélude de la Conférence, le rassemblement «Live Earth».

Un mois jusqu’au rendez-vous «Live Earth»: le 18 juin sera marqué par un méga-événement musical et médiatique de 24 heures censé «secouer» la planète. Sur tous les continents, des concerts seront organisés pour faire passer le message suivant aux décideurs politiques: «Agissez contre le changement climatique! Maintenant!» Le moment n’a pas été choisi au hasard. En décembre prochain aura lieu la Conférence de Paris sur les changements climatiques, laquelle doit déboucher sur un nouvel accord contraignant pour tous les États.
Les initiateurs de «Live Earth» sont l’ancien vice-président des États-Unis et militant écologiste, Al Gore, le producteur Kevin Wall et le chanteur Pharrell Williams. Soit trois Américains. Ce que l’on peut interpréter comme un signe positif étant donné que les États-Unis viennent actuellement en deuxième place parmi les pays produisant le plus de CO2, selon le dernier rapport de l’agence internationale de l’énergie IEA*. Avec des émissions annuelles de 5,07 milliards de tonnes (2012), ils viennent se ranger derrière la Chine (8,25 mia t), mais largement devant l’Inde (1,95 mia t). À côté, la Suisse fait figure de poids plume avec ses 41,3 millions de tonnes.

* IEA-Report 2014: «CO2 Emissions from Fuel Combustion Highlights»

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Les États-Unis bougent

Le président américain Barack Obama est bien conscient que les États-Unis doivent agir et prendre leurs responsabilités. En 2013, il a présenté un plan d’action pour lutter contre le réchauffement climatique. Ce plan prévoit notamment de réduire radicalement la production de CO2 des centrales au charbon de son pays et d’encourager les énergies renouvelables. Fin mars 2015, le gouvernement américain a enfoncé le clou en étant l’un des premiers à publier ses objectifs de réduction des rejets de gaz à effet de serre en vue de la Conférence de Paris. Cela signifie concrètement que les États-Unis veulent réduire d’ici 2025 leurs rejets de 25 à 28% par rapport à 2005.

«

Aurons-nous le courage d’agir avant qu’il ne soit trop tard?»

Le président des États-Unis Barack Obama lors de la présentation de son plan d’action pour le climat, en 2013 à Washington

Les objectifs de la Suisse

La Suisse a été le premier pays à publier ses objectifs de réduction. Fin février, elle a annoncé vouloir réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici 2030 par rapport à 1990. Pour mémoire: la stratégie de la Confédération prévoit une réduction de 70 à 85% d’ici 2050. Pour y parvenir, il faut que tout le monde y mette du sien. Coop entend apporter sa contribution et veut arriver à la neutralité CO2 en 2023 (voir l’encadré ci-contre). L’avantage pour le détaillant, c’est qu’il est capable de décider et d’agir assez rapidement. Il en va autrement au niveau du pays. Le projet de révision de la loi sur le CO2 devra d’abord être mis en consultation vers le milieu de l’année 2016.
Et aux États-Unis? D’après l’agence Reuters, les Républicains annoncent déjà vouloir s’opposer aux objectifs de réduction annoncés par Barack Obama. Une partie de poker sur le climat dont le monde se passerait bien.

Atmosphère

le CO2 augmente depuis le début de l’industrialisation

Source climate.nasa.gov

Des actes pour le bien-être de tous

www.des-paroles-aux-actes.ch/85
Toutes les paroles aux actes
René Schulte

Rédacteur

Photo:
Keystone, SP
Publication:
lundi 18.05.2015, 14:20 heure

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